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La culpabilité d’une mère

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Sa vie de maman a commencé ainsi : « Sois mère et tais-toi ». Alors, elle a fait comme elle a pu et n’a jamais parlé de ses sentiments, son ressenti, des difficultés. Elle a pris sur elle encore et encore. Résultat, elle est rongée par la culpabilité. Est-ce que tout ce qui arrive est sa faute ? Aujourd’hui, elle se confie. Un témoignage plein d’émotions …

J’ai 23 ans. Je suis une jeune maman, mon premier petit garçon a 2 ans et demi. J’en ai entendu des vertes et des pas mures à mon sujet quand je suis tombée enceinte sans vraiment le vouloir : « T’as pas intérêts à t’en plaindre de ton gamin ! Tu l’as voulu, tu t’en occupes! » – « D’toute façon tu finiras ‘cassos’, regardes-toi, même pas fini tes études et déjà un gamin… » – « T’es sur de le garder ? Tu sais, après on est plus vraiment une femme… » – « T’as pensé à son avenir? » – « T’as déjà du mal à gérer une maison, alors un gosse! »

Pourtant, mon homme et moi sommes ensemble depuis 6 ans. On a toujours été un couple stable. Quelques hauts et bas comme tous les couples, mais rien qui aurait mené à la fin de notre histoire. Je suis tombée enceinte sous pilule. Mal dosée, elle ne s’est pas révélée aussi efficace que prévu. Et puis, mon homme a un travail, il suffit que l’on se trouve un petit foyer. Mes parents sont là pour me soutenir, ils l’ont toujours été. Ce sont les seuls qui se réjouissent réellement pour nous, avec mon petit frère. Alors, on se décide à garder la chaire de notre chaire.

Le début de la fin

Je sais que je suis enceinte mais mon corps fait un déni de grossesse. Je maigris plus que je ne grossis. A 6 mois de grossesse, je rentrais dans des pantalons que je n’avais pas mis depuis des années. A peine un léger ventre rebondis. Je me replie sur moi même, dors beaucoup, ne vois presque plus personne outre ma famille. Ma grand-mère décède pendant ma grossesse, elle qui attendait impatiemment la venue de son premier arrière petit-fils. Premier coup dur dans cette nouvelle vie dans laquelle je me lance. Je laisse de coté mes études, je suis trop fatiguée pour faire quoi que ce soit à la maison et les disputes commencent entre mon homme et moi.

A 34 semaines de grossesse, j’attrape la grippe. Je monte a plus de 40°C de température, j’hallucine les yeux ouverts. Je me retrouve à la maternité en urgences, j’ai perdu le bouchon muqueux, bébé fait de la tatychardie et j’ai des contractions violentes et douloureuses. Je passe la nuit à la maternité, encore une fois, je ne me plains pas. Le lendemain matin, tout se passe trés vite. Le coeur de bébé est en train de lâcher.

On me fait une césarienne en urgences, je suis paniquée et inquiète, ce n’est pas à ça que je m’attendais. On m’avais promis un bel accouchement où je pourrais serrer un beau bébé contre mon cœur après un travail acharné pour le mettre au monde. A la place, on me charcute le ventre, je peux l’embrasser une seconde et on me l’enlève. C’était le samedi matin, je ne le reverrais que le lundi après midi. On m’annonce que bébé avait le cordon autour du cou. 5 tours ! même le gynécologue n’en reviens pas. Lui et moi avons eu beaucoup de chance, j’ai des varices sur l’utérus, si il était né naturellement, c’est moi qui ne serais plus de ce monde.

Je souffre comme pas possible, pourquoi personne ne m’a dit que ça faisait aussi mal ? Et je ne parle pas uniquement de la douleur physique, mais aussi de celle psychologique. Encore une fois, je ne me plains pas, je ne dis rien. J’en entends encore à la maternité qui viennent me donner leurs louanges « On t’avait dit de pas croiser les jambes, t’as vu ce qu’il s’est passé? » En bref, c’est ma faute. J’ai failli perdre bébé à cause de moi. Encore aujourd’hui, ce sentiment ne me quitte pas. Ce qui me rassure un peu, c’est le témoignage d’autres maman de bébés prématurés qui vivent avec ce sentiment de culpabilité permanente. La descente aux enfers commence ainsi.

Baby blues à retardement ?

Dans mon esprit, il faut que je sois forte, pour lui, pour nous. Chaque jour, pendant 1 mois, je fais 35 minutes de route matin et soir pour aller le voir en néonatalogie. On m’apprend que j’ai détruit ses plaquettes, il a une jaunisse, quelques soucis respiratoires … Mais tout doucement, bébé me montre que c’est un battant et que quand je suis là, tout va bien. Je m’excuse sans cesse auprès de lui, lui dit que je suis désolée. Mais désolé de quoi?

On me fait parler à une psy à l’hôpital. Elle me pose des questions sur mon couple. Mon couple va bien, très bien même. On se soutient et il est le seul à comprendre la douleur qui m’arrache les entrailles. L’impression d’abandon chaque fois que je quitte l’hôpital est difficile à porter, je n’ose pas pleurer devant les autres. C’est ridicule, il est vivant et il va bien. Je n’ai pas le droit de me plaindre. « De quoi tu te plains ? Tu peux dormir la nuit au moins!  » Si ils savaient tous ce que je donnerais pour me lever la nuit …

Au bout d’un mois, on m’annonce la grande et merveilleuse nouvelle : je ne suis plus maman à mi-temps, ma vie de maman a temps plein va enfin prendre place ! Je suis excité et heureuse de rentrer avec bébé à la maison, mon homme aussi. Notre si petit bout de chou découvre notre maison, nos 2 chats et notre quotidien. Il grandit bien, il va même très bien… C’est moi qui vais mal. Je consulte pour de la fatigue, mon médecin de famille me prescrit des vitamines « Repose toi,gamine, t’as besoin de repos, profite des siestes, dort un peu aussi. » J’ai la chance d’avoir un bébé marmotte, je peux me reposer un peu et les vitamines me redonne un coup de fouet. Je pleure moins, mon couple se porte bien. On prend un chien. Je prend plaisir a être mère… Et c’est la dégringolade 2 ans après.

Un second enfant

Au mois de décembre, on se décide à avoir un autre enfant. On en a toujours voulu 2 et bébé se porte bien. On pense lui donner une bonne éducation et une vie correcte. Les fins de mois sont parfois dur oui, mais il ne manque jamais de rien et notre petit trésor nous le rend bien. Alors si on a réussi une fois, on réussira une deuxième fois.

On fait enlever mon stérilet. Une petit écho de passage… J’ai des ovaires polychystiques. Ça peut être problématique pour cette seconde grossesse mais rien d’alarmant. Il faudra 4 mois avant la bonne nouvelle, je suis enceinte de bébé 2. Cette fois-ci, on ne dit rien, à personne. Mes parents uniquement, les autres attendront. Nous sommes heureux, nous rayonnons, tout se passe bien…

Premières pertes de sang. Je panique. Mon gynécologue me prend en urgences, rien d’alarmant, des règles « spontanées ». Bébé est bien accroché, sont petit cœur bat bien, mais on évite  » le stress, les charges trop lourdes et surtout, reposez vous ! » . Si pour bébé 1 la grossesse avait été sans accroche, bébé 2 m’en fait voir de toutes les couleurs. Je serai malade pendant plus d’un mois, me sentant très faible et fatiguée.

Culpabilité

Bébé 1 ne comprend pas, il me réclame de plus en plus, lui qui m’avait toujours eu que pour lui. On lui explique calmement, papa et maman vont avoir un autre bébé, mais nous t’aimerons toujours, ça ne changera rien pour toi. Nous pensons que ces petits discours parsemés d’amour et de câlins suffiront à le rassurer. Mais quand l’auréole au dessus de la tête de notre petite tête blonde commence à être soutenue par des cornes de petit diable, nous tombons de haut. JE tombe de haut.

Ou ai je mal fait ? Qu’ai je fait de travers pour qu’il me fasse vivre bêtises sur bêtises ? Et mon homme ? Où est-il lorsque j’ai besoin de lui ? Je n’ose pas dire que je suis fatiguée, je m’égosille toute la journée et je tente de jouer un rôle qui ne me convient pas. Fin juillet, on apprend que bébé 2 est une fille. Mais cette épée de Damoclès ne cesse de vaciller au dessus de ma tête : et si je revivais l’épreuve de bébé 1 ? Et si bébé 1 se sentait abandonné, rejeté ? Je tente de dissimuler mes questions en m’occupant. Je vide le bureau pour faire une chambre, arrache le papier peint, peint la chambre, monte les meubles…

Début août, retour aux urgences maternité. Bébé 2 ne bouge pas, je suis épuisée à cause d’une nuit sans sommeil et des contractions horribles. 3 heures en maternité. Ce ne sont pas des contractions utérine, mais musculaires et ligamentaires. Explications, mon ventre étant plus gros, mes muscles ont du mal à comprendre ce qu’il se passe. Rien d’alarmant, mais il faut que j’arrête mes bêtises, du repos avant tout. Mais où trouver du repos quand bébé 2 qui jusque là était une marmotte se transforme en démon sur 2 pattes ?

Comment trouver le repos ?

Il refuse tout simplement de dormir. Et si lui ne dors pas, moi non plus. Quand il dort, c’est bébé 2 qui m’empêche de fermer l’œil. Heureusement, mon homme est là, il s’occupe des tâches quotidiennes et tente de gérer notre bébé transformé en petit monstre. Pourtant je lui reproche tout et n’importe quoi, je m’en rends bien compte. Je stresse un peu plus chaque jour qui me rapproche de la 34 ème semaine fatidique. Le sera-t-elle? Vais-je souffrir autant ? Ou est ce que ce sera différent ? Encore une fois, je me tais, je ne dis rien. Qui pourrait comprendre de toute manière ?

Je m’enferme dans une bulle. Les seuls moments où je peux me reposer c’est quand mon homme prend le relais. Mais quand il n’est pas là, je craque, m’emporte et m’énerve. Pour récolter quoi ? La terreur sur le visage de mon fils qui ne comprend pas. Je fonds en larmes après chaque cris. Je finis par avoir le geste de trop, une fessée, douloureuse et qui ne me soulage en rien, bien au contraire. Suis-je devenue une aussi horrible maman ? Moi qui l’aime tant, comment ai-je pu lui faire du mal ? Je fonds littéralement en larmes devant lui, m’excuse, le serre contre moi et le berce. Je suis tellement fatiguée, mais à qui en parler, qui pourrait comprendre ce que je suis en train de vivre ?

Je m’éloigne de mon fils, je n’ose plus l’approcher de peur de lui faire du mal, encore une fois. Dés que mon ton monte, je préfère l’isoler dans une pièce et je m’éloigne pour tenter de reprendre le dessus sur le monstre que je suis devenue. Tout ce que je souhaite c’est qu’il dorme, qu’il cesse de se montrer si capricieux et que ce « non » qui sort sans cesse de sa bouche à chaque parole que je prononce cesse. Je tente de garder une maison correcte, mon homme travaille, lui aussi a besoin de repos. Comment lui demander de participer aux taches ménagères alors que moi je reste à la maison toute la journée ?

Enfermée, étouffée

Je ne sors plus, ou juste pour les courses. Je ne vois presque plus personne, à part ma mère qui passe chaque matin. J’ai l’impression d’être emprisonnée dans une maison qui me plait de moins en moins, enfermée dans ce rôle de maman qui finalement se montre plus difficile que ce qu’on m’a laissé croire. Je deviens aigrie, méchante et le moindre bruit, le moindre mot, m’agresse. Je pense à quitter mon homme et le laisser seul avec bébé 1, qu’il comprenne ce que je suis en train de vivre. Pourtant je les aime tous les deux, et je vois bien que je les fait souffrir.

Je cherche des solutions, des livres qui expliquent comment être zen avec bébé 1, à être une bonne maman tout simplement. A ne pas avoir à me plaindre, à trouver des solutions. Puis je tombe sur un article. Le burnout maternel. Tiens donc, ça existe ça ? Je sais que je vais mal, mais ce sont les hormones et une mauvaise passade voilà tout. Curieuse, je lis le texte et j’explose en sanglots. Je ne suis pas la seule. Ça porte un nom ce que je suis en train de vivre. Alors je témoigne ici, en espérant pouvoir me délivrer d’un petit poids qui devient lourd à porter. J’espère tout simplement ne pas être jugée mais aidé…

5 réflexions au sujet de « La culpabilité d’une mère »

  1. Steph

    Bonjour,
    Je connais ce que tu vis pour l’avoir plus ou moins vécu…. Bébé 1 en pleine crise, personne pour nous aider, 2e grossesse difficile, burn out, culpabilité, transformation en « mamanquihurle »…
    Voici les solutions que nous avons trouvé pour retrouver un peu de sérénité: il y a des associations qui aident les jeune mamans, chez nous c’est naitre et bien etre, elles apportent des solutions, notamment une aide psychologique. Nous avons, le papa et moi, tous les 2 été suivi, le tps de se remettre… De + si ta grossesse est compliquée, tu dois avoir droit à une aide ménagère, pour moi pour bébé 2 c’etait 2h par semaine, ça suffit pour passer l’aspirateur et laver le + gros….
    Tu dois réussir t’octroyer 2h de sieste par jour, chez nous bébé 1 dans son lit de 14h à 16h, mais si elle ne dormait pas, au moins au calme avec des livres….
    Maintenant, je n’hésite plus, tout ce qui peut me faciliter la vie, je prends: pas de repassage, le drive plutot qu’aller faire des courses, je m’offre le luxe d’une femme de ménage, je ne fais plus de grande cuisine à part le dimanche parfois. Avec le papa, nous avons défini chacun nos tâches ménagères: par exemple moi je m’occupe du linge, lui gère la vaisselle, je m’occupe du rangement des chambres, lui de la grande pièce, je fais à manger, c’est lui qui débarrasse, etc…. Comme ça, plus de dispute!
    Parfois, le samedi soir, c’est détente totale, j’au un peu honte, mais ça fait du bien: les filles mangent un paquet de chips, un bout de concombre, pas de douche, pas de lavage de dents, pas de livre, pas d’obligation, très peu de règle, ça fait du bien de relâcher la bride, un peu…
    Le dimanche, on se fait svt des journées pyjama, on ne sort pas, on lit, on regarde un dessin animé, on peint des rouleaux de papier toilette 😉 alors certes on a moins de vie sociale, mais on est obligé d’avoir une journée de repos totale, sinon on ne tient pas le coup, on a repris tous les 2 à 35h…
    Ne t’inquiete pas, tes 2 enfants vont vite grandir ensemble, et là ça sera super, car les miennes jouent ensemble parfois 2h de suite dans leur chambre, tranquille….
    Courage, tu vas t’en sortir, c’est promis 😉

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  2. Antoine

    Très touchée par ton témoignage. Maman solo d’un petit garçon de deux ans, je comprends bien cette ambivalence qu’on éprouve à l’égard de son enfant comme si on oubliait qu’il est encore notre bébé et qui nous fait crier ou frapper. Je viens de vivre une crise comme celle-là et j’ai trouvé de l’aide dans un accueil parent-enfant (dans un centre de santé mentale à Bruxelles, c’est gratuit). Il faut trouver un espace sécurisé où en parler sans peur d’être jugée (on se juge déjà bien durement soi-même). J’ai aussi lu ce livre : « Aimer son enfant sans se laisser dévorer », de Lyliane Nemet-Pier. C’est simple et non-culpabilisant.

    Courage !

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  3. Simiche

    J’ai bien réfléchi avant d’écrire ce commentaire parce que ton message m’a touché et que j’espère trouver les mots pour traduire ce que j’en pense. Je pense que tu es une bonne mère et une personne en pleine détresse à cause de la fatigue et de l’angoisse.
    La priorité serait de te reposer, non pardon d’organiser ton quotidien de manière à pouvoir te reposer quotidiennement. Par exemple, tu dis que ta maman passe te voir chaque matin : est-ce qu’elle peut surveiller ton fils un moment pour que tu puisses dormir sereinement ? 10 min de sieste peuvent faire une différence surtout s’il s’agit de 10 min sur lesquelles on peut compter tous les jours. Essaie d’expliquer ce que tu ressens à ton homme, il aura peut-être des solutions concrètes à proposer. Quitte à lui écrire si tu ne sais pas comment lui parler. En tout cas, d’après ton message, il l’air de quelqu’un de très capable.
    Je suis maman d’un garçon de 22 mois qui est très capricieux en ce moment (c’est l’âge me dira t’on). Moi aussi, il y a des moments où je m’énerve. Et encore, je travaille donc je passe pas toutes les journées avec mon fils ! Je suis un peu honteuse en écrivant cela mais réellement je pense que sinon je deviendrais folle. Tu n’es pas seule à trouver difficile de passer la journée avec un enfant. Je sais ce que c’est d’être trop fatiguée pour sortir. Essaie quand même de sortir régulièrement (à la bibliothèque, chez une amie, au parc,… peu importe) en préparant la sortie la veille pour que le matin il n’y ait qu’à vous préparer et partir. ça te fera du bien et à ton fils aussi, surtout s’il a l’occasion de se dépenser physiquement. Quel âge a t’il ? Je n’ai pas bien compris s’il a entre 2 et 3 ans ou entre 3 et 4 ans. As-tu des connaissances avec des jeunes enfants ? Vous pourriez vous regrouper : je pense que c’est très profitable tant pour les adultes que pour les enfants.
    Je pourrais dire encore des choses mais je pense que tu vous avez de la ressource, toi et ton homme, et que vous allez y arriver.

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  4. Mère Geek

    Tu es une très bonne mère, tout simplement la fatigue te pousse à bout. Le fait même que tu te trouves horrible quand tu donnes une fessée ou que tu te considères comme un monstre quand la fatigue + les émotions ne te permettent pas de rester calme montre combien tu te soucies de tes enfants.

    Si jamais tu as le courage de sortir de chez toi avec les enfants (je sais que la préparation des enfants pour sortir prend environ 45 minutes quand on n’est pas fatiguée, alors ça paraît long), peut-être que tu pourrais aller dans une Maison Verte ?
    C’est un lieu d’accueil parent-enfant, anonyme, tu peux y rester dix minutes ou plusieurs heures. C’est sécurisé pour les enfants, et tu pourras souffler un peu. Dans ce lieu, le principe est que tu ne seras pas jugée.
    (cherche « maison verte » + le nom de la ville la plus proche de chez toi sur le Web, sinon le site de la Maison Verte de Paris est : http://www.lamaisonverte.asso.fr

    Si jamais ton homme peut poser des congés, qu’il le fasse maintenant, même si c’est un jour par semaine, pour te soutenir.

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  5. Veronaique

    C est un burn out maternel
    On veut trop bien faire
    Il faut se faire aider par une psychologue
    Il y a des blogs et des livres
    Ne pas s oublier soi même , prendre du temps pour soi
    Yoga respiration
    Une émission sur la 2 cette après midi en parlait
    1001 vie
    Bon courage

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