Le calme après la tempête

Calme

Il y a tout juste un an, j’étais au plus profond de l’épuisement maternel. Aujourd’hui, je peux dire que j’en suis sortie. Je vais beaucoup mieux psychologiquement, j’ai retrouvé une vie normale et ma joie de vivre. Ne croyez pas que tout est facile pour autant … J’ai toujours des moments de grande fatigue, ces mois difficiles ont laissé des traces indélébiles qui me laissent aux aguets à la moindre fatigue inhabituelle.

Ces vacances scolaires ont été épuisantes. Deux semaines avec les enfants,  de nombreux réveils nocturnes, une humeur pitoyable, le terrible two, un changement d’heure difficile, sans oublier  la famille en vacances, huit personnes pendant dix jours à la maison. Les nuits furent bien trop courtes, les journées tendues, le rythme plus soutenu que d’habitude, plusieurs fois, j’ai même cru que j’allais devenir folle ! En contrepartie, il y avait la joie de ces moments passés tous ensemble, la complicité grandissante entre frères, le plaisir des enfants de profiter de leurs grands-parents.

Si certains me diront que j’exagère, je sais que, vous, vous comprendrez mon ressenti parce que vous savez ce qu’est l’épuisement maternel.

J’ai vécu l’épuisement maternel et je sais à quel point il peut revenir au grand galop. Il est important de rester vigilant. Si certaines périodes brûlent toute notre énergie, il faut savoir se ménager des périodes de récupération. J’ai mis des mois à reprendre des forces. Désormais, seuls quelques jours sont nécessaires pour que je récupère de quelques semaines au rythme effréné, une seule nuit pour quelques jours en vitesse accélérée.

C’est pourquoi pendant ces deux semaines de vacances éprouvantes, j’ai pris du bon temps malgré la fatigue, j’ai gardé à l’esprit que ce n’était que temporaire, j’ai savouré les bons moments. Si j’ai angoissé de cette fatigue sur le moment, elle ne m’angoissait pas pour les semaines à venir parce que je ne la projetais pas.

Pour la première fois depuis des années, la raison a pris le dessus. Pour la première fois depuis bien longtemps, je savais que le calme arrive après la tempête, que je pourrai faire en sorte de me reposer avant la reprise. Pour la première fois, j’étais sereine parce que je savais qu’il ne me faudrait que quelques jours pour recharger les batteries alors qu’avant, il m’aurait fallu des semaines …

C’est grâce à ce nouvel état d’esprit que je prends conscience que je suis enfin sortie de l’épuisement maternel …

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