Organisme

Où en est votre organisme ?

Organisme

Quand nous évoquons la fatigue extrême, l’épuisement ou le burnout, nous pensons systématiquement au rythme / mode de vie, responsabilités à mener de front et manque de repos. Rares sont ceux, parfois même du côté des médecins, qui ont le réflexe de vérifier, en priorité, que tout va bien du côté de l’organisme.

Une grossesse est un chamboulement pour le corps. Il s’agit d’une période de modifications hormonales, bébé puise dans nos ressources pour s’alimenter et il faut bien le dire, ce n’est pas de tout repos. Ajoutons à ceci un accouchement parfois long et éprouvant puis l’allaitement qui, avouons-le, consomme tout de même de l’énergie pour la production du lait sacré. Les conséquences se font sentir jusqu’à plusieurs années plus tard. Petit tour d’horizon des soucis les plus fréquents.

Le fer

Savez-vous que 70% des femmes enceintes sont déjà anémiées à la fin de leur grossesse ? Ce chiffre augmente encore après l’accouchement puisque la circulation sanguine ralentit durant quelques semaines, que vous avez perdu du sang au cours de l’accouchement ou de la césarienne et que vous saignez parfois durant plusieurs semaines à cause des sacro-saintes lochies.

La thyroïde

Les dérèglements thyroïdiens après l’accouchement ne sont pas rares. 5 à 25% des femmes en souffrent. Dans la plupart des cas, ce dysfonctionnement se résorbe après quelques mois. Néanmoins, en cas d’antécédents familiaux, il est indispensable de surveiller son fonctionnement régulièrement (une fois par an dans l’idéal) pour s’assurer qu’aucune maladie ne s’est déclarée. En effet, les premiers signes sont un état dépressif et une fatigue excessive. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Les hormones

Après l’accouchement, nos hormonent jouent au yoyo. Certaines vont chuter brutalement, d’autres s’affoler et notre corps ne sait plus à quel sein se vouer. Si vous allaitez, la prolactine va prendre le train des montagnes russes, ce qui amplifie le phénomène. Jusque là, rien d’anormal. En prenant son mal en patience, tout fini par rentrer dans l’ordre.

En revanche, il se peut que vos ovaires fonctionnent trop ou trop peu, ce qui engendre un état de fatigue intense. J’en ai fait les frais il y a quelques semaines et croyez-moi, mon médecin a mis le doigt sur le problème tout à fait par hasard alors qu’il pensait à une rechute du burnout !

Le magnésium

Savez-vous que la fatigue est un des signes d’un manque de magnésium ? Malheureusement, il n’est pas détectable dans les analyses de sang. Si vous avez des crampes, insomnies, stress ou encore anxiété, il peut être judicieux de faire le plein de magnésium. Comme quoi, manger du chocolat (noir) n’est pas que néfaste pour la santé 😉 Vous trouverez plus d’informations par ici.

Infections

Une forte fatigue persistante peut aussi être provoquée par une infection. Une prise de sang permet de les détecter. Le médecin pourra ensuite lancer ses investigations pour en trouver l’origine. Je me souviens de l’une d’entre vous, lectrices, qui m’avait expliqué que son épuisement avait pour origine une infection urinaire, non douloureuse, détectée grâce à un bilan sanguin.

Cette liste représente les quelques exemples les plus courants d’un dysfonctionnement de l’organisme contribuant à une fatigue intense, qui, combinée à d’autres facteurs, amène à l’épuisement. Il en existe bien d’autres et seul votre médecin pourra vous proposer un bilan cohérent. Alors, la prochaine fois que vous consultez, demandez un check-up en bonne et due forme.

Pour sortir du burnout et se soigner, il faut des bases solides et donc un organisme qui fonctionne correctement en vous apportant tout ce dont vous avez besoin.

3 réflexions au sujet de « Où en est votre organisme ? »

  1. Ping : Mon organisme était en piteux état - Epuisement maternel

  2. Liliprune

    Je suis arrêtée depuis 2 mois déjà.. Sans parvenir à récupérer. Mon corps est épuisé, mal au dos, mal aux dents, .. J’ai du mal à voir par quel bout prendre les choses, par où commencer ?

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  3. gabiche

    Quel dommage que le suivi des jeunes mères ne soit pas mieux organisé et de façon systématique! je suis convaincue que la plupart de nos états d’âme ont des origines physiques et chimiques que l’on résume trop souvent par « reposez-vous! » ou « c’est les hormones… »
    Personnellement, apres un allaitement prolongé, je me suis sentie sucée jusqu’à la moelle avec la sensation que mon cerveau fonctionnait au dixième de ses capacités normales… désespérant quand on a la mémoire de son fonctionnement d’avant et que la moindre chose nous coûte desormais une énergie considérable!
    sujet méconnu, pourtant, une femme avertie en vaut deux et saura auprès de qui tirer la sonnette d’alarme au lieu de culpabiliser en solo si elle en a deja entendu parler auparavant.

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