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A défaut de sommeil

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Qu’elles sont interminables ces nuits sans sommeil. Je m’en souviens comme si c’était hier. Le silence angoissant, les pleurs de bébé, les multiples réveils. Une seule envie, dormir mais impossible. Impossible parce que bébé est éveillé et qu’il est en pleine forme ou bien parce que le sommeil est introuvable après le ravitaillement nocturne de bébé. Parfois, j’avais l’impression que mon fils avait un radar et qu’il se réveillait à peine j’étais endormie …

Troquer le sommeil

A l’époque, je n’aimais pas rester au lit si j’étais éveillée alors, je me levais et vaquais à mes occupation en attendant que le marchant de sable me fasse signe – Ça vous rappelle quelqu’un ? – Télévision, Internet, livre voire même rangement, repassage, gestion de l’administratif ou de la paperasse et pourquoi pas, cuisiner un bon gâteau pour le lendemain.

Quitte à ne pas dormir, autant que cela serve à quelque chose, n’est ce pas ?

J’ai eu ce comportement pendant des mois. Vous connaissez mon histoire (si ce n’est pas le cas, je la raconte ici), notre fils dormait très peu lors de ses premiers mois alors, j’attaquais souvent mes journées à fond dès 5h du mat’. Arrivé 9h, j’étais satisfaite, j’avais bien avancé dans mes tâches mais, j’étais vidée de toute énergie.

Un moindre mal, se reposer

Non seulement, j’avais dormi très peu et en plus, je n’utilisais pas judicieusement mon énergie. Si mon fils pouvait dormir quand il le voulait, de mon côté, je devais ensuite assurer la journée avec son grand frère de 2 ans. Quand il se levait à 8h, j’avais déjà l’impression qu’il était midi !

Alors, avec le temps, j’ai pris l’habitude de m’interdire de faire quoi que soit la nuit. Une règle, rester dans la pénombre, mieux dans l’obscurité si possible, les yeux fermés. A défaut de dormir, je me reposais. A défaut de refaire le plein d’énergie, j’évitais de tout consommer avant le petit matin et c’était toujours ça de gagné !

C’était salvateur pour mon cerveau qui est à nouveau devenu capable de déconnecter le temps de la nuit, chose qu’il ne savait plus faire.  Mon corps a appris à se détendre. Petit à petit, j’ai su rester presque endormie, telle une somnambule pour m’occuper de mon fils la nuit. Aussi, si je n’étais pas en pleine forme puisque les traces de l’épuisement étaient encore présentes, du moment où j’ai arrêté de m’activer la nuit, j’ai commencé à arrêté de cumuler de la fatigue supplémentaire.

Ne croyez pas que tout s’est fait du jour au lendemain. Il faut du temps pour perdre des habitudes bien ancrées. Aussi, ce ne fut pas une partie de plaisir, loin de là ! M’obliger à rester au lit a été un vrai calvaire que j’apprécie grandement aujourd’hui.

Alors, à défaut de sommeil, n’oubliez pas le repos ! Nous disons bien à nos enfants depuis qu’ils sont tout petits que la nuit est faite pour dormir alors, ne l’oublions pas nous même …

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