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Bonheur au quotidien

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Si la fatigue des parents de jeunes enfants est monnaie courante, l’épuisement n’est pas une fatalité. La parentalité, c’est aussi d’innombrables moments de bonheur, du plaisir intense, ne l’oublions pas.

Je parle beaucoup ici des difficultés maternelles parce qu’elles existent, c’est un fait. Peu le font puisque c’est un sujet tabou, politiquement incorrect. Au regard de la société, nous, parents, devrions être les plus heureux du monde, nécessairement épanouis par le simple fait d’avoir des enfants.

Aussi, il n’est pas rare que je sois interpelée par des internautes tombés sur le blog au hasard de leurs navigations sur la toile. Ces échanges sont parfois très virulents et les propos violents. Ces points de vue sont fondés à la hâte, sur des à priori, après avoir lu un ou deux articles du blog.

Si je conçois que hors contexte mes articles peuvent faire réagir, je suis souvent en colère lorsque ces réactions suggèrent que les mères épuisées pensent toutes que les seuls à l’origine de cette situation sont leurs enfants ou qu’il ne faut rien leur dire ou leur reprocher au risque de les culpabiliser. Le fond de ma pensée est totalement opposé à ces propos qui me sont prêtés et je déteste qu’on me fasse dire ce que n’ai pas dit …

Cependant, je suis convaincue qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Si je donne l’impression, via mon blog, de dépeindre une parentalité uniquement négative, c’est que je ne parle pas suffisamment du plaisir qu’elle apporte. Je crois que lorsque nous sommes épuisés, que nous ne savons plus comment nous sortir de cette spirale infernale qu’est l’état de fatigue extrême, nous oublions qu’être parents apporte beaucoup. Pour preuve, peu de personnes souhaiteraient rebrousser chemin pour choisir une autre vie, sans enfants.

Être parents demande de l’énergie, parfois des sacrifices. Pourtant, j’aimerais que vous n’oubliez jamais que si être parents, ce n’est pas QUE du bonheur, c’est AUSSI beaucoup de bonheur et pas qu’un peu. Ce que j’aime par dessus tout :

  • Les regarder s’émerveiller d’un rien,
  • Entendre les « je t’aime », « t’es trop belle » ou « tu sens trop bon maman » même si je ne ressemble à rien ou que je viens de suer pendant ma séance de sport.
  • Observer leur complicité et les voir prendre soin l’un de l’autre.
  • Les nuits de cododo à cause des microbes même si je râle que la nuit soit trop courte et de mal dormir.
  • Voir toutes ces étoiles qui brillent dans leurs yeux.
  • Être émue aux larmes en écoutant un poème pour la fête des mères ou en découvrant les premières lignes d’écriture de mon grand. Eux seuls savent m’émouvoir jusqu’au fond des tripes.

J’essaierai désormais de vous rappeler un peu plus qu’être parents n’est pas uniquement difficile. Je vous parlerai plus souvent de cette facette positive que j’ai peut-être trop occultée jusqu’à présent dans mes publications.

2 réflexions au sujet de « Bonheur au quotidien »

  1. Lia

    Cet article me parle beaucoup car même si je ne connais pas l’épuisement maternel à proprement dit, je suis insomniaque chronique depuis 8 ans et j’ai un petit garçon de 4 ans dont j’ai du mal à m’occuper à cause de l’épuisement. Je suis quelqu’un qui culpabilise beaucoup, même de lui avoir donné la vie en me disant que, dans cet état, je n’aurais jamais dû être mère. Cependant, je ne peux plus envisager ma vie sans lui. Il est merveilleux. J’ai toujours voulu être maman. Ce sont les circonstances qui sont dures.
    Merci à toi pour ce texte nuancé.

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