Gérer les crises d’un enfant de 4 ans

Hier, je vous ai parlé du fameux « Terrible two », période éreintante pour les parents. Plusieurs d’entre vous ont réagi :

« Le mien fait son « Terrible two » à 4 ans »

« Ici, ça fait deux ans que ça dure … »

Ayant aussi un bonhomme qui a 4 ans depuis peu, vos commentaires m’ont faite sourire. Non pas de moqueries mais parce qu’en réfléchissant, grand bonhomme est aussi en pleine crise. Personnellement, j’appelle ça la crise d’adolescence avant l’heure parce que je la trouve bien différente de ce qu’il se passe pendant le « Terrible two ».

marelle

A 4 ans, nos enfants vont à l’école et ont une furieuse envie de se rebeller. Le mien, il est particulièrement calme à l’école. Les institutrices et ATSEM me disent qu’elles aimeraient que TOUS les élèves soient comme lui. Mais à la maison, il en est tout autre.

Les colères sont légion.

Dans mon billet d’hier, je vous disais que le matin, il vient me rejoindre, sur la pointe des pieds, dans la salle de bain, quand il se réveille. Ça, c’est deux matins sur trois. Le troisième, il se met à hurler de colère dans son lit parce que monsieur ne veut pas se réveiller. Alors qu’il s’est réveillé tout seul, précisons-le !

Quand il a décidé quelque chose, c’est TOUT de suite. Il veut décider seul, il ne veut pas être contraint.
Prendre le goûter à 14h30, manger un bonbon juste avant le repas, ne pas avoir de limite pour regarder les dessins animés, continuer de jouer avec les voisins alors que c’est l’heure de la douche, … Je pourrais vous fournir une liste d’exemples longue comme mon avant bras.
Nous avons donc l’impression d’être en perpétuel conflit.

Et puis, quand il est en colère, les réflexions désagréables ne sont pas rares.
« Arrêtes de me regarder », « t’es pas belle », « t’es de la police ou quoi ? », « t’es plus ma copine », « je t’aime plus », « tu sens pas bon » …
Merci les grands de l’école :/

4 ans, c’est aussi l’âge où nos enfants veulent être grands : ne plus faire de sieste, se coucher tard, aller jouer seul avec les copains dans l’impasse, …
Mais ils veulent aussi rester petits pour que leurs parents s’occupent d’eux alors ils refusent de s’habiller ou se déshabiller seuls, ils nous demandent de leur donner à manger ou de les porter sous prétexte qu’ils sont trop fatigués, ils nous sollicitent pour mettre leurs chaussures alors qu’ils savent le faire seuls parce que vous comprenez, « je suis vraiment pas bien, maman … »

A cet âge, ils sont bel et bien sortis du « Terrible two ». Ce n’est pas facile pour autant. Les difficultés sont différentes mais tout aussi épuisantes ! Gérer les crises demande une sacrée dose d’énergie.

Que faire ?

Au début de l’été, nous avons consulté une pédopsychiatre pour un problème tout autre (Je vous en avais parlé ici). L’occasion de faire un bilan complet pour grand bonhomme à l’aube de ses 4 ans. Verdict ? Malgré ses nombreuses crises et colères, tout va pour le mieux. C’est NOR-MAL !

Quelle réaction avoir ?

Sur les conseils de la pédopsychiatre, il ne faut rien lâcher.

Ici, nous expliquons les choses et si ça ne fonctionne pas, nous avons recours aux punitions. Avant la rentrée, il a été puni de cinéma. Puis, étant tellement désagréable et ne sachant plus quoi faire, nous avons décidé de mettre en place un tableau de 10 cases. A chaque comportement inadmissible et après l’avoir prévenu que la sanction allait tomber, une croix était inscrite dans une case. 10 croix et nous annulions son anniversaire avec ses copains. Notre objectif ? Lui faire peur et ne surtout pas arriver à 10 croix. Nous en avons inscrites 9. Nous avons freiné notre élan pour ne pas devoir appliquer la sanction …

Aussi, il est impératif que les deux parents soient sur la même longueur d’ondes. S’il y a désaccord, il ne faut pas le montrer à l’enfant. Il faut se montrer tel un bloc indissociable.

Sur l’avis de la pédopsychiatre, ce sont de bonnes méthodes et nous devons continuer ainsi. Mais attention, il ne faut pas choisir des punitions trop importante comme nous l’avions fait 😉

Et vous, vous avez des astuces pour calmer votre enfant de 4 ans ?

8 réflexions au sujet de « Gérer les crises d’un enfant de 4 ans »

  1. raimi

    mon petit gars a 3 ans et demi et je retrouve mots pour mots toutes les situations de conflit décrites…j’ai en effet l’impression de voir un enfant qui s’oppose ou qui se met en colère a la moindre contrariété mais finalement sans trop savoir pourquoi exactement comme un ado!
    il est rentré en PS et j’ai cru que la fatigue était beaucoup en cause avec ce (gros) changement de rythme et cette sollicitation intellectuelle assez intense mais les vacances de toussaint avec une semaine avec moi et son petit frère n’ont pas eu vraiment l’effet escompté car les crises, les pleurnicheries, les difficultés à s’endormir ont persisté…
    j’essaye de ne pas lacher avec menaces et punition, l’ignorance ou plutot la mise à distance marche parfois mais j’essaye aussi d’attenuer une ambiance de stress et de tension liée aux horaires à respecter.
    reste le leitmotiv de tous les parents :  » ca finira bien par passer!! »

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    1. mamlucile

      Vous tenez le bon bout 😉 Ne lâchez pas.
      Je crois que nos enfants sont fatigués oui. Ici, nous voyons une nette différence lorsqu’il est reposé ou fatigué. En revanche, il n’a peut être pas réussi à décrocher pendant les vacances et donc pas réussi à récupérer ?
      Mon grand a mis plus de 3 semaines pour décrocher totalement cet été …

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  2. Amelie

    J’ai la même chose avec mon pitchoune de 2 ans qui est censé aller a l’école, quand il ne hurle pas, il frappe, jette ses jouets… bref pas top et étant une famille recomposée c’est encore plus difficile, il s’en prend a ma fille (sa soeur) tire les cheveux … il a aussi un appétit sans fin. Je suis obliger de le freiner sinon il mangerais a toutes heures de la journée.
    Bref je suis épuisé le mercredi et sa s’empire jusqu’au vendredi en attendant que mes grands repartent chez leur père, ou là je souffle un peu. Et quand pitchoune va chez son père, je me sens vide, seule, je suis malheureuse sans lui.

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    1. mamlucile

      Ce sentiment ambivalent quand on est mère … Il faut apprendre à profiter du moment présent pour le faire disparaitre. Pas facile, je sais …

      Pour votre 2 ans, c’est l’âge … Nous sommes aussi en plein dedans en ce moment !

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      1. Amelie

        Effectivement c’est pas simple, et même malade il arrive a m’épuisé, j’ai retiré son parc en début de semaine car il me l’a cassé, eh bien je regrette déjà, malgrès que je sais que je doit vraiment lui laisser plus de liberté, mais je lui donne la main, il prend le bras et le reste, j’ai beau lui parler il me rigole en plein nez, il a repris l’école et la maîtresse me le donne dès que les portes sont ouverte car elle sais qu’il ne sais pas attendre, elle a aussi du mal a le canaliser, alors imaginer a la maison, je suis sur les rotules, fatigués, épuisé et même si mon homme m’aide a le canaliser en le prenant dans ses bras pour qu’il reste au moins 5 min, impossible, c’est une pile, il touche a tous ce qu’il faut pas et j’ai beau me mettre a sa hauteur (astuce de super nany), lui parler… eh bien je peux le faire toutes les 10 mins et il recommence et me fixe bien dans les yeux. (j’entend dans sa petite tête: j’ai pas le droit, bah je vais le faire quand même!!! ). Le problème c’est que cette fatigue joue sur l’entourage, la patience est très basse, on est épuisé, un rien m’agace… Bref dur dur, et je ne peux pas compter sur son géniteur vu qu’il fais l’inverse de ce que je lui dit, donc je ne dit plus rien et je me débrouille. Mais je vais y arriver! je prendrais 10 ans en peu de temps lol, mais je doit y arriver, je suis une maman qui déchire !!! ou pas lol

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  3. Juju

    Bonjour,

    Tout d’abord , votre site est très bien fait!
    Nous nous retrouvons dans ce billet ! Elle a 4 ans , et nous devons parfois la faire manger, l’habiller, etc…
    Elle s’endort tard et le matin elle est ko…
    Sans compter sa sœur qui est arrivée il y a quelques mois et ça fait un joli florilège…!
    Cependant nous essayons de prendre le temps de jouer juste avec elle ( 30 min le soir avant de manger, à faire un jeu rien qu’avec elle) et ensuite en général elle est calme. Quand nous ne pouvons pas passer ce temps exclusif, en général les caprices et colères sont au rendez-vous. C’est une petite fille très émotive et sensible, et je crois qu’elle a un besoin important de ce temps avec nous, ou on ne pense pas à la cuisine, au ménage etc… pour qu’elle se sente bien et qu’elle puisse ensuite jouer seule…
    Nous sommes souvent épuisés le soir également, mon mari travaillant beaucoup mais nous tentons de tenir le coup !

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