RTBF aborde le burnout parental

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Il n’y a pas qu’en France que les langues se délient au sujet de l’épuisement parental. La Belgique, et plus précisément RTBF, s’y intéressent également.

Si vous me suivez sur la page Facebook du blog, vous avez pu voir qu’une équipe est venue tourner à la maison il y a quelques semaines. Ce numéro de l’émission « Matière grise » portera sur le burnout de manière générale avec un focus sur l’épuisement maternel pour lequel j’ai accepté de témoigner. Si vous êtes belges, vous pourrez la regarder sur la Une le mercredi 24 février 2016, vers 22H50 et le samedi 27 février 2016, vers 15h30.

Il y a peu, l’émission de radio « vivacité », toujours sur RTBF, abordait elle-même le sujet avec Florence Beuken, éducatrice spécialisée, psychopraticienne et formatrice spécialisée dans les domaines de l’enfance et la parentalité qui a également approfondi la question de l’accompagnement des personnes en burn-out.

 

L’ensemble de cette émission est intéressant et quelques éléments m’ont interpelée.

La recherche de la perfection.

Dès le début de cet échange, la quête de la perfection, inhérente au fonctionnement de la société actuelle, est évoquée. Elle est présente dans tous les domaines (personnel, professionnel, familial, …). Une pression continue qui met nos nerfs à mal et qui, à terme, nous fait craquer. Les spécialistes appellent ça le sur-stress.

Le manque de reconnaissance.

Le métier de parents n’est pas valorisé mais ça, vous le savez. Trop de personnes pensent encore qu’élever des enfants va de soi. Or, ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Nous avons tous des problèmes. Il faut sortir de cette parentalité idyllique qui, soit dit en passant, est un joli mensonge. Être parent apporte évidemment un doux bonheur mais peu mener à bien des difficultés, pointées du doigt, si petites soient-elles alors qu’on ne nous dira qu’exceptionnellement que nous sommes de bons parents.

Séparation, reprise du travail … des solutions parfois radicales.

Une auditrice se confie : « Ce qui m’a permis de m’en sortir, c’est une séparation ». Pendant des années, pourtant en couple, elle a porté, seule, le quotidien de sa famille. Comme de nombreux parents, et c’est culturel, elle a mis ses enfants au centre de sa vie, un mode de vie qui ne lui convenait pas. Une phase de recentrage sur elle-même lui a fait prendre conscience de ce dont elle avait besoin, de ce qui était important pour elle. Elle a décidé de changer de vie. Comme 20 à 25 % des nouveaux parents, elle s’est séparée du père de ses quatre enfants. Penser à elle lui permet d’être plus disponible pour eux. C’est ce que confirme une seconde auditrice qui est, elle aussi, plus disponible et accessible pour ses enfants depuis qu’elle a repris un travail à temps partiel. Contradictoire, n’est-ce pas ?

Si ces deux solutions sont radicales, elles ne sont heureusement pas une fatalité !

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