bonheur

Du bonheur mais pas que

Naissance

Pendant des mois, parfois des années nous les espérons. Pendant 9 mois, nous les attendons. Puis, nous les rencontrons. La découverte magique de cet être inconnu qui faisait pourtant partie de nous. Des heures à le regarder pour nous imprégner de son visage, ses petits pieds, ses minuscules mains. Un besoin primaire de sentir son odeur qui ne nous quittera jamais. Ces pleurs que nous reconnaitrions parmi des milliers dès les premières heures. Ces pleurs qui peuvent nous rendre fous avec le temps …

Il faut le dire, l’image d’Épinal, parfaite, véhiculée par notre société n’est pas la réalité. Si avoir des enfants est une joie, des moments de bonheur intenses, c’est aussi parfois difficile.

D’après certaines personnes, sous prétexte que des femmes ne peuvent pas avoir d’enfant, ont perdu leur bébé, vivent dans des pays en guerre, ne peuvent nourrir leurs enfants dont la vie devient fragile, …, il serait indécent de dire les choses telles qu’elles sont … Une hypocrisie qui éviterait bien des déconvenues si elle n’existait pas.

Nous avons la chance d’être mères, de pouvoir manger à notre faim, d’avoir une vie confortable (quoique, certaines familles en France souffrent aussi du manque de nourriture et/ou de toit descend). Je crois que chaque mère que nous sommes en a conscience. Nous les aimons nos enfants, pour rien au monde nous ne regrettons leur présence, ils sont nos tripes.

Aux moments de joies, à ces sourires qui nous réconfortent, à ces câlins qui nous réchauffent les cœur, à ces « je t’aime » qui nous font fondre, s’ajoutent des moments plus difficiles. Les soucis de sommeil, parfois les soucis de santé, une situation familiale qui offre un cadre bien complexe pour élever un enfant et autres difficultés propre à chacun viennent perturber ce bonheur que nous voudrions idyllique.

Nous les aimons si forts nos enfants, les voir éloignés plusieurs jours voire même plusieurs heures pour certaines mères provoque toujours un pincement au cœur. Et pourtant, qu’il est bon de vivre des moments pour soi, pour son couple. Cette ambivalence qui provoque plaisir, bien être et frustration, parfois même tristesse simultanément.

Devenir mère est la plus belle chose au monde. Rencontrer son enfant pour la première fois est la plus intense des émotions. Les voir grandir est la meilleure récompense, notre plus belle réussite. Ils sont notre plus grande fierté. Ils ont fait naître cet amour inconditionnel qu’une mère ressent pour son enfant.

Pourtant, devenir mère, c’est aussi … Ne plus pouvoir dormir aussi bien qu’avant. Être sollicitée à tout moment. Puiser dans ses réserves d’énergies lorsque fatiguée, eux, sont en pleine forme. Ne plus avoir cette même liberté. Se fâcher à cause de leurs bêtises qui pourtant nous amusent. S’inquiéter lorsqu’ils sont malades. Avoir les tripes en vrac quand ils souffrent. Pleurer en cachette pour ne pas leur montrer notre inquiétude. Avoir besoin de souffler, de se retrouver seule quelques instants ou quelques heures …

Aussi la parentalité peut se transformer en une épreuve difficile. Épuisement, crises d’angoisses, dépression, burnout, dévalorisation de soi, honte de ces difficultés, … La liste est bien longue, malheureusement. Et pourtant, cette image de la parentalité parfaite est encore véhiculée à l’aube de 2015.

C’est ainsi, il faut le dire, il faut l’accepter, il faut l’entendre et le concevoir. Mais qu’il reste merveilleux d’être parent …

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