J’ai réussi à sortir de l’épuisement

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De temps en temps, vous vous rendez compte que votre commentaire s’apparente plutôt à un témoignage et nous convenons de le publier pour que vous puissiez toutes et tous en profiter. C’est ainsi qu’est né le témoignage de cette fidèle lectrice qui se fera un plaisir de vous répondre si vous souhaitez échanger avec elle. Elle nous raconte comment elle a pu sortir de l’épuisement au fil du temps.

J’ai 3 enfants et je les ai toujours gérés quasi seule. Ils ont actuellement 7, 5 et 2 ans. C’est à l’arrivée de mon deuxième loulou que tout a basculé.

Pourquoi ? Parce qu’il dormait mal et que je portais la responsabilité des enfants seule. J’allaitais et mon mari ne se levait jamais. Il était souvent en déplacement, il partait tôt le matin et rentrait tard le soir. Je lui en voulais de ne pas s’impliquer mais je ne le réalisais pas vraiment.

Je ressemblais à un zombie. J’étais dépressive, je me sentais angoissée en permanence. Je pensais que j’étais folle, que j’allais finir dans un hôpital… Je suis devenue insomniaque durant cette période. Même lorsque mon fils a commencé à faire ses nuits, je ne dormais pas… Je culpabilisais encore plus car je ne pouvais plus dire que c’était de sa faute….

J’ai repris le boulot alors qu’il avait 4 mois… Ça a été une libération. J’étais fatiguée, exténuée, mais je me sentais moins oppressée au boulot qu’à la maison. Le fait de travailler me permettait de penser à autre chose la journée. Je devais déposer mes enfants à l’école et à la crèche. Je n’avais aucun moment de liberté car la crèche était a côté de mon travail. Jamais mon mari n’a géré les conduites. Je n’avais pas la possibilité d’acheter une baguette à la boulangerie sans être avec mes enfants.

J’avais peur d’oublier de déposer mon fils à la garderie et de le laisser dans la voiture. J’étais tellement à côté de mes pompes que j’avais mis une alerte sur mon téléphone pour être certaine de l’avoir déposé avant d’aller au boulot. (période où un papa avait oublié son enfant dans la voiture et qui était mort à cause de chaleur…)

En travaillant, je n’avais plus en permanence l’impression d’être nulle, une mauvaise mère ou folle. J’ai petit à petit remonté la pente. Je rechutais parfois mais moins bas et je remontais à chaque fois plus vite… Mais il m’a fallut 2 ans pour remonter la pente sans jamais redevenir la même…

Avec le recul, cette période m’a permis de grandir…

Ma troisième grossesse s’est bien passée et je n’ai pas rechuté. J’ai responsabilisé mon mari et surtout, j’ai appris beaucoup sur moi, sur mes exigences, je parviens à prendre soin de moi sans culpabiliser car je sais aujourd’hui que c’est la condition pour bien prendre soin des autres.

Ma priorité aujourd’hui c’est moi… Ou plutôt, j’apprends à me nourrir d’éléments, de contacts qui me permettent de me sentir bien et équilibrée.

C’est vraiment possible d’aller mieux … Si vous souhaitez échanger avec moi, ce serait avec plaisir !

13 réflexions au sujet de « J’ai réussi à sortir de l’épuisement »

  1. Godart

    Bonjour, j’aimerais beaucoup échanger avec vous. En effet, je suis passée par là ( je suis mère de 3 enfants).
    Aujourd’hui je vais mieux, j’ai repris des études d’assistante sociale et avec mon groupe, nous avons choisi de traiter  » le burn-out » maternel, et nous cherchons des témoignages, serait-il possible de vous contacter et de vous posez quelques questions ?

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    1. Loussif

      Bonjour, je suis dans votre cas j ai trois enfants en bas âge, et suis en congé parental depuis bientôt 4 ans.
      Je suis constamment sur le fil.
      Pourrions nous dialoguer je vous laisse mon mail j’ai vraiment besoin de conseils.
      Lyndloussif@hotmail.fr
      Cordialement

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  2. Virjou

    Merci pour ce témoignage qui redonne un peu d’espoir. Ici la situation est compliquée, heureusement le papa aide beaucoup mais ça ne suffit pas. Comme vous je n’arrive pas à dormir même quand mon bébé dort, c’est terrible je n’ai pas plus de 2 à 4h de sommeil par jour.

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  3. Aurore

    Merci pour cet article, je me sens moins seule. J’ai cette impression de tunnel sans fin, de faire tout ce que je peux, de m’oublier complétement et que ça ne s’arretera jamais. Parfois j’ai envie de partit tres loin faire un break au calme. J’ai 2 enfants de 5 et 3 ans, je les aime plus que tout, mais je les éléve seule, et tout gérer au quotidien c’est épuisant. Je me reconnais totalement dans ce qui est décrit ici. Le nuit trés courtes, les appels de l’un et de l’autre, incessants, l’impression de ne jamais vraiment pouvoir récupérer, ca use!

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  4. Chabre

    Bonjour merci d avoir partage votre expérience. J ai 4 enfants d age rapprochés sue j ai totallement souhaité. Mais le petit dernier a mis bcp de tzmps a faire ses nuits.un jour on se rendait a un mariage en pleine route j ai fait une crise de panique terrifiante (pompiers etc..)et depuis 1 an j ai des vertiges sans cesse sensation de brouillard .j aimerai partager avec vous.
    Merci a vous

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      1. Marion

        C’est soulageant de voir que les choses peuvent évoluer positivement.

        Pour ma part, je n’ai pas le problème du manque d’implication du papa mais je suis surchargée de travail, de réunions et, avec trois filles (8, 4 et 1 an(s)), j’ai du mal à voir le bout du tunnel.

        Il m’arrive de repartir de chez la nounou en vérifiant que je n’ai pas le bébé encore dans la voiture (tellement je suis crevée le matin).

        Je n’ai aucun relais familial (à moins de faire une crise de nerfs géante) et ma mère a pu me dire : « mais quand tu as besoin d’aide, demande », oui , mais … c’est toujours impossible pour cette fois, ce sera la prochaine ! (finalement, ça fait 8 ans que ça dure). Et c’est toujours pour une raison qui me paraît de plus en plus « discutable » (je ne veux pas rater un de mes 4 cours de danse hebdomadaires, je veux vraiment partir en week-end à la neige etc … mais je ne veux pas prendre le train trop tôt au retour …) je sais que cette période va passer car n°3 va grandir (et pourtant, j’adore les bébés). Mais là, en pleine presse de fin d’année au travail je trouve très dur que personne de la famille ne prenne le temps d’aller chercher les filles un soir par semaine à l’école.
        Je pleure pour un oui ou pour un non. Je suis épuisée et je vois bien qu’il m’arrive de ne pas être à l’écoute de mes enfants. Je pense à prendre un 80/100même si cela implique une nette baisse de salaire ou à me rapprocher de chez moi, voire les deux. Je me rends compte que je me suis trop investie au travail et je ne vois pas comment faire machine arrière avant le mois de mai qui me paraît terriblement loin.
        Je reprends espoir en me disant que les choses vont se calmer mais il m’arrive même de mettre du temps à ouvrir les yeux le matin au réveil ! Pour les nuits, je m’arrange, quand n°3 se réveille, elle vient avec nous et se rendort très vite. Je crois qu’elle a vite froid et c’est souvent ce qui l’empêche de faire une nuit complète. Sinon, elle dort correctement.

        Bref, j’apprends à prendre mon mal en patience et, surtout, je me mets à expliquer autour de moi pourquoi je suis épuisée. (Après tout, il y a des choses qu’on peut demander à quelqu’un d’autre qu’à moi au travail, je crois et il est possible que je me dispense de certaines réunions).

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  5. Mandy

    waouw, les mots me manquent … je n ai qu un fils et je n ai pas dormis pendant 3 ans … j espère remonter cette pente. merci pour ton partage.

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  6. halter

    Bonjour,

    je suis une maman de 3 loulous de 3 ans et demi et des jumeaux de 20 mois.
    je travaille à temps plein et essaie de gérer du mieux que je peux tout cela…. du moins c est ce que je pensais
    Depuis fin novembre, je prend des anti-dépresseurs car j ai sombré en un week end, épuisée, fatiguée d entendre le mot « maman », d entendre les critiques, les reproches de ma famille alors que j essaie de faire au mieux au point de totalement m oublier
    Au boulot j étouffe aussi, l impression de tout mal faire
    et hier, gros clash avec ma soeur avec qui j ai des relations tendues depuis des années mais qui l a m a montré toute la haine qu elle pouvait avoir envers moi…..
    Je me sens vidée, inutile
    après 3 semaines d arrêt j ai repris le travail hier mais je me sens mal
    SVP, dites moi comment vous avez fait pour retrouver le plaisir d être maman et goût à la vie de famille

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  7. erimasor

    Ce soir, mon mari m’a dit que j’avais un problème!
    Famille recomposée, 4 enfants. Je gère les rééquilibrages des allers-retours du n°1 avec des laisser-passer des ses parents que je ne souhaite pas pour mes propres enfants. Je le vis alors comme une intrusion dans notre équilibre, et ne me sens pas entendue dans mes objections. J’en suis à parler de manière cynique dès que j’ai un message à faire passer. Je suis donc devenue la grognon de la famille. Exercer ma profession me soulage, pas d’ami proche à proximité, travail autour de la famille qui me rend encore plus explosive. J’aimerais que tout cela s’arrête car je perds l’énergie pour sourire, rire et jouer avec mes enfants.

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  8. Maud

    Bonjour !
    Maman je suis 4 enfants (7,10,13,16) qui sont les
    4 hyperactifs avec de gros troubles de l’attention et une dyslexie. Ils sont aussi très sensibles et ne gèrent pas leurs émotions, surtout la colère. Mon 2eme a un léger autisme Asperger.
    Je travaille à 50/100 et mes congés sont consacrés aux enfants et à leur rdv pour les différents suivis.
    C’est lourd et je me sens très seule, mon mari étant peu présent pour ce qui est du quotidien.
    En burn out depuis l’automne dernier, je ne remonte pas la pente… Souvent les larmes coulent toutes seules ou mes paroles sortent de ma bouche en colère. Je peine à me concentrer et les angoisses pointent le nez.
    J’aimerais entrer en contact avec vous pour m’encourager.

    Merci pour votre partage.

    Mamounette

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    1. SUBRA

      Bonjour,
      Je peux comprendre votre burn out. Avec 4 enfants et les problèmes de dyslexie et d’autisme, c’est normal. Est-ce que vous voyez un médecin, vous prenez quelque chose pour vous aider à tenir le coup, un traitement ?
      Moi, j’ai deux filles de 11 et 14 ans et je suis en état d’épuisement maternel depuis quelques mois. Mais cet été ça s’est fortement amplifié. J’ai du mal à m’endormir avec des angoisses permanentes. Je fais des phobies, j’ai perdu confiance en moi. J’ai peur de ne plus arriver à assumer mon rôle de maman. J’ai été trop présente pour mes filles et là je sature complètement. Elles sont toutes les deux au collège cette année, une en 3ème avec brevet et l’autre en 6ème. Je panique. Elles ne sont toujours pas autonomes et se reposent sur moi pour tout. Je n’en peux plus. J’ai l’impression que je vais sombrer. Ma fille aînée a eu un reflux gastro-oesophagien quand elle était petite et vomissait tout le temps. C’était difficile. Elle fait des allergies alimentaires et a un PAI pour manger au collège. Elle fait aussi de l’asthme. Je gère tout depuis le début. La 2ème n’a pas de problème particulier mais n’a pas fait ses nuits avant presque ses 3 ans. Je me levais 10 fois dans la nuit et je pourrais dire qu’elle a tué mon sommeil. Depuis, je n’ai plus eu la même faculté à m’endormir ni eu des bonnes nuits de sommeil. J’ai eu le tort de ne pas laisser leur père s’impliquer et faire son rôle de papa. Je l’ai écarté involontairement. Aujourd’hui, j’en paye le prix et je suis arrivée au bout. Cela me fait très peur. Merci pour votre réponse. Nathalie

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  9. Randriambao solenne

    En burn out depuis maintenant un peu plus d’un mois, il m’est très difficile de remonter la pente. Le choc a été rude, épuisement total, aujourd’hui plus de force, envie de rien, isolée. Besoin de conseils…. Merci

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