À propos

Naissance du blog

Maman de deux enfants de 22 mois d’écart, j’ai décidé de prendre une année de congé parental pour profiter de mes enfants au maximum et m’occuper d’eux dans la sérénité.
Rien ne s’est passé comme je l’avais prévu …
J’ai vécu un enfer pendant une année.

Né en juillet 2012, mon fils a très vite passé ses journées à hurler, ne nous laissant aucun répis la nuit. Nous étions réveillés jusqu’à quinze fois par nuit, jamais moins de 8 fois … Il n’acceptait que l’écharpe de portage, refusait la position couchée. Je le portais non stop de 7h du matin (parfois plus tôt) à 23h le soir (parfois plus tard) et il dormait souvent sur mon ventre la nuit. Petit à petit, l’écharpe ne suffisait plus à le calmer. Il fallait que je fasse les cent pas dans la maison ou bien que j’aille me promener pour l’apaiser. Sans compter que son grand frère en pleine crise des deux ans s’affirmait de plus en plus. Je devais aussi gérer les multiples colères quotidiennes de mon ainé, l’organisation et l’entretien de la maison. J’avais la sensation d’être une esclave, mes enfants mes bourreaux.
Les médecins ne nous écoutaient pas lorsque nous leur expliquions que notre fils avait un comportement anormal. Après cinq mois de combat acharné et d’enfer, nous avons enfin été entendu. Le diagnostic, notre fils est polyallergique et souffre.

Il aura fallu plusieurs mois pour que son comportement redevienne normal, presque six. Mais le mal était fait, j’étais épuisée, je n’arrivais pas à récupérer. La fatigue se cumulait encore et encore jusqu’à ce que je craque psychologiquement puis physiquement quelques semaines plus tard. Je ne savais plus vers qui me tourner, personne ne me prenait au sérieux encore une fois. J’étais persuadée que j’allais mourir d’épuisement, qu’être maman  allait me faire mourir.
Puis, mon ainé est entré à l’école, mon cadet à la crèche. Je devais reprendre le travail un mois et demi plus tard. Je pensais pouvoir reprendre des forces mais je n’ai pas réussi. Mon médecin, inquiet, m’a envoyé vers le médecin du travail qui, compte tenu de mon état, m’a demandé pourquoi je reprenais mon activité et je ne poursuivais pas mon congé parental. Il ne me voyait pas tenir plus d’une semaine dans l’état où j’étais. C’est à partir de ce moment que mon état a été pris en compte, que j’ai été prise en charge, que j’ai été diagnostiquée en épuisement / burn out maternel. Nous sommes en octobre 2013.

Nous avons fait le choix de laisser notre cadet à la crèche, comme si je travaillais et de prolonger d’une année le congé parental afin que je puisse reprendre des forces et penser à moi puisque le « moi » n’a plus existé pendant une année entière, je me suis totalement oubliée. Nous avons décidé de continuer une année avec des moyens financiers limités et privilégier ma santé.
Il m’aura fallu quatre mois pour me sentir réellement mieux. Et il me faudra encore plusieurs mois pour stabiliser mon état de santé.

Dans ces moments de détresse vers qui je ne savais me tourner. Dans ces longues heures passées sur Internet à chercher des informations sur l’épuisement maternel . Après tous ces appels téléphoniques passés pour chercher de l’aide que je n’ai pas trouvé. Après tout ce temps à me sentir seule dans mon désespoir. Je me suis promise qu’un jour, je mènerai une action pour que toutes ces mères qui souffrent de ce mal si mal compris ne se sentent plus seules mais aussi pour faire de la prévention à ce sujet.

C’est ainsi qu’est né ce blog.

11 réflexions au sujet de « À propos »

  1. Sébasien

    Bjr,

    Je suis un papa de 34 ans. J’ai 3 enfants, une fille de 9 ans et deux jumeaux de 6 ans et demi. Nous sommes en couple avec mon épouse depuis 14 an, mariés depuis 10 ans.
    Ma femme subit je pense un burn out maternel. Elle est partie de la maison vendredi en disant qu’elle ne pouvait plus supporter es enfants, qu’elle était une mauvais mère, qu’il valait mieux que je les élève seul plutôt qu’elle les rendent malheureux. Depuis 2 jours elle est chez ses parents.
    Je suis entouré de nos familles, par les amis mais je touche le fond à l’idée d’avoir tout à assumer comme cela d’un coup. J’essaie de ne pas craquer pour mes loulous mais c’est très dur.
    Si des mamans ont été victimes de cet état ou si des papas se sont retrouvés ds ma situation j’aimerai partager vos expériences.
    Merci de votre aide.

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    1. colombe

      Bonjour Sébastien,

      Votre message m’alerte car je suis en ce moment même en train de vivre ce qu’a vécu votre femme, j’ai des jumeaux et je n’en peux plus, j’aimerai partir, je ne support plus mes enfants, plus mari, marre de cette vie de maman, rôle que j’ai l’impression de très mal assumer, je ne sais pas quoi dire à mon mari qui voit très bien mon mal être mais je ne sais comment l’expliquer. Vous qui avez été dans ce cas, que dois je faire pour m’empêcher de partir, plus les jours passent plus mon état se dégrade, je ne sais pas quoi faire.
      Merci de m’aider.
      Colombe

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    2. so

      Bonjour Sebastien , je me permet de répondre à votre commentaire car je vie depuis ma grossesse quelque chose de similaire,j’ai 27 ans j’ai eu mon premier enfant en Janvier 2015 elle va bientôt avoir 7 mois et il y a 2 mois environ j’ai quitté mon domicile ,je ne dormais plus,crise de panique la nuit,crise d’angoisse la journee,j’avais peur de tout et de rien,peur de la séparation avec mon conjoint ,j’etait très fatiguer et tout a commencer au 3 mois de notre fille,au premier vaccin ,le soir même elle a beaucoup pleurer j’ai fait une grosse pousser d’angoisse et c’est la que tout a commencer . Je suis retourner chez ma mère 1 mois environ,tout en re-integrant mon foyer petit à petit ,je manger le midi avec mon conjoint,l’après midi je rentrais le soulager un peu dans les tache ménagère,je manger le soir avec eux et puis j’ai commencer a garder ma fille des après midi seul ,a sortir voir des amis même si je rentrer chez ma mère après, j’avais fait plusieurs tentative de rentrer dormir a la maison mais à chaque fois angoisse panique et vomissement . Et un jours j’ai dit je rentre , je n’ai pas était malade et ça était le début du mieux . J’ai franchie des cap petit à petit,même si l’angoisse est présente de temps en temps je gère mieux je ne suis plus surprise . J’ai fais de l’acupuncture ,traitement homéopathie,je ne voulais pas admettre que c’était la dépression du post partum ,j’ai été obliger d’accepter un traitement antidépresseur,anxiolytique , j’ai fait de l’hypnose et je suis suivi par une psychologue . Je vais de mieux en mieux, il faut juste trouver le declic,soutenez la et soyez présent, la passe va être longue et douloureuse ,mais ça va s’arranger ,n’hésitez pas si besoin .

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  2. Sébasien

    Bonjour Colombe,

    Mettez des mots sur votre mal être pour votre mari. Vs savez on se sent plus investi qu’on ne le montre.
    Mmoi je suis à fond derrière ma femme même si parfois c’est dur de la comprendre.
    Nous avons commencé une thérapie ds un centre de la famille. Les consultations sont gratuites, il y a un centre ou 2 par département. Ma femme est sous traitement plantes et homéopathie. C’est encore souvent dure, et le plus compliqué est de maintenir le dialogue entre mari et femme.
    E t surtout, ne culpabilisez pas. C’est ce que je dis ts les jours à ma femme même s’il a encore du mal à l’entendre.Et n’oubliez pas, qu’élever des jumeaux n’a rien de comparable avec la maternité classique,
    Le chemin est long, très long, mais rien n’est insoluble.
    Vous trouverez sur ce blog et facebook, de nombreuses femmes ds votre situation.
    Je vous souhaite bon courage ainsi qu’à votre mari.

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    1. colombe

      Bonjour Sébastien,

      Merci de votre réponse, je sais qu’il faudrait que je parle avec mon mari et il n’attend que ça et il me reproche de ne pas lui parler, il sait que je vais mal mais je n’arrive pas à parler, les mots ne sortent pas, je me sens tellement coupable et j’ai tellement honte que je me referme et pourtant je sais qu’il est là et qu’il est avec moi.
      Merci encore.
      Cordialement.

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  3. Agnes

    Je découvre ce blog aujourd’hui et je reste sans voix tant tout cela me parle. J’ai 2 filles de 5 et 2.5 ans et le quotidien est si difficile a supporter. Merci pour ce blog qui j’en suis certaine va m’aider.

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  4. auphel57

    bonjour, je suis une maman de 3 garçons plein de vie. Mon 1er Julien est de 2008 (7 ans le 29 juin), mon 2ème Maxence est de 2010 (5 ans le 27 février) et mon petit troiz Alexis est de 2012 (3 ans le 17 décembre). Mon 1er est assez calme mais mon 2ème est une vraie tornade. Nous en avons déjà parlé au doc qui nous a dit « c est un enfant plein de vie, on va pas le bourrer de médicaments comme en Amérique ». C est vrai que je ne veux pas ça mais c est très dur des fois. Il est même arrivé à se faire renvoyer de la maternelle une après midi pour insolence.
    Entre mes 3 enfants, ma maison à entretenir (mon mari m’aide un peu) et mon travail, je n’arrive pas à « trouver de l’énergie » pour le reste. Je suis tout le temps fatiguée et on se dispute souvent avec mon mari. Mais de la fatigue « moral », pas physique. On arrive quand même à se trouver des petits moments à nous, avec mon mari, et heureusement. Sinon je pense que qu’on ne serait plus ensemble depuis un moment. Je me suis déjà surprise à dire à des amis qui n’ont pas encore d’enfants « si c’était à refaire je n’ en ferait qu’un (enfant) ». Et dieu sait que je les aime mais des fois trop c est trop.
    Est ce que vous pensez que ça peut être un burn out ou simplement de la fatigue. Avec des vitamines vous pensez que ça pourrais m’aider ? Toutes vos suggestions seront les bienvenues.
    Merci !

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