Les anti-dépresseurs, sujet controversé

anti-depresseurs

Lorsque j’ai abordé le sujet sur la page Facebook, vos réactions ont été nombreuses et variées. Certains commentaires sont totalement à l’opposé les uns des autres. Et pourtant … Tous sont justifiés ! Je vous explique …

Si je ne m’étais pas faite aidée, je ne serais plus de ce monde.

Sans médicaments, je ne sais pas où je serais mais certainement plus auprès de mes enfants.

J’ai pris des médicaments, j’ai consulté au centre médico-psychologique et j’ai été hospitalisée à domicile. Je vais mieux depuis quelques semaines.

La dose était faible. Plus d’anxiété ni de stress mais aussi plus de joie, de hâte ou de plaisir. J’ai consulté un psy en parallèle. Les médicaments m’ont permis de regagner un peu d’énergie pour ensuite les arrêter et m’en sortir par moi même.

Les deux premières semaines ont été difficiles. Tremblements, nausées, anxiété accentuée, vertiges.

Les anti-dépresseurs sont responsables de suicides. Je n’ai aucune tendance suicidaire et à cause d’un médicament, je voyais des cordes pendues aux arbres, j’avais ENVIE de le faire.

Dans la plupart des suicides suite à la prise d’anti-dépresseurs, le médicament est mis en cause.

La France donne trop d’anti-dépresseurs, c’est du business.

Il faut arrêter de diaboliser, il y a énormément de sortes d’anti-dépresseurs, il faut trouver le bon avec son médecin, ça peut réellement aider ceux qui en ont vraiment besoin.

Surtout ne pas les arrêter brutalement, au risque de voir apparaitre de violentes crises d’angoisse ou des symptômes bipolaires.

Il ne faut pas prendre n’importe quoi et il faut être encadrée.

Je ne voulais pas en prendre au départ et je suis tombée de plus en plus bas. J’ai dû m’y résoudre et je vais mieux maintenant.

Il y a bien d’autres moyens que les médicaments pour obtenir un mieux être.

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 Quelques chiffres

En 2013, près de 10% des français ont consommé des anti-dépresseurs dont deux fois plus de femmes que d’hommes. Leur vente a été multipliée par 7 entre 1980 et 2001. Cependant, leur prescription a diminué de 1% par an entre 2006 et 2009.

Malheureusement, les cas de prescription abusive ne sont pas rares et de nombreux consommateurs d’anti-dépresseurs n’ont pas un état de santé qui le justifie. Des méthodes douces de recherche du mieux être, des changements de rythme de vie ou simplement la recherche du plaisir pourraient les accompagner vers ce bien être recherché. Aussi, les médecines douces telles que l’homéopathie ou l’aromathérapie ont des effets plus que remarquables sur certains patients réceptifs.

Leur prescription

L’importance de la dépression est évaluée par un médecin.

Dans le cas d’épisodes dépressifs légers, la psychothérapie est suffisante. Lors d’épisodes dépressifs modérés, quelques séances préalables chez un psy déterminent si l’usage des anti-dépresseurs est absolument nécessaire ou s’il peut être évité. Quant aux épisodes dépressifs sévères, les anti-dépresseurs sont prescrit dans un premier temps afin de diminuer la souffrance et ensuite, une psychothérapie peut débuter.

Différents dosages existent. Ainsi, cette sensation d’être « drogué » n’est pas systématique. Si parfois des anti-dépresseurs réputés puissants sont nécessaires, d’autres fois, des mini dosages sont suffisant. Chaque cas est différent. Aucune généralité ne peut être posée.

Attention ! Un traitement ne doit pas être interrompu brutalement ou stoppé dès la disparition des symptômes. La durée du traitement doit être de 16 à 20 semaines APRÈS rémission des symptômes et le sevrage doit être progressif et encadré.

Leurs fonctions

Les anti-dépresseurs de 1ère génération, prescrits lors des dépressions sévères, agissent sur les attaques de panique, les troubles obsessionnels compulsifs et autres troubles.

Les anti-dépresseurs des seconde génération agissent sur un ou plusieurs neurotransmetteurs. Ainsi, certains ciblent les troubles obsessionnels compulsifs, les attaques de panique, l’anxiété généralisée les états de stress post-traumatiques; d’autres agiront sur la régulation du sommeil ou encore sur la re-sychronisation de l’horloge biologique.

Effets indésirables

Ils peuvent être psychiques et/ou physiques

Au début du traitement et ce, pendant plusieurs semaines, une surveillance accrue doit avoir lieue car il peut apparaitre des pulsions suicidaires ou des troubles bipolaires.

Les anti-dépresseurs de 1ère génération peuvent provoquer de l’hypotension orthostatique, des tremblements, une sécheresse buccale, de la constipation, de la rétention urinaire, des troubles sexuels, une prise de poids, …

Quant aux patients sous anti-dépresseurs de seconde génération, ils peuvent voir apparaitre de la nervosité, de la somnolence, des insomnies, des maux de tête, des troubles sexuels et une prise de poids, … Les premiers jours de traitements, les nausées, diarrhées et sécheresse buccale sont particulièrement fréquentes.

Là encore, nous ne sommes pas tous égaux face à ces effets. Certains vont voir apparaitre des envies suicidaires et d’autres n’auront aucun symptôme.

 Les alternatives

L’homéopathie et la phytothérapie.

Adaptation de l’alimentation. Réduction de la consommation de sucre (les viennoiseries et pâtisseries, le soda par exemple). Éviction des excitants tels que la caféine et la théine.

Relaxation grâce au yoga, la sophrologie ou autres méthodes.

Le sport qui permet de sécréter de l’endorphine et qui aide à se sentir mieux.

Et tout autre méthode qui peut vous apporter du mieux être …

En conclusion, si vous pouvez éviter de prendre des anti-dépresseurs, c’est mieux. Cependant, si votre médecin estime que c’est nécessaire alors que vous êtes « au fond du trou » et vous avez essayé des tas de méthodes en préalable, écoutez le. En revanche, ayez conscience qu’il peut y avoir des effets secondaires qui nécessitent d’être suivi de près, surtout au cours des premières semaines. Sachez aussi que les médicaments ne résolvent pas la source du problème. Ils ne font qu’atténuer les symptômes. Une psychothérapie est donc indispensable. Aussi, gardez en tête, que « épuisement maternel » ne rime pas toujours avec dépression …

Je terminerai sur une phrase d’un médecin répondant à cette question « quels sont les effets sur l’organisme d’une prise d’anti-dépresseur sur une longue durée » : « le cerveau sera moins abimé que s’il subit des angoisses continuelles pendant toute une vie ».

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