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Allergies alimentaires : le bout du tunnel ?

Les allergies alimentaires … Celles que nous aurions pu détester, contre lesquelles nous étions impuissants. Celles que nous avons choisi d’intégrer à notre mode de vie, sans autre option possible. Celles qui nous ont parfois tant fait vivre l’enfer, auraient pu nous séparer, nous ont endurcis. Celles qui semblent vouloir enfin cesser de nous mettre à l’épreuve. 

Quand bébé naît allergique

Il y a presque 6 ans, Petit Bonhomme faisait une entrée fracassante dans nos vies. 5 mois à devenir fous de l’entendre pleurer et ne pas dormir sans qu’aucun médecin ne bouge pour finalement se rendre compte qu’il était allergique au lait. Le calvaire a continué et nous avons découvert qu’il n’était pas allergique mais poly-allergique. Le calvaire pour moi qui ai cru mourir d’épuisement mais surtout pour lui qui souffrait. Pendant 5 mois, le médecin nous a dit que notre fils, qui n’avait pas 6 mois de vie, faisait des caprices, me réclamait, moi, sa mère.

Se battre pour être entendus

Nous avons dû nous battre pour nous faire entendre. Petit Bonhomme allait mal. Des semaines à aller puis retourner chez le médecin qui n’a pas su détecter son reflux interne horriblement douloureux. Des semaines à insister pour des examens plus poussés et finalement suggérer nous même le diagnostic. Ce médecin qui ne m’a pas cru quand je suis arrivée dans son cabinet pour lui expliquer que notre fils était certainement aussi allergique au soja puisque les symptômes étaient de retour. Sa réaction fut identique lorsque la douleur est revenue lors de l’introduction du gluten : « Ce n’est pas possible, il réagit déjà au lait et au soja ». Insister encore et encore pour être dirigée vers un allergologue

Lait de vache, lait de chèvre, gluten, oeuf, soja, sésame

Depuis les diagnostics, ce sont les évictions alimentaires, une vigilance quotidienne, des heures passées en cuisine, des paniers repas préparés pour la cantine, la galère pour trouver des restaurants où il puisse manger et des magasins fournissant les denrées spécifiques qui ont rythmés notre quotidien. Avec le temps, nous sommes devenus des pros de la lecture des étiquettes, des recherches de recettes alternatives, des astuces pour déjeuner à l’extérieur. Nous devions absolument TOUT prévoir.

Avancer, sans précipitation, avec patience et persévérance

A cela se sont ajoutées les réintroductions, gramme par gramme, pâte alphabet par pâte alphabet, goûte de lait par goûte de lait. Sans oublier la trousse de secours qui ne devait pas nous quitter où que nous allions. Nous avancions de deux pas pour en reculer d’un. Un rhume et nous devions diminuer les doses pour mieux repartir ensuite. Pourtant nous nous sommes toujours estimés chanceux. Petit bonhomme n’avait pas de risque d’œdème ou autre réaction grave. Jamais sa vie n’a été en danger à cause des allergies. Au pire, il devait supporter de grosses douleurs digestives. C’est un moindre mal mais je dois avouer que c’était une inquiétude de moins au quotidien, ce qui n’était pas négligeable au stade où nous en étions.

Le bout du tunnel ?

A presque 6 ans, Petit Bonhomme mange presque normalement. Seule la problématique de l’œuf n’est pas résolue. J’avais très peur de lui faire manger de l’œuf dur puis de moins en moins cuit. Et si son corps réagissait vivement ? Alors, pour me rassurer l’allergologue m’a proposé de lui faire un test cutané. Elle en a profité pour vérifier quelques autres allergènes. TOUT est négatif.

Test-cutané-allergies

Ce résultat, cette photo ne représentent peut être rien pour vous. Si vous saviez comme ils sont significatifs pour nous. Ils nous font monter une émotion si intense. Après presque 6 ans, Petit Bonhomme devrait manger normalement en septembre. Un jour, il m’a dit : « tu sais maman, en CP, je ne serai plus allergique ». Il y entre en septembre. Ses paroles étaient prémonitoires.

Je suis tellement émue. Je croyais tellement peu que ce serait un jour possible. J’y ai mis tellement d’énergie. Et lui, il a été si patient, si fort. Je suis si fière de lui !

Il m’a confié être à la fois heureux et déboussolé parce que les allergies ont toujours fait partie de lui, parce que qui disait Petit Bonhomme, disait allergies comme on dirait d’un autre qu’il est timide.

Une nouvelle page va se tourner et j’ai du mal à réaliser …

Si vous souhaitez relire notre histoire plus en détails, c’est par ici. 

5 réflexions au sujet de « Allergies alimentaires : le bout du tunnel ? »

  1. sylvie ETIEN

    Bonjour,
    Mes quatre enfants ont eux aussi des allergies alimentaires et je comprends complètement votre parcours ayant vécu le même à une différence près : la réaction était de l’eczéma. Pour le plus grand, ça a été terrible. La nourriture était pour lui une source de souffrance. Les autres ont été moins touchés car je les ai allaités plus longtemps, entre 13 et 18 mois ce qui selon mon docteur a agi comme une désensibilisation, puisque les aliments que je mangeais passaient dans mon lait et les ont mis progressivement en contact.
    Je suis heureuse pour vous et votre bout de chou. Il est courageux et positif.

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  2. Marion

    Très heureuse de voir que tout le monde va tellement mieux! Quand on est au fond du gouffre, on ne croit pas qu’on verra le bout du tunnel un jour et finalement, l’épuisement s’éloigne derrière nous, petit à petit…

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    1. MamLucile Auteur de l’article

      C’est exactement ça.
      Je suis sortie de l’épuisement il y a déjà quelques années mais je dois avouer que la fin des allergies nous enlève un poids, à nous tous.

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  3. Marion

    Bonjour, je découvre le blog et je le reconnais un peu dans les problème que vous avez rencontré avec votre fils.
    Ma fille ne supporte pas le gluten (même à très petite dose) le pédiatre nous parle d’allergie au blé même si on sait que ce n’est probablement pas ca. En effet elle n’a pas de réaction immédiate mais au bout de presque 2 jours.
    Quand elle en mange c’est compliqué à gérer perte de sommeil et d’appétit pour une semaine avec en plus un bébé qui se tort de douleur et ne veux pas qu’on lui touche le ventre. Au bout d’une semaine il y a du mieux mais c’est pas encore ca. L’appétit met du temps à revenir à la normale et on fait face à une forte constipation pendant plus d’un mois.
    Je le demandais juste à quel âge avez vous tenter la réintroduction ? Réussite dès la première fois ?
    En tout cas j’ai pris plaisir à vous lire, même si je ne souffre pas d’épuisement maternelle je suis quand même confronté à des difficultées qui sont pas simples au quotidien surtout quand viennent s’ajouter les  » conseils » de gens extérieur qui au mieux ne comprennent pas au pire jugent ma façon de m’occuper de ma fille.

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