Le burnout maternel, une histoire de famille

EpuisementParental

Quand j’ai créé ce blog, j’ai décidé de parler uniquement d’épuisement maternel. J’avais besoin de parler de ce que MOI (qui n’existais plus depuis plus d’une année), je vivais en tant que mère. Je voulais aider ces femmes qui se trouvaient dans la même situation que moi, seules dans leur détresse, socialement isolées. Je me suis dit que mon parcours pour sortir de cet état de burnout pouvait peut être servir à d’autres.

Ce n’était que la partie visible de l’iceberg … S’il est encore tabou de parler de l’épuisement maternel, l’impact généré sur la famille toute entière l’est encore plus.

Derrières ces femmes épuisées, il y a, bien souvent, des hommes qui font de leur mieux pour les soulager. Ces couples sont composés de deux personnes dans la même galère. Tous les deux manquent de sommeil. Tous les deux supportent les pleurs, les cris, les colères. Eux, qui, comme tous et toutes, passent leur journée à travailler, assurent au maximum pour tenter d’alléger un peu la fatigue extrême de leur femme. Ils sont fatigués, plus que raisonnablement mais ils ne craquent pas, ils ne peuvent pas, ils doivent prendre le relai, assurer, être solides pour leur famille. Jusqu’au jour où leur organisme tire le signal d’alarme. Un virus qui frappe un peu fort, une blessure, l’essoufflement qui les guette.

Cet épuisement a un impact considérable sur les couples. Chaque jour, il les éloigne l’un de l’autre un petit peu plus. Ils ne se reconnaissent plus. Où sont passés ces sourires, cette joie de vivre, ces éclats de rire, cette complicité ? Chacun utilise ses quelques forces restantes pour gérer le quotidien. Les moments partagés se font plus rares, les discussions de plus en plus courtes, les tête à têtes disparaissent quant  à l’intimité, elle devient un sujet bien délicat. Une période où le couple est mis entre parenthèses, où chacun essaie de préserver l’autre comme il le peut. Une vie de couple qui tend à ressembler étrangement à celle de colocataires, qui les mène inlassablement aux limites de la rupture.

Un climat de tensions ressenti par les enfants. Ils tentent, à leur manière, de faire réagir leurs parents. Ils deviennent colériques, développent des troubles du sommeil, désobéissent pour essayer d’attirer l’attention de leurs parents. Leurs réactions ont malheureusement l’effet inverse de celui recherché. Elles ne font qu’accentuer leur détresse. Et voilà le serpent qui se mort la queue …

Par effets de bord, le burnout atteint inévitablement tous les membres de la famille. L’explosion est parfois inévitable, la séparation, une triste conséquence.

Aussi, n’oublions pas ces pères, papas solos, en congé parental, au foyer ou qui, tout en travaillant s’occupent beaucoup de leurs enfants et qui finissent par sombrer dans l’épuisement laissant leur femme impuissante, démunie.

L’épuisement ne touche pas que les mères, c’est pourquoi il faut briser le tabou plus généralement et parler d’épuisement parental, voire d’épuisement familial.

3 réflexions au sujet de « Le burnout maternel, une histoire de famille »

  1. Twinny Mummy

    Tout ce que tu écris est bien vrai car c’est que je vis actuellement…. j’aurais pu écrire tout ça :/
    Je partage ! Merci pour cet article !

    Répondre

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