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Apprenez à lever le pied !

LeverPied

Dans cette société qui prône le toujours plus, plus vite, l’efficacité, la perfection, difficile d’accepter avoir besoin, à un moment ou à un autre, de lever le pied. Et c’est sans compter sur notre éducation qui vient appuyer ce mode de vie. Combien d’entre nous ont été élevé(e)s par des parents qui ne se posaient jamais ?

Nous n’avons pas toujours conscience de notre fonctionnement. Pourtant, il peut nous mener loin, dans une sorte de Lire la suite

Usez et abusez des astuces de vacances

Vacances 2014

Lundi 1er septembre, dernier jour de vacances. Déjà …

Je dois avouer que je les appréhendais beaucoup. Certainement parce que l’année dernière, l’été a marqué ma descente aux enfers, les quelques semaines qui m’ont emportées au plus haut de l’épuisement maternel, au sommet du burn-out. J’ai littéralement explosé. Alors à l’idée de passer huit semaines sans répit, oui, j’avais peur.

Nous avions tout organisé pour que tout se passe au mieux. Nous avons mis en place une sorte d’alternance de périodes seule avec les enfants et de périodes plus cools pour moi. Je n’ai pas passé plus d’une semaine seule avec mes fils. J’ai même passé dix jours chez mes parents sans mon mari qui, lui, a dû rentrer pour travailler. Une grande première. Ce mois passé chez mes parents, déchargée de toute intendance, avec pour seule obligation de m’occuper de mes fils m’a fait un bien fou.

Nous avons parcouru près de 4 500 km alors que, jusque là, petit bonhomme ne supportait pas de rester plus de 1h30 en voiture. Je ne sais par quel miracle, tout s’est particulièrement bien passé. Une agréable surprise.  La clé a surement été nos arrêts fréquents (toutes les deux heures environ) selon les besoins des enfants. Une heure de pause en moyenne. Nous n’avons pas regardé la montre et finalement, nous ne sommes jamais arrivés à des heures déraisonnables.

Aussi, nous avons passé une semaine en famille, à la montagne. Un célibataire, un jeune couple sans enfants, des retraités « ou presque », et nous avec nos deux enfants. 12 personnes et presque autant de manières de vivre différentes. La plupart est habituée aux rythmes un peu décalés sauf que nous, avec nos deux loulous, nous étions les casses pieds de service qui ne pouvaient faire déjeuner les enfants à 15h, diner à 21h et ignorer les siestes nécessaires pour petit bonhomme. Avant de partir, nous étions particulièrement perplexes quant au fait de trouver un rythme qui convienne à tout le monde. Alors, avec mon mari, nous avons décidé de prendre en compte, en priorité, celui des enfants quitte à nous mettre parfois à l’écart du groupe. La méthode a très bien fonctionné.

Déjà lorsque nous avons planifié nos vacances, nous avions décidé de voyager léger. Je vous en avais d’ailleurs parlé dans un de mes billets. C’était pour nous une manière de passer des vacances plus zens et détendus en se débarrassant du superflu. Cette décision était une merveilleuse idée. La voiture n’aurait de toute façon pas pu le contenir …
Ce mode de fonctionnement a permis aux enfants de grandir et de franchir de nouvelles étapes. Grand bonhomme a abandonné le rehausseur pour manger et petit bonhomme a définitivement quitté la turbulette et le lit parapluie. Pour le plus grand plaisir de leurs parents !

Ces cinq semaines de vadrouille ont été l’occasion d’oublier la montre, de retrouver un rythme naturel et d‘apprendre aux enfants à s’adapter.
Sans faire de siestes et sans dormir plus la nuit, je me sentais moins fatiguée. La journée, nous avions le temps de faire tout un tas de choses. Petit bonhomme qui s’adaptait très difficilement jusqu’à présent nous a étonné de nombreuses fois. Maintenant qu’il sait faire une sieste dans la poussette, accepter de grignoter un morceau de pain en attendant le repas, dormir malgré le bruit ambiant, … la vie quotidienne est nettement plus facile et beaucoup moins stressante pour nous, ses parents.

Grâce à tout ce que nous avons mis en place pendant les vacances, souvent tout à fait naturellement, je suis rentrée totalement déconnectée, comme hors du temps. Comme si j’avais vécu dans un autre monde pendant des années. Je me suis retrouvée à ne plus savoir qui je tutoyais et qui je vouvoyais en rentrant chez moi … Et même à fouiller dans les placards pour retrouver la vaisselle … J’avais tout oublié, jusqu’au numéro de téléphone de la maison lorsque j’ai voulu téléphoner à mon mari ! Et surtout, j’étais loin de mes angoisses. Elles ne m’ont pas rendu visite le temps des vacances et ça, c’était inespéré.

Au lieu d’être difficiles, ces vacances m’ont fait du bien.
J’ai passer deux mois avec mes enfants.
Deux mois pour renforcer et transformer nos liens.
Deux mois pour observer grandir encore et encore la complicité entre mes deux loulous.
Deux mois que je ne pourrais certainement jamais revivre parce que mes enfants vont grandir bien vite, parce que l’été prochain je travaillerai à nouveau.

Mes 6 « bonnes » habitudes pour une année plus zen

Après deux mois souvent plus cool pour les uns et les autres, nous redoutons quelque peu l’effervescence de la rentrée et des rythmes de chacun associés les uns aux autres.

Beaucoup d’entre vous ont déjà repris le chemin du bureau mais gardent encore un air de vacances au quotidien. Ce dernier s’envole bien vite dès que les enfants retournent à l’école, au profit d’un rythme beaucoup plus speed, stressant, qui nous fait courir sans cesse après le temps.

Depuis quatre ans que je suis maman, j’ai mis en place quelques astuces et règles de vie qui me facilitent le quotidien et qui me permettent d’être plus zen tout au long de l’année.
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Témoignage de Sophie

Maman de deux enfants de 20 mois d’écart.

Ayant eu une grossesse difficile avec déni de grossesse, l’arrivée de ma fille n a pas été d’une grande joie.
J’ai eu un accouchement très difficile, j’étais très très fatiguée et je rejetais ma fille car je la tenais pour responsable.

Avant de devenir maman, je dormais au moins dix heures par nuit. Après l’arrivée de ma fille, je ne pouvais dormir plus de cinq heures. J’ai cumulé beaucoup de fatigue et je ne supportais plus ma fille. Dès qu’elle pleurait, je lui hurlais dessus jusqu’à lui mettre parfois des claques tant elle m’énervait. J’en arrivais à avoir envie de la jeter par la fenêtre. Jusqu’au jour où je me suis rendue compte que je devenais comme mon « vrai » père, lever la main sur sa fille alors qu’elle n’est encore qu’un bébé.

J’en ai parlé a mon médecin qui m’a dit que la fatigue n’aidait en rien. Ensuite, quand elle pleurait au lieu de m’énerver j ai commencé à essayer de la calmer et si je n’y arrivais pas, je la laissais dans son lit et allais dans une autre pièce jusqu’à ce que je me calme. Depuis je n’ai plus jamais levé la main sur elle. Je me voyais comme un monstre de faire ça. Je n’avais aucune excuse. La fatigue seule n’excuse pas un tel comportement.

J’ai eu ensuite un petit garçon qui n’était pas facile. Il pleurait tous le temps, confondait le jour et la nuit mais avec ce qui s’était passé avec ma fille, j’avais appris la leçon et je suis restée très zen.

J’ai commencé a prendre des moments pour moi, ce qui m’a beaucoup aidé. Aller travailler me permettait de m’évader un peu et de souffler. A ce jour, je maintiens toujours des petits moments a moi et ça va beaucoup mieux.