Quand l’épuisement mène à la mauvaise estime de soi

Maman

J’ai 30 ans, je suis maman de quatre petites filles de 5 ans 4 ans 21 mois et 3 mois. Ce sont mes amours, la prunelle de mes yeux, mais aujourd’hui je n’y arrive plus.

Je suis en congés parental depuis l’arrivé de ma troisième fille.  J’ai beaucoup de symptômes de l’épuisement maternel mais j’ai beaucoup de mal à me dire que je fais une dépression. En septembre 2013, mon mari a repris ses études pour devenir kiné. Il est beaucoup occupé avec sa formation (révisions et  périodes de stage où il n’est pas à la maison). Notre petite dernière n’était pas prévu au départ, et depuis ma grossesse je m’enfonce ….

Je n’arrive pas à comprendre d’où vient toute cette fatigue, moi qui suis plutôt dynamique et joyeuse. 

J’ai l’impression que quelqu’un a appuyé sur le bouton « OFF ». J’ai encore quelques moments de plaisir avec mes enfants mais ils se font de plus en plus rare … Je n’arrive plus à apprécier le temps où je joue avec elles.

Mon mari fait ce qu’il peut mais j’ai l’impression qu’il ne me comprend pas et puis en ce moment il est en stage donc présent à la maison uniquement le week-end et un soir par semaine alors il a besoin de souffler. Il m’a confié avoir l’impression de devoir être au top partout : ses stages, ses études, les filles qui sont forcement très demandeuses quand il est à la maison, sa maman dépressive.

J’ai l’impression d’être un  fardeau et quand je lui en parle, il s’énerve car il ne comprend pas pourquoi je dis ça … Alors je me cache pour pleurer.

Ça fait 4 à 5 mois que je sens cette fatigue monter, mes nerfs qui lâchent avec mes filles. Depuis une à deux semaines, c’est pire que tout. Je stresse pour tout. J’arrive à m’occuper de mes enfants mais j’ai l’impression de ne pas le faire correctement. J’ai l’impression de ne pas leur donner assez d’amour.

Je rêve de solitude, de partir toute seule au moins une semaine, de n’avoir à m’occuper que de moi, de ne plus entendre ce mot qui pourtant est l’aboutissement de mon rêve de vie. « MAMAN ».

Je ne me reconnais pas et j’ai honte. Je me dis que ce n’est pas normal car j’ai toujours voulu une grande famille mais aujourd’hui ma grande famille me pèse.

Je ne sais comment faire pour retrouver le gout de vivre à 6 …

2 réflexions au sujet de « Quand l’épuisement mène à la mauvaise estime de soi »

  1. Lara

    Bonjour!

    Je veux vous dire que je me retrouve totalement dans votre témoignage! Moi je n’ai que trois garçons, mais tout doucement insidueusement la fatigue et la déprime s’est installée.
    Alors peut-être que je ne suis pas la maielleure personne pour donner des conseils, mais je vais vous dire ce que je commence à faire et qui m’aide:
    -Reprendre en main ma santé (il existe des plantes fortifiantes), j’ai commencé à prendre une cuillère d’huile de gingembre chaque matin (avec du miel)qui est un remontant anti fatigue.Je vais bientôt recevoir des tisanes de ginseng que je prendrais aussi chaque matin.C’est aussi un remomtant, regrdez sur internet c’est plein de bienfaits.
    J’ai arrêté le café et le thé vert qui sont des excitants et qui puisent dans les énergies.Je prends des tisanes de verveine ou camomille qui sont apaisantes à la place.
    J’essai de m’accorder une petite sieste de 20min pendant que les enfants dorment. Perso une fois le grand de 4 an et le petit de 18 mois endormis vers 13H30, je m’allonge avec mon bébé de 4mois, je l’allaite allongée et là il s ‘endort aussi, donc c’est important de faire des siestes. je ne peux pas faire une sieste trop longue même si j’en avais envie, donc je fais 20 min, car je profite de ce temps pour étudier par correspondance la phytothérapie justement. Et le fait que je n’arrive pas forcément tout les jours à réviser, parceque j’ai du ménage en retard ou que je n’arrive plus à me réveiller après les vingts minutes malgrè le réveil me déprime, mais bon je me dis que je fais ce que je peux.
    J’essai aussi avec les beaux jours de sortir au parc avec une ou deux amies, (je n’ai pas de jardin chez moi) cela nous permet de les laisser jouer et de passer tous un bon moment. Ca m’a fait beaucoup de bien. Aussi je me force à prendre mon petit déjeuner devant ma fenêtre qui donne sur une belle vue de d’arbres et de fleurs au lieu de le faire devant la télé comme avant.Ce aussi ça ressource.
    DOnc prendre des plantes fortifiantes, tisanes apaisantes se ressourcer le plus possible dans la nature et faire des siestes.
    -Ensuite je pense qu’il y a l’aspect social. Personnellement j’ai l’impression que peu de personnes prennent la mesure de ce que je vis, comment je lutte au quotidien pour ne pas craquer et comment je craque forcément un jour ou l’autre. Ce que je me dis maintenant c’est que les gens qui ne me demandent pas comment je vais, que quand je leur explique ils n’ont pas l’air de comprendre je m’en fiche. Ce ne sont pas eux mes vrais amis, et si les vrais amis sont peu nombreux ce n’est pas important, l’important c’est la qualité même d’une seule relation. Et je pense qu’on peut toute trouver une amie à qui se confier devant qui pleurer et craquer. Et il ne faut pas hésiter. Perso je voulais toujours faire bonne figure, faire comme si tout allait bien et quand j’en ai parlé à une amie, elle était étonnée. Donc ne ps hésiter à en parler et à demander de l’aide si vous le pouvez à votre famille ou votre belle famille. Faire garder vos enfants de temps en temps ou la crêche aussi.
    Pour votre mari, moi aussi ce n’était pas facile de lui faire comprendre, Et puis avec notre stress, on n’a pas toujours la façon de parler qui aide, on est sur les nerfs, on se met en colère et le message met plus de temps à être compris. mais à force de discussion il a comprise ce que je vivais et il me soutient comme il peut. Je vous conseille de l’aider dans son rôle de père en le guidant vers ce que vous voudriez qu’il fasse concrètement, ce que vous attendez de lui dans la mesure de ses moyens. Je suis sûre qu’il va finir par comprendre si vous agissez avec le plus de compréhension et d’écoute vous aussi possible.
    -niveau organisation, il faut se laisser du temps. on m’a conseillé de prendre du temps même un quart d’heure pour moi pendant le ménage.Les jours où vos grandes sont à l’école.Faite une partie du ménage avec la petite dans les pattes ou qui joue dans sa chambre ou un parc, ensuite vous pouvez mettre la petite de 21 mois devant un dessin animé une demi heure ou une heure les jours où elle n’a pas crêche, comme ça vous pourrez prendre un peu soin de vous à ce moment là (maquiller, coiffer..). Et reprendre le ménage avec plus de plaisir. voilà après savoir sévir aussi quand elles font trop le bazarre toute ensemble en les punissant 10 min et en leur expliquant que maman a assez de choses à faire pour en gérer des enfants polissons, mon grand de 4 ans est parfois très énervé mais le fait de bien lui expliquer l’aide à mieux se tenir.

    Je donne des conseils mais je suis loin d’être parfaite et d’arriver à faire tout ce que je dis tout le temps, mais quand j’y arrive bien ça se passe mieux vraiment? Après il faut se refaire une santé, ça prend du temps quand meme c’est normal, surtout quand on enchaîne les grossesses.Il ne faut pas avoir honte, toute les mères galèrent, il ne faut pas se mentir! J’espère avoir été utile par mon commentaire, même si encore une foi je ne suis pas forcément mieux ou quoi, mais bon vraiment tout ces petits conseils cumulés, je suis sûre que je vais m’en sortir, et croyez le aussi, c’est normal, vous avez vos enfants en bas âge ils demandent beaucoup, vous êtes une bonne maman à partir du moment où déjà vous voulez le mieux pour vous et vos enfants. donc une bonne maman n’en doutez pas!
    fraternellement

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    1. Veniant

      Votre témoignage marque bien le passage vers la depression. Il faut trouver un moment pour en parler avec votre médecin. Vous avez besoin d’une semaine seule, sollicitez les amis, grands parents, oncles et tantes! Vous ne serez pas une mauvaise mère pour cela! Au contraire vous serez la meilleure des mère , celle qui a su protéger ses enfants en se protégeant elle même. Avoir une personne encore en étude quand on a un enfant je connais , c’est très dur à gérer mais il faut être honnête voir très cash avec votre conjoint une famille se construit à deux! Pas de cinquième roue! Il doit entendre votre détresse, il doit pouvoir vous aider à la supporter! C’est aussi son rôle. Trouvez un bon psychologue et parlez! C’est le meilleur geste libérateur que vous puissiez faire!
      Cordialement
      Marie

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