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Prendre conscience

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Son texte m’a particulièrement touché. Il y a quelques semaines, cette lectrice m’exprimait sa souffrance et sa prise de conscience au travers d’un mail. Les mots choisis reflètent ces émotions difficiles à avouer. Elle a accepté que je les partage ici …

Je suis tombée par hasard ce matin sur le reportage des Maternelles au sujet des « mères au bord de la crise », exactement moi la semaine dernière, et les semaines précédentes aussi pour être honnête ! J’y ai découvert les termes de burnout maternel et épuisement maternel.

Un déménagement et tout a basculé

Effectivement, pour moi aussi, ça s’est mis en place lentement mais sûrement, sur une longue période, en fait, depuis la naissance, il y a 7 ans, de ma deuxième, une petite fille. Entre l’aîné et sa sœur, des disputes et des grands moments de complicité aussi. Des jalousies et des grandes parties de rigolade. C’est difficile, mais on gère, comme tous les parents. Rien d’anormal ou d’exceptionnel.

Nous avons déménagé et changé de région en août dernier. Là, ça a commencé à dérailler. Mon aîné (9 ans et demi) menace de tuer sa sœur et me provoque avec des couteaux, des ciseaux, des cisailles. Je suis terrifiée, j’ai complètement échoué dans mon rôle de mère qui traite ses enfants de manière équitable et transmettant du bonheur. Je m’interpose, je le contiens avec force, beaucoup de disputes, beaucoup de mots blessants dans les deux sens, sur de longues et nombreuses semaines.

Je culpabilise

Je m’éloigne de lui. C’est son père qui gère le coucher avec lui. Je me garde ma fille. Ça fait maintenant 5 mois que ça dure.
Moi qui faisais sans cesse des activités avec mes enfants et avec plaisir, qui subvenais à leurs besoins de sécurité et d’épanouissement, je ne cherche plus qu’une chose : un refuge dans ma maison où me cacher et disparaître pour qu’on m’oublie.

Moi qui avais tant de patience et qui aimais aller à la découverte de tout, je ne suis plus qu’autocentrée sur ma souffrance, mon incapacité à gérer au quotidien et l’anticipation du dérapage qui entraînera cris, punitions et enfermement chacun dans sa bulle, à l’isolement sentimental. Nous conjuguons chaque jour le verbe râler à toutes les personnes et à tous les temps, comme un leitmotiv, comme une chanson qu’on partage en famille. Surtout je suis triste. Je n’arrive pas à pleurer, ça m’étonne. Comment continuer dans cette situation ? Du temps pour moi, j’en ai une journée par semaine, mais je n’ai guère d’envies particulières. Dans un mois, c’est mon anniversaire et je n’ai aucune idée de cadeau à donner.

Poser des mots sur les maux

Mon fils et moi consultons ensemble et séparément une psychologue qui nous a bien aidé depuis 3 mois, il faut le reconnaître mais nous sommes encore loin du but, je le sens bien. Peut-être qu’en mettant ce mot d’épuisement maternel sur mes émotions, je parviendrais à retrouver un peu de sérénité.

Les dernières nouvelles de cette maman sont encourageantes. Les voici :

Une prise de conscience salvatrice

Depuis que nous avons pris conscience du phénomène, mon mari et moi regardons notre fils autrement et je dois avouer que nous avons progressé tous ensemble assez vite. Nous le comprenons mieux et du coup nous parvenons à mieux l’écouter, en termes de qualité relationnelle, il y a de gros progrès de part et d’autre.

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