Tout a commencé par un épuisement professionnel

equilibriste

Je suis une jeune Maman de 28 ans. J’ai trois enfants âgés de 6 ans, 4 ans et 2 ans. Je vais tenter de vous raconter avec justesse et vérité ma chute vertigineuse.

A la recherche de la perfection.

De caractère fonceuse et courageuse, j’ai mené une vie exigeante en visant toujours la perfection (sans vraiment m’en rendre compte et sans doute dû à un manque de confiance en moi ! ). J’ai dû précipitamment rependre le travail l’année dernière suite à un accident et un arrêt de plusieurs mois de mon mari. La perte financière m’a obligée à reprendre une vie professionnelle en urgence. J’ai donc trouvé un emploi en tant qu’aide soignante (horaires variables : nous faisions des nuits / des matins / des soirs et des horaires « coupés »).

Quelques mois plus tard mon mari a repris son poste. J’aurais dû arrêter de travailler mais je me sentais bien dans cette nouvelle équipe : une bouffée d’air frais ! Je n’avais pas travaillé depuis 3 ans et je pouvais enfin passer le relai en ce qui concerne mes enfants.

Travailler, une bouffée d’air frais malgré la culpabilité.

Quand mon mari a repris son poste, nous avons décidé que je garderai mon emploi. Mon mari ayant un travail très prenant aux horaires aussi particuliers, nous jonglions entre les enfants, la crèche, l’école, les activités des plus grandes, et pour moi la culpabilité de ne plus être aussi présente à la maison.

Je suis progressivement passée à 5h de sommeil par nuit. Je me dopais au café. Aussi, nous avions presque toutes les semaines des repas entre amis, des restaurants, des sorties à droite à gauche. J’allais courir toutes les semaines, et il fallait que mon intérieur soit toujours impeccable …. A ce moment là, je ne me rendais compte de rien. J’étais juste très surprise de pouvoir gérer tout ça avec autant de facilité !

Je vivais à 100 à l’heure, je me sentais comme toute puissante.

Plusieurs matin je me suis réveillée très surprise en me disant « c’est étrange que je ne ressente aucune fatigue ». Il m’arrivait parfois d’oublier de manger … Cette sensation était très étrange mais comme je suis quelqu’un d’hyper actif depuis toujours, je ne me suis pas inquiétée (alors que mon entourage, lui, commençait à s’affoler !!! )

Après un an la tête dans guidon, j’ai commencé à avoir des nausées au réveil et beaucoup de migraines. J’ai pensé être enceinte alors j’ai fait un test de grossesse : négatif. Je me suis dit que ça allait passer puis je me suis bloqué le dos au travail : une semaine d’arrêt  avec 3 enfants ce n’est jamais vraiment du repos) puis j’ai repris le cours de ma vie.

J’ai fait un malaise sur mon lieu de travail.

Un beau jour, je suis tombée dans les pommes sur mon lieu de travail. Ma supérieure m’a donné quelques jours de repos et surtout une convocation dans son bureau. Nous avons beaucoup discuté. D’après elle, j’étais sur le fil.  » il faut vous ménager, prendre du recul, vous êtes un bon élément et je serais triste de vous voir craquer. Vous avez trois enfants à gérer à la maison et j’imagine que votre quotidien doit être lourd et stressant. Il faut trouver un juste équilibre ! « .

A ce moment là, je me suis dit qu’une semaine de vacances suffirait.

J’ai essayé de me reposer  mais c’était impossible comme si mon corps était en excitation constante !

De retour de vacances (qui n’en étaient toujours pas puisque j’avais toujours trois enfants à la maison), j’ai eu une formation d’une journée sur un site que je ne connaissais pas. Je me suis préparée comme d’habitude mais avec un certain stress, j’ai pris ma voiture pour m’y rendre et ce fut la catastrophe. Une fois installée dans la salle au milieu d’inconnus dans un lieu inconnu, je pense avoir fait ma première crise de panique … J’ai pris peur et j’ai quitté les lieux comme une voleuse. Arrivée dans la voiture j’avais des palpitations, la tête qui tournait. Je me sentais tellement mal. Je suis rentrée et j’ai dormi toute la journée avec des grandes phases d’agitations.

J’ai trouvé une excuse auprès de ma directrice et j’ai repris ma vie comme avant. Quelques semaines plus tard un matin impossible de me rendre sur mon lieu de travail. J’étais comme bloquée … Je me suis rendue chez le docteur. Après une semaine d’arrêt maladie, j’ai décidé d’arrêter de travailler n’étant plus dans la capacité de gérer ma vie familiale et mon travail.

J’ai pensé que tout rentrerai dans l’ordre mais ce n’était que le début de la descente aux enfers …

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