Les origines de la colère

 

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La colère, un sentiment que vous connaissez bien. Elle s’exprime bien souvent envers vos enfants parce qu’ils font du bruit, vous sollicitent excessivement, se disputent. A première vue, vous pensez qu’ils sont la raison de ces bouffées qui vous envahissent. Je dis à première vue car si vous creusez un peu, vous vous rendrez compte qu’il en est peut-être tout autre.

Pourquoi ?

Cette colère ressentie consomme une énergie phénoménale. Énergie pourtant rare compte tenu de votre état de fatigue extrême. Elle vous étouffe, vous donne la sensation d’être comme un lion en cage, fait monter une folle envie de crier, de se défouler. Vos enfants n’en sont que le déclencheur de son expression, pas la source.

Repensez à vos derniers excès de colère, prenez du recul, demandez-vous ce qui vous minait au fond de vous.

Soyez honnête avec vous même.

Les sollicitations de vos enfants vous exaspèrent. Leurs questions à n’en plus finir, leur chahut déclenchent une immense colère. Vous vous mettez à crier, à hurler.  STOP ! Vous lisez la peur dans leurs yeux. Ils ne comprennent pas pourquoi de simples questions vous mettent dans cet état ni même pourquoi leurs moments d’amusement peuvent déclencher une telle violence. Ils ont bien raison.

N’ayez pas honte, ne culpabilisez pas. Nous sommes toutes dans le même bateau, nous avons toutes réagit ainsi un jour ou l’autre, des jours ou l’autre pour être franche. Sauf « Madame la Mère Parfaite » qui, au passage, n’existe pas, je vous le rappelle !
Il est tellement plus facile de rejeter la faute sur les autres.

La vérité blesse, il est si difficile de l’accepter …

Admettre que vos enfants ne sont pas la source de votre colère est aussi admettre que vous leur avez causé de la peine et de la peur, à tord.

Quand il y a quelque chose que nous souhaitons changer chez l’enfant, nous devons d’abord l’examiner et déterminer si ce n’est pas quelque chose à changer en nous. – Carl Jung

En réalité, vous avez peut-être hurlé parce que vous aviez besoin de calme, juste cinq minutes, tout au plus quinze. Vous êtes en colère après votre entourage qui ne comprend pas votre état de fatigue, votre famille qui ne vous soutient pas, votre mari qui vous laisse tout porter sur vos épaules si fragiles en ce moment.

L’admettre est un premier pas.

Soyez bienveillante envers vous-même, ne vous jugez pas, essayez juste de comprendre. La prise de conscience est une première étape. Sans elle, impossible d’avancer.

Identifier l’origine de ces explosions les rendra moins fréquentes.

Ceci dit, n’oublions pas que se fâcher après ses enfants est parfois légitime. « Monsieur l’Enfant Parfait » n’existe pas lui non plus !

 

2 réflexions au sujet de « Les origines de la colère »

  1. Chassar

    1/ Se dépocèder de l’habitude de colère en actant autrement. 2/ La colère n’ait de l’injustice et de la fatigue, ceci reconnu en domaine spy. 3/Le relais pour le repos est vital et l’amour sont les clefs.
    La colère peut cacher la peine et l’impuissance momentanée.
    Pas après pas, se défaire du mentaux de la colère en laissant l’amour naturel inonder votre petite famille si chère à vos cœur.

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  2. Ping : Crier moins, s'aimer mieux - Epuisement maternel

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