Lacher-prise

Lâcher prise

Lacher-prise

Tous les week-ends, je me dis que je vais faire une pause, faire le plein d’énergie et décompresser. Depuis des semaines, je n’y arrive pas. J’avais grand espoir en ces quelques longs week-ends passés. Les uns après les autres, je suis restée sur le qui vive, tendue, sur les nerfs. Ce week-end, pourtant tout à fait ordinaire, le miracle s’est produit, j’ai enfin réussi à lâcher prise !

J’attendais ces 4 jours de l’ascension avec impatience. Nous partions chez mes parents, de quoi déconnecter. C’était sans compter sur les nuits difficiles, les garçons étant sans doute énervés d’être chez leurs grands-parents où nous allons une fois par an. Nous ne sommes plus habitués aux nombreux réveils alors je suis rentrée encore plus fatiguée. J’ai réussi à lâcher prise le dimanche, la veille du retour au bureau. Un peu trop court pour mon cerveau en constante ébullition. Toutefois, j’ai pu me ressourcer en famille, un essentiel pour moi.

J’ai passé les 3 jours de la pentecôte sur les nerfs. Pourquoi, je ne sais pas. Ça bouillonnait à l’intérieur, je n’avais aucune patience avec les garçons. Là encore, je n’ai pas réussi à vraiment lâcher prise même si j’ai déconnecté le temps de faire du shopping avec ma frangine ou de profiter d’un festival familial qui sonne l’ouverture des animations estivales.

C’est dépitée et avec le bas du dos en vrac que j’ai repris le chemin du boulot mardi matin en me disant que les vacances n’arriveront pas avant 3 mois et que d’ici là, il va falloir tenir le rythme. Mon état d’esprit se fait sentir jusque dans la course à pieds. Et pourtant, vous savez à quel point j’aime ça. Je suis en phase de régression. Je n’ai aucune énergie et aucun souffle, signe que j’ai besoin de repos.

J’ai donc décidé de lever le pied. Mardi et jeudi soir, je n’ai pas lutté contre le marchand de sable et me suis endormie avant 21h. Je n’ai pas fait de sport et c’est exceptionnel pour moi qui en suis à 3 ou 4 séances par semaine (yoga, piscine et course à pied).

Samedi matin, je me sentais détendue comme ça ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. Pas de pression, le cerveau au repos. J’ai bouquiné, j’ai dormi, j’ai cuisiné, j’ai profité, j’ai terminé un livre et en ai lu un autre, en entier (Mémé de Philippe Torreton, un roman tout en émotions que je vous conseille vivement). Je me suis même essayée à répondre « je ne sais pas » (je n’avais vraiment pas la réponse) aux questions de mon mari et le laisser chercher, seul, sans m’en mêler. J’étais totalement déconnectée.

Est-ce parce que je sais que dès lundi, je file sur Paris pour 4 jours de déplacement professionnel ? 4 jours à ne pas devoir gérer le quotidien. 4 jours à ne penser qu’à moi. 4 jours à mettre les pieds sous la table. 4 jours à pouvoir mettre mon cerveau sur pause au sujet de la gestion du quotidien en sachant que mon mari gérera la maisonnée comme il se doit. Évidemment, mes enfants et mon mari vont me manquer mais ces quelques jours s’annoncent comme une bouffée d’oxygène dans cette période où je commence à suffoquer dans la gestion du quotidien.

Une pause qui va me permettre de retrouver de l’énergie. Une pause à venir qui doit me servir le leçon. Et si la clé du lâcher prise était de s’obliger à ne penser qu’à l’instant présent durant le week-end au lieu de se projeter dans la semaine à venir ?

A méditer …

 

 

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