Ce que l’épuisement maternel m’a fait vivre – MamLucile, auteur du blog

wpid-2014-08-25-22.19.22.jpg.jpeg

Maman pour la seconde fois, je suis ravie, comblée. Je vais vite devenir une maman épuisée.

Ayant deux enfants en bas âge, je décide de prendre un congé parental. Je me consacre à cent pour cent ou devrais je plutôt dire à deux cent pour cent à mes enfants. Les circonstances vont évincer mon « MOI », je ne vais plus exister pendant une année. A plus de cent pour cent, je me dévoue à mes enfants, ma famille. Epuisée, je vais devenir.

Quinze jours après sa naissance, notre bébé s’est transformé en « Loulou kangourou ». Les pleurs à longueur de journées et de nuits commencent alors. Hurlements, assis comme allongé. La seule position acceptée est au chaud, contre nous, dans l’écharpe de portage. Enfin, 90% du temps, contre maman, le reste, contre papa. A cette période, il fait quarante degrés à l’extérieur. Insoutenable mais il le faut puisque « Loulou Kangourou » ne se sent bien que dans cette position.

Plus le temps passe, plus les pleurs deviennent des cris, des hurlements et moins « Loulou kangourou » a de moments sereins, calmes. Plus la vie devient cauchemar. L’écharpe est devenue une seconde peau. Mon fils, un cinquième membre.  

Malgré la chaleur, je sors tous les jours pour que les enfants prennent l’air. Une journée sans sortie et mon ainé est intenable. Je perds des litres d’eau, j’ai chaud, je puise déjà dans mes réserves d’énergie. Jamais je n’aurais soupçonné qu’il était possible de faire autant de choses avec un bébé en écharpe. Dans son cocon douillet dès 7h du matin, parfois plus tôt, « Loulou Kangourou » ne le quitte que vers minuit avec de minuscules pauses pour la tétée ou pour que je puisse me doucher. Douche prise dans les hurlements.

Je dois apprendre à TOUT faire, d’une main, en portant mon enfant tétant mon petit doigt au chaud dans l’écharpe de portage : Cuisiner, ranger les jouets étalés au sol, m’occuper de mon ainé, manger (difficile avec quatre à huit kilos sur l’estomac), aller aux toilettes, passer l’aspirateur et la serpillère, ….

La nuit, nous subissons les nombreux réveils et cris de notre petit bonhomme. Nous allons jusqu’à quatre tétés en à peine quelques heures. Nous dormons rarement par tranches de plus d’une heure. Il n’est pas rare que « Loulou kangourou » dorme couché sur mon ventre pour que nous ayons quelques heures de répit. Mais le sommeil ne peut être réparateur dans de telles conditions.

Beaucoup ne comprennent pas la situation. Nous entendons trop souvent « mais laisse le pleurer, il finira bien par se calmer », « il sait que vous allez céder, il vous fait des caprices », « vous l’écoutez trop », « c’est à vous de faire la loi », « donnes lui moins souvent la tété », « fais le dormir dans sa chambre ». Si les choses étaient si simple …Maman comblée, définitivement, je suis épuisée. Siamoise avec mon enfant, MOI, je n’existe plus.   

Il y a un problème, j’en suis persuadée. Avec les médecins, nous allons devoir nous battre pour nous faire entendre. La situation ne cesse de se dégrader. Les tétés deviennent une corvée, « Loulou kangourou » ne fait que de se débattre. L’écharpe ne suffit plus, il faut maintenant faire les cent pas dans la maison, marcher encore et encore malgré l’épuisement pour apaiser mon enfant. Des heures à faire des aller retours dans la maison, à chantonner. Manger en marchant, fermer les yeux en marchant pour se reposer un peu. Impossible de s’asseoir, de rester statique, les hurlements reprennent. J’en arrive à aller me promener matin et après midi alors que je n’ai plus de forces. Je préfère sortir que rester dans la maison, ma prison. Bien souvent, les balades sont une bataille. Soit « Loulou kangourou » se met à hurler sans aucune raison à priori soit mon ainé refuse de rentrer, de marcher. Gérer la crise me demande plus d’énergie que ce que j’ai en réserve.

Impossible de faire une sieste, les enfants ne dorment jamais en même temps. Les rares fois où ils sont synchronisés, je n’arrive pas à dormir, de peur que « Loulou kangourou » ne se réveille à tout moment en hurlant. Et puis ses siestes ne durent pas plus d’une trentaine de minutes. Les nuits ne sont pas meilleures. Les tétés se font plus rares mais les réveils sont très fréquents. Mon mari prend le relais, « Loulou kangourou » dort à ses côtés mais je suis réveillée par ses pleurs, même quand il dort. Je suis sur le qui-vive, vingt quatre heures sur vingt quatre. J’ai l’impression de devenir folle. Je suis devenue l’esclave de mon enfant. Je me sens persécutée. Ces enfants que j’aime tant me semblent être mes bourreaux.

J’aimerais juste assouvir mes besoins primaires : dormir et manger. Chaque jour, je hurle pour obtenir un peu de calme. Je n’obtiens que la terreur sur le visage de mon ainé Je n’en peux plus, je veux du calme, je veux dormir, je suis à bout. Chaque jour, j’ai des vertiges. Un tournis continuel dès le levé. Effet de la fatigue extrême. De rage, je tape sur les portes, sur les murs pour ne pas faire de mal à ce qui m’est de plus cher au monde, mes enfants. Je me fais mal au pied ou à la main. Souvent, j’ai envie de sauter par la fenêtre. Ni pour me faire mal, ni pour mourir, juste pour me sauver de cette situation infernale qui me fait mourir à petit feu. Je mourrai de fatigue, j’en suis persuadée. Pour la première fois, je comprends ces femmes qui ont des gestes atroces. Suite à certains faits divers, je me disais souvent « Comment peut-on faire une telle chose à ses enfant ? Comment peut-on abandonner ses enfants, qu’on aime tant ? » Simplement parce qu’il n’est pas facile d’être compris, écouté, soutenu dans une situation aussi difficile. La limite peut être très vite franchie quand on se retrouve seule dans cette situation. Et puis, n’est ce pas mieux parfois de se sauver quand on sent que les limites vont être franchies, que c’est soit je reste et je meurs à petit feu, soit je pars et je nous sauve tous …    

Et vers qui se tourner ? Le médecin nous dira que je suis épuisée, que je dois me reposer mais comment se reposer quand son enfant se réveille plus de 10 fois par nuit, quand on l’entend son enfant pleurer même quand ce n’est pas le cas ? J’ai parfois l’impression de devenir folle, constamment  sur le qui vive. Un professionnel des urgences psychologiques me dira que je dois prendre du temps pour moi. Mais comment est ce possible quand on n’en n’a plus la force, quand manger, se laver est déjà une épreuve épuisante ? Comment profiter d’un temps pour soi quand on ne peut prendre ne serait-ce qu’une une douche sans entendre hurler ?

J’ai de la chance, j’ai un mari qui a toujours été là, qui a toujours fait de son mieux pour m’épauler, nous sommes deux, je ne suis pas seule. Jamais je n’ai fait de mal à mes enfants, jamais je n’ai franchi le pas de me sauver. Toujours, j’ai puisé au fond de moi, au-delà de mes réserves. Je le remercie du fond du cœur.

Malgré la situation difficile que nous vivons et les diverses alertes lancées auprès des médecins, le quotidien ne cesse encore de se dégrader.          

Pourquoi n’arrivons nous pas à nous occuper de notre enfant alors que nous y sommes arrivés une première fois ? Que faisons-nous de mal ? Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? Nous alertons à nouveau les médecins du comportement de « Loulou kangourou » mais aussi de mon état d’épuisement physique, le psychique commence lui aussi à faiblir. Aucun ne comprendra notre calvaire quotidien. Nous aurons tout entendu. « Il a besoin de sa maman, ça va passer » « Il a des coliques, attendez ses trois mois mais ça peut durer jusqu’à six mois » « Laissez le pleurer, il finira par se calmer » « Vous lui donnez trop à manger, le sein, ce n’est pas à volonté, il faut limiter » Nous devons nous battre encore et encore mais rien n’y fait. Les médecins ne réagiront que lorsque « Loulou kangourou » passera, un soir, deux heures à pleurer non stop sans que quoi que ce soit ne le calme. Il refuse même de manger, ce qui n’est pas dans ses habitudes. Nous consultons en urgence. Le médecin de garde diagnostique une œsophagite aigüe causée par un reflux interne. Depuis un mois et demi, notre bébé hurlait de douleur et personne ne nous a pris au sérieux ! Non, nous n’étions pas fous, nous nous en occupions correctement.

Nous voilà soulagés, enfin la lumière au bout du tunnel … C’est ce que nous croyions … Les douleurs s’amplifient à nouveau. A plusieurs reprises, nous consultons en urgence. A chaque fois, nous devons augmenter le traitement. Le même scénario se répète inlassablement. « Loulou kangourou » va avoir cinq mois, il souffre toujours énormément et nous ne pouvons toujours pas dormir. Ma vie se résume à gérer le calvaire de notre quotidien.

Mon fils a un problème et toute la famille en souffre. Quatre mois de calvaire quand notre petit bonhomme est diagnostiqué intolérant aux protéines de lait de vache. Nous adoptons donc un régime alimentaire adapté. En quelques jours, « Loulou kangourou » accepte la position assise ou allongée. Un mois plus tard, les siestes se font dans le lit. L’écharpe est de moins en moins utilisée. Les choses se remettent en place petit à petit. Les réveils nocturnes sont encore très nombreux, plus d’une dizaine mais les journées deviennent plus agréables. Les pleurs ne sont plus permanents, les siestes s’allongent de semaines en semaines. « Loulou kangourou » reste un petit dormeur. La sieste du matin est assez courte, la sieste de l’après midi, n’est pas légion et les fin de nuits sont excessivement matinales. Il n’est pas rare que nous soyons levés à 5h du matin ou éveillés de 2h à 4h, sans que notre petit bonhomme ne veuille dormir … Le reflux le fait toujours souffrir.

Le quotidien est toujours très compliqué, fatiguant, épuisant. Comment se remettre de près de six mois de sommeil plus que chaotique ? Comment récupérer quand les enfants nous demandent autant d’énergie ? Comment retrouver de l’énergie quand le quotidien nous épuise ? Au total, j’aurais passé une année hors de moi, à finir par agir comme un automate pour me protéger de la folie, me sentir mourir à petit feu. Pendant une année, je me suis totalement oubliée. Je n’ai vécu que pour mes enfants et mon mari. J’ai tout fait pour leur faciliter la vie. J’en ai oublié l’essentiel, moi. J’ai donné plus d’énergie que ce que j’avais en réserves. Étonnant de voir jusqu’où le corps est capable de puiser, d’aller au-delà de ses limites, de chercher des ressources insoupçonnées. J’ai passé une année à faire en sorte que « Loulou Kangourou » aille mieux, à essayer de le soulager puis à l’aider à retrouver un comportement normal. Six mois de souffrance laissent des blessures profondes, seul le temps peut les panser. La cicatrisation est si lente, les progrès se font pas à pas. Une année sera nécessaire pour qu’il retrouve le comportement classique d’un enfant de son âge.

Je n’avais plus la force mais je devais le faire, je devais assurer.  J’avais l’impression de ne plus exister.  Je doutais de mes capacités à m’occuper d’un bébé. J’avais rarement l’occasion d’échanger de réelles conversations avec des adultes. Je ne discutais avec personne quand je me promenais avec les enfants la journée. Aller au parc ? Impensable, je n’avais plus la force de prendre le risque que « Loulou Kangourou » se mette à hurler alors que je m’occupais de mon ainé qui se serait mis à faire une colère si j’avais du lui dire que nous devions rentrer car son frère était inconsolable. Je ne pouvais plus, je n’y arrivais plus.

Les conversations lors des soirées ou repas avec des personnes de notre âge ne m’aidaient pas à aller mieux. Personne ne comprenait la situation dans laquelle nous nous trouvions. Personne n’imaginait à quel point notre quotidien était difficile. Personne …

Aussi, j’avais de plus en plus l’impression d’être inintéressante, inexistante, je perdais confiance en moi, pas à pas. Ceci dit, mes conversations n’étaient pas des plus attractives. Je ne cessais de parler couches, biberons et de me plaindre que c’était difficile, que j’étais suis épuisée. Mes interlocuteurs stoppaient vite la conversation.

Peu de personnes s’intéressaient à mon quotidien, me posaient des questions. Beaucoup pensaient que puisque j’étais à la maison, puisque je l’avais choisi, les choses étaient faciles, je passais des journées tranquilles, reposantes, libre de faire ce que bon me semblait.

Personne n’imagine ce que peut être la vie d’une maman au foyer, une maman de deux enfants dont un a des problèmes de santé, certes, pas graves, pas vitaux mais qui ont tout de même des conséquences importantes sur le quotidien.

Prendre une douche m’épuisait. Laver les enfants m’épuisait. Une dizaine de couches à changer chaque jour me donnait la sensation d’y passer ma journée. Sans compter le nombre de fois où je devais changer complètement « Loulou Kangourou » à cause des effets indésirables de ses allergies que nous n’avions pas encore détectées. J’essayais de cacher la fatigue en me maquillant, chose que je ne faisais plus depuis une bonne dizaine d’années, que je trouvais futile mais qui devenait utile. L’impression d’avoir meilleure mine m’aidait à trouver le courage d’avancer. Je vivais hors de moi, hors de mon corps, pour ne pas craquer. Je faisais les choses machinalement, j’avais des soucis de mémoire, je ne me rappelais plus si j’avais ou non fermé la porte à clé, éteint le four, donné à manger au chat. Mon corps n’en pouvait plus, n’avait plus de forces. En à peine plus d’un mois, j’ai perdu cinq kilos, à cause de la fatigue. J’avais des vertiges, la tête qui tournait, de plus en plus fort, de plus en plus souvent, puis, tous les jours, toutes les nuits, vingt quatre heures sur vingt quatre.

Excédée, mes nerfs ont lâché, un vendredi matin. Comme depuis des mois, dès le réveil « Loulou Kangourou » pleurait. Mon mari allait partir au travail. Ce jour là, je n’avais pas la force de gérer la crise, de passer la journée dans les pleurs, les cris, les hurlements. Mon mari est resté près de moi, je le suppliais de trouver une solution, je le suppliais de nous sortir de là.    

J’ai profite du printemps pour m’aérer chaque week-end, seule. J’allais marcher ou courir au bord de l’eau. Une heure, rien que pour moi, au calme, sans aucun bruit, au bord de l’eau, ce paysage qui m’apaise tant. Une heure par semaine, à la fois si peu et tellement ressourçant. Juste une heure de calme, pas de bruit sans risque d’entendre un hurlement à tout moment.

Mes efforts n’ont pas été vains. « Loulou Kangourou » a évolué petit à petit. Son comportement redevenu normal. Chaque pas a été une victoire, nous reculions parfois pour mieux avancer ensuite. Les nuits n’étaient toujours pas meilleures. Juqu’à ses 18 mois, nous allions jusqu’à quinze réveils par nuit. Jamais moins de cinq. Je n’arrivais pas à récupérer, à retrouver des forces. Ma descente en enfer s’était arrêtée mais je n’arrivais pas à remonter.

Presque une année après avoir commencé à m’oublier, j’ai fait un malaise dans la rue lors d’une de nos balades quotidiennes avec les enfants. J’ai eu très peur. On m’écoute enfin, mon épuisement est reconnu, un burn out / épuisement maternel est diagnostiqué, je suis enfin prise en charge après huit mois d’appels au secours …

159 réflexions au sujet de « Ce que l’épuisement maternel m’a fait vivre – MamLucile, auteur du blog »

  1. ceolyne

    🙁 j’ai pleuré en vous lisant, je me suis revue il y a 3 ans, incomprise, seule, l’impression que mon cœur va s’arrêter dés que je l’entendais pleurer, je priai pour qu’elle s’arréte, j’ai fini par douter moi même, peut être que c’était vrai, mon bébé allait bien mais moi j’avais un problème relationnel? finalement non, 2 oesophagites pour enfin trouver un vrai pédiatre mais comme vous dites, il faut se reconstruire et se n’est pas le plus facile.

    Répondre
    1. Pa

      J’ai été touchée par votre histoire. Jeune maman d’un bebe de 5 mois, les débuts ont été difficiles mais quand autant que vous. Vous avez eu beaucoup de courage, ainsi que votre mari.

      Répondre
    2. merieau

      bonjour j ai 5 enfants dont un nee avec une maladir genetique 4 opoeration 1 ans d hopital et gere les 4 autres enfant qui pleur la nuit qui se fache mais pas lme choix c est mon role de mere de gerer tous a la fois ?se textye est touchant certe mais moi aussi j ai fait des malaise de fatigue ete anemier mais pour moi a mon avis cette maman qui appelle sont fils loulou kangourou c est elle la responsable on ne prend pas un bebe h 24 sur soit qu il pleure ou non qu il souffre ou pas c est pas la solution c est pas la methode c est eel qui a voulu que son enfant reste coller a elle .je vous affirme que mon fil a souffert pendant de long moi ou le seul medicament etait la patient ettendre en le voyant souffrir donc je sais de qupoi elle parle mais elle est rentre toutes seul dans cette situation elle a decider en agissant de la sorte .oui le burn out existe oui lme depretion apres une naissance existe mais la ce qu elle decrit c est autre chose pour moi elle n est pas faite pour crester a la maison gerer ses enfants mais plutot de travailler et confier a uune nourice .elle recommencera a etre depressif si elle reste chez elle h 24 avec ses petit .moi je gere aujourdui encore mais 5 enfants seul mon petit malade va mieux meme si il est constament malade grippe ashme enfin tous c est petite maladie du quotidien en plus de sa maladie mais c est mon role je suis epuiser je le leve fatiguer mais reprend de la force en les regardant rire manger boire s hibiller je suis heureuse de les voir m epuiser je me sais bien meme si je suis a bout leurs rire c est mes force .courage a toutes les mamans ne vous laisser pas abattre par un bebe qui pleure un enfant qui dort pas ou autres rester forte et plus vous vous dire que vous etes a bout plus vous sere a bout c est dans la tete .

      Répondre
      1. saint-etienne

        Bonjour,
        Je trouve votre message indécent.
        Cette maman ose témoigner d’une situation dramatique qui la culpabilise. Ce dont elle a besoin c’est de soutien.
        Comment osez-vous la juger ainsi?
        Votre bébé est victime d’une maladie et cela a dû être terrible pour lui, pour vous, pour toute la famille. Je compatis avec votre douleur et ne la minimise aucunement.
        Mais connaissez-vous réellement ce qu’est un RGO sévère? je vous invite à lire différents témoignages de mamans ayant vécu la même expérience, ils sont tous similaires. Toutes les mamans ayant des bébés avec des RGO sévères sont responsables d’une pareille situation selon vous?! En quelques mots, je vous explique qu’il s’agit de remontées très acides et douloureuses qui viennent littéralement brûler l’oesophage du bébé. La position verticale est le seul moyen de soulager bébé car les lois de la gravité agissent de manière à ce que l’acide reste d’avantage dans l’estomac et remonte moins dans l’oesophage. Donc seule la prise au bras ( à la verticale) soulage bébé.
        Non, cette maman n’a pas choisi cette situation. Elle n’en ai pas responsable. Elle a fait de son mieux face à la situation dans laquelle son bébé se trouvait. Et elle a bien fait car il n’y a malheureusement rien d’autre à faire. Les traitements contre le RGO sévère s’avérant la plupart du temps inefficaces.
        Elle aurait donc dû selon vous laisser son bébé souffrir alors qu’elle avait les moyens de le soulager par la prise au bras?
        Auriez-vous renoncé à toutes alternatives permettant à votre bébé de moins souffrir?
        Je suis indignée non pas par le fait que vous ne compreniez pas la situation (il faut la vivre pour comprendre à quel point c’est difficile). Je suis indignée par le fait que vous vous permettiez de lancer des jugements sans fondement envers une maman désespérée, épuisée, déjà culpabilisée.
        Ce type de commentaires gratuitement méchants ne font qu’enfoncer un peu plus des mamans qui sont déjà dans le désarroi.
        Pourquoi un tel comportement?
        Vous n’êtes sans doute pas arrivée sur cette page par hasard?!
        Vous être vous même un maman qui vit un épuisement maternel (inavoué?) et qui cherche du soutien?
        Ou bien prenez-vous simplement plaisir à venir enfoncer le moral déjà bien bas de mamans, en les jugeant et en leur témoignant de votre force et de votre courage selon vous supérieur à la leur?
        Malgré mon ironie, je ne minimise pas votre courage. Etre une maman au foyer de cinq enfants demande une force à toute épreuve, et vous semblez plutôt bien gérer, ce qui impose le respect.
        Mais le burn out maternel existe bel et bien, et si vous avez de tels commentaires c’est que vous ne le connaissez pas.
        Il ne suffit pas non plus de se convaincre qu’il ne faut pas céder à la dépression pour en sortir.
        c’est une maladie. La méthode coué n’a aucune efficacité sur ce genre de pathologie.
        Inutile d’être cruelle. Vous n’avez pas besoin de minimiser la souffrance des autres pour vous valoriser. A l’unanimité, je pense, vous imposez le respect pour ce que vous menez de front au quotidien. Peut être un peu moins par vos attitudes irrespectueuses envers des mamans fébriles.
        Alors, s’il vous plait, un peu de gentillesse, de compassion, et de respect.
        Vous avez le droit de ne pas comprendre certaines situations, mais vous avez aussi tout à fait le droit de vous abstenir d’émettre des critiques lorsqu’elles sont blessantes. D’autant qu’elles constituent une perte de temps dont vous devez déjà terriblement manquer.

        Répondre
        1. MamLucile Auteur de l’article

          Bonjour, Merci pour votre réponse à ce commentaire. Il me fait chaud au coeur. Vous exprimez tout ce que j’ai ressenti en le lisant sans dénigrer l’énergie que doit lui demander d’être mère de 5 enfants. Bref, je n’avais pas répondu car je ne savais pas mettre clairement mon ressenti « sur papier ». Vous l’avez fait à la perfection !

          Répondre
          1. Ju

            Je trouve votre témoignage extrêmement courageux. Mon fils de 4 mois souffre de reflux interne. A toujours besoin d être dans mes bras. Je ne profite plus de mes 2 autres enfants. Son grand frère qui a à peine 13 mois de plus m ignore et ne voit plus que par son père et ma grande fille de 9 ans pense qu on la laisse tomber. Je comprends tellement tout votre témoignage. Je suis également exténuée et tout le monde m insupporte. Tout le monde y va de son petit conseil et cela devient horripilant. Je culpabilise encore plus…. Merci pour tout ce que vous avez écrit, vraiment.
            Le 29 novembre l émission la maison des maternelles traitera du rgo. J’ai donné mon témoignage à une journaliste. Mais je n’ai pas été « retenue » pour faire l émission. J espère que le sujet de l épuisement sera traité. Il faut en parler pour que les parents de bébés rgo ne se sentent pas seuls ou horribles d en arriver à ne plus supporter les pleurs incessants de nos bébés en souffrance…
            Merci encore pour votre témoignage

          2. Sana

            Vraiment cete incroiblement decrit , jai bq aimer la frase je nexiste pas
            Je me reconais tres bien dans cette histoir dans ces paroles bien choisi mon histoir a moi se poursuit encore et en faite moi je ne suis pas encore arriver au kao mais je ne le vois pas tres loin ……

    3. Milhane

      Bravo pour ce témoignage très sincères.
      Je vis la même situation j ai un fils de 2 ans ne avec une malformation très grave donc opération à la naissance puis deux mois d hospitalisation j ai aussi un bébé d un an lui est très calme mais le grand est très difficile depuis la naissance je l avais sur moi h24 jusqu’à ses 6mois et aujourd’hui je n’ ai même plus le temps de prendre une douche je n ai personne pour m aider si ce n’ est mon mari qui n a aucune partiente avec l ainé qui est très colérique et qui n arrête pas du matin 8h30 jusqu’au soir minuit tout ça sans sieste depuis plusieurs mois je souffre de vertiges et j ai de plus en plus de mal à me contrôler mais je me force pour ne pas faire de mal à mes enfants qui n ont pas mérité ca mais c est très difficile quand on est seule et que l on a personne avec qui parler. Pour tout ça votre témoignage m a beaucoup servi ae sentir moins seule Merci

      Répondre
  2. Ping : En parler, oui, mais à qui ? | Epuisement maternel

  3. Ping : Jour pour jour | Epuisement maternel

  4. Ping : Deux mois ! | Epuisement maternel

  5. minutepapillondesiles

    J’ai vécu la même chose… mon fils était exactement pareil. Qd il a eu 15j je me suis dit « il a un reflux, c’est pas possible ». J’ai mis 2 mois à convaincre un médecin. Hospitalisé (à 2 mois et 1/2 donc) pour une bronchiolite, je lâche au pédiatre: « il pleure tout le temps, tellement qu’il a la voix cassée… » . Le pédiatre ausculte mon fils et me répond: « il n’a pas la voix cassée parce qu’il pleure, il a une oesophagite, il doit avoir un relux interne ». Là, j’ai été soulagée parce qu’on allait aider mon fils, puis est venue la culpabilité de ne pas avoir su me faire entendre parce que je savais…
    Il a fait sa première nuit (6h) à 14 mois… aujourd’hui il a 3 ans et demi et il va beaucoup mieux…

    Répondre
    1. Laure

      Le mien avait un reflux. Position à 45 degrés pour dormir, et douleurs à l’oesophage. Je savais qu’il allait avoir mal et il allait pleurer. J’ai choisi de garder de forces, car une mere folle de fatigue ne sert à rien. Il dormait dans la chambre au rdc et moi et mon époux à l’étage. Je me réveillée avec le réveil de 3 en 3 heures pour lui changer et donner le biberon. Une fois fini il faisait son rot, puis je lui reposait même s’il pleure, je refermait la porte et j’allais me coucher. Le matin une femme de ménage venait tous les jours de 8h à 18h. Le grand de 2 ans allait à la crèche. Je pouvais donc m’en occuper de mon nouveau né, mais il était hors de question de l’avoir tout le temps aux bras. Vers 3 mois j’ai trouvé une nounou, et je suis retournée au travail. Notre enfant à pleure 4 mois la nuit et le jour, mais il était hors de question de lui laisser transformer notre vie en enfers. Il avait sa chambre. Une nuit je me suis levée à 3h pour lui donner le biberon, quand je me suis approchée de sa porte il y faisait silence, il dormait comme un ange… À 4 mois il faisait ses nuits: 23h30 à 6h. Aujourd’hui il a 16 ans toujours mal à l’oesophage… Et il ne m’en vaut pas.
      Vous êtes surtout pas préparées a être mères… Vous êtes trop ‘estressees, trop angoissées. Vous gérez mal vous mêmes, même avant d’avoir des enfants. Alors oui, il vous faut des psy, des mamans, des maris, des assistantes sociales.
      Je suis dure peut être, mais un conseil: ne croyez pas que porter dans votre ventre maternelle « éternellement » vos enfants servira à apaiser leurs souffrances. Bébé pleure ? OK. 1 – fièvre? 2- soif faim (je donne mon lait dans le biberon ainsi je suis sûre de la quantité prise)? 3- chaud? 4 -froid? 5- vêtement avec étiquette qui gêne? Réponses : Non.
      « Alors maman t’aime mais il faut faire dodo ». Au lit, porte ferme et dans 3h.

      Répondre
      1. MamLucile Auteur de l’article

        Je suis d’accord avec vous sur le principe. Je suis d’accord sur le fait qu’on s’inquiète bien trop souvent pour « rien » ou trop vite.

        Maintenant, pour votre enfant, le diagnostic avait été posé et vous avez choisi ensuite de le laisser pleurer. C’est votre droit et bien loin de moi l’envie de juger qui que ce soit, surtout si ça vous convenait 🙂 En revanche, mon fils n’avait pas été diagnostiqué. Nous savions que quelque chose n’allait pas mais les médecins refusaient de nous entendre. Les pleurs ont stoppés lorsqu’il a été pris en charge même si son sommeil a mis du temps à revenir à la normale mais malheureusement, j’étais déjà à bout de forces …

        Quant à sa souffrance, comment aurais-je pu ne pas la soulager alors que je le pouvais ne serait-ce qu’un tout petit peu ? Lorsque nous avons mal, nous, adultes, nous faisons bien en sorte de nous soulager.

        Je crois aussi qu’aucune situation n’est comparable à une autre même si chacun peut se retrouver dans le vécu d’autres parents. Votre retour d’expérience pourra peut être aider d’autres mamans.

        Répondre
        1. Sigsou

          Je suis bien d’accord. Je n’avais plus de force également pour ma fille qui a aujourd’hui deux ans. Mais je ne pouvais supporter de la voir souffrir et pleurer. Ce qui m’a « sauvé » c’est le cododo. Elle n’était bien qu’en contact, mais alors comment dormir avec un bebe constamment accroché. A l’époque je ne le disais pas car cela était mal perçu par le corps médical et la société. Je comprends votre vécu. Et je sais combien la fatigue peut anéantir. L’incompréhension des autres n’aident pas. Je vous trouve très courageuse. Votre récit prouve qu’il y a un vrai problème social et médical dans la parentalité et l’accompagnement après la naissance d’un bebe.

          Répondre
      2. Lou25

        Vous n avez absolument rien compri à son témoignage elle avait un enfant avant avec qui il n y avait pas de soucis donc c débile de lui dire qu’elle n était pas préparer à etre mère, votre exemple ne vaux pas généralité votre pauvre bébé a eu de la chance de réussir à trouver le sommeil malgré son reflux si s en etait un parsque j’en ai deja vu et c pas si simple, Jai vecu la même chose qu’elle et je peux vous dire que les bonnes femmes comme vous M exaspéré c soit disant super maman qui reparte bosser por avoir la paix, ma fille a fait d nuits cata jusqua plus de deux ans Jai vecu le meme cauchemars mots pour mots sauf que moi on ne m’a jamais cru resultat Jai d énormes problèmes relationnelle Ave elle aujourdhui tout M exaspéré en elle parsquelle à garder en elle cette douleur incomprise et vous croyez que sa me fait plaisir?oui ma vie est devenu un enfer quand je l’ai eu mais pas parsque je my prenais mal mais parsque j était entourée que de personne toxiques par leur parole comme vous qui pense tout savoir et surtout qui sont incapable de comprendre autrui ce qui n est pas une preuve d intelligence madame. Merci pour votre témoignage totalement inutile, et si vous pensez avoir ete un peu dur comme vous dite encore faut il que votre témoignage et vos dire nous intéressent

        Répondre
          1. Lemperr

            Bonjour.
            Je me suis reconnue dans chacun de vos mots. Je vis actuellement la meme situation de burn out. Mon ainé a 28 mois et n’a fait ses nuits qu’1 mois avant l’arrivee de son petit frere il y a 6 mois. Donc deja 23 mois de non dodo et depuis, 5 mois se sont rajoutes avec bebe2. Je ne dors plus depuis 28 mois. Je pense devenir folle. Je voulais vous demander comment avez vous ete prise en charge, comme vous l’indiquez a la fin de votre temoignage ? Merci

          2. MamLucile Auteur de l’article

            J’ai du accepter les anti depresseurs et être suivie par un psy. Je devais reprendre le travail et ne l’ai pas fait. Pour autant, j’ai tout de même mis mon petit en garde 4 jours par semaine, mon grand entrant à l’école. Et j’ai passé plusieurs mois à me soigner pendant ce temps en prenant soin de moi et en dormant énormément …

          3. Lolilee

            Je suis sidérée par le comportement de beaucoup de mamans, ici et dans nos entourages. Depuis que je suis devenue mère j’entends de nombreux commentaires, critiques, conseils à tout va, sans avoir rien demandé. Pourquoi les femmes se tirent dans les pattes au lieu de se soutenir entre elles ? Je ne comprends pas. Ce que vivent ces mamans est douloureux et difficile, elles ont besoin de soutien et de compassion, pas de jugements​ inutiles ! À la naissance de ma fille, mon premier enfant, je me suis retrouvée toute seule et perdue, son père étant parti à l’étranger pour une longue période. J’ai alors entendu toutes sortes de commentaires désagréables de la part d’autres mamans, j’étais dans l’inconnu totale et on me disait que je n’étais pas dégourdie, me critiquait. Un enfant c’est une responsabilité énorme et il est normal pour toutes ses mamans de vouloir faire au mieux, ce qui entraine de l’épuisement et des maladresses. Entre mères nous devrions toutes nous soutenir et être solidaires car nous sommes les seules à véritablement nous comprendre. Pourquoi alors la plupart des critiques et des pics lancés viennent d’autres mamans ? Je ne comprends pas.
            Moi je vous apporte toute ma sympathie, et je vous dit bravo pour votre courage à vous et à votre mari. Et courage aux autres mamans.

        1. Catcat

          Je crois qu’il ne vaut même pas répondre à ce genre de personnes! Elle n’a rien compris du tout celle ci!!!
          J’espère que quand elle sera vieille, on la laissera pleurer de douleurs dans son lit d’hôpital, porte fermée, pour ne pas l’entendre geindre…
          Je suis peut être cruelle dans mes paroles, mais comme vous, ce genre de personnes m’exaspere…
          Je n’ai pas vécu cette situation de reflux, mais j’avais un bébé qui pleurait ++ les 2-3 premiers mois de vie, j’étais épuisée, déprimée et non remise d’un accouchement catastrophique. Je suis sage femme. Qui aurait cru que moi, professionnelle, aurait pu devenir démunie à ce point face à mon bébé, et avoir des pensées violentes envers ma fille?
          Nous ne sommes peut être pas assez prêtes à etre mères, nous écoutons peut être trop nos enfants, mais comme je dis toujours à mes futures mamans, on fait ce qu’on peut!! Alors madame, peut être que vous avez laissé votre enfant pleurer pdt des nuits entières, peut être que vous avez fait ce que vous pouviez a l’epoque, mais je pense qu’aujourd’hui, avec toutes les connaissances que nous avons sur le sujet, vous n’avez pas de quoi vous vanter de ce comportement et encore moins de le prôner sur cette page!!!

          Répondre
          1. MamLucile Auteur de l’article

            Merci !
            Comme on dit, les cordonniers sont les plus mal chaussés …
            Je crois que vous avez tout résumé : on fait ce qu’on peut et c’est l’essentiel.

          2. Amibe

            Bien répondu ! En effet ce reproche de ne « pas être prêtes à être mamans » me parair fort ridicule ! Je ne suis même pas sûre qu’on puisse être « prête à être maman »… avant de l’être, tout simplement. Et c’est intéressant d’avoir le regard d’une sage-femme elle-même maman sur une maternité un peu ou très difficile.

          3. saint-etienne

            Merci pour ce commentaire!!!
            Le mien était un appel à la gentillesse et au respect.
            Finalement le tien, bien plus virulent, était d’avantage approprié aux personnes à qui il s’adresse.
            Tu m’as fait du bien au moral, tien!!!

      3. caro

        C’est horrible vous laisser votre bb pleuré tout seul il a mal et vous le laissé seul alors oui vous n’êtes epuisé vous ça c’est sur mais votre enfant n’aura juste compris que maman s’en fou de sa souffrance c’est de la maltraitance c’est tout cela se voit que vous n’avez jamais eu de refux c’est atroce comme douleurs

        Répondre
      4. caro

        C’est horrible vous laisser votre bb pleuré tout seul il a mal et vous le laissé seul alors oui vous n’êtes epuisé vous ça c’est sur mais votre enfant n’aura juste compris que maman s’en fou de sa souffrance c’est de la maltraitance c’est tout cela se voit que vous n’avez jamais eu de refux c’est atroce comme douleurs et dire des chose comme ça a une maman déjà au fond du gouffre ce n’est pas non plus très intelligent et tous me monfe n’a pas les moyens de se prendre une femme de ménage tte la journée pour se la couler douce

        Répondre
        1. Mikel

          hola Sonia, has llegado a tiempo. Ya he puesto la entrada en mi blog. El texto empieza así: “Riquísimas, riquísimas, ri;2&­simasÃ#8230q&#82u1;. ¡¡Con esto te lo digo todo!!Muchas gracias por la receta.Besosss

          Répondre
      5. Carla

        Voue êtes une sans coeur franchement , savoir que bébé a mal et le laissé seul avec ça. Bravo maman….. sincèrement garder vos conseils de marde pour vous. Laisser pleurer un tout petit bébé a répétition, ca ce fais juste PAS!!! Vous avez une drôle de vision de la maternité vraiment vous auriez pu vous abstenir !

        Répondre
      6. loukoum

        Moi aussi ce post me dérange. Je ne l’avais pas commenté quand il est sorti, par manque de temps, par exaspération.
        J’ai déjà fait des commentaires à plusieurs reprises sur ce blog, pour raconter , apporter mon témoignage, pour essayer d’ « aider » les autres comme je pouvais, avec les quelques petits « trucs » que j’ai appris au travers de mon expérience de maman épuisée, de « bébé rgo ».
        Même si je peux reconnaître, comme Mam Lucile que votre retour d’expérience, différent, peut aider et intéresser aussi, et que je suis d’accord qu’une mère folle de fatigue peut être non seulement inutile mais « nocive », effectivement parfois on a pas le choix, que ce soit par les circonstances « techniques »(je m’explique plus bas), ou par sa manière propre de réagir ; on a chacune son caractère, son ressenti des émotions.
        Et tout ceci est à prendre qu’en compte plutot que d’asséner des principes et méthodes liées à certaines personnes, dans un certain contexte.
        Et je pense aussi qu’enfoncer les gens qui donnent déjà tout ce qu’il peuvent en leur disant qu’ils ont tout faux est non seulement inutile, mais carrément méchant, agressif. D’ailleurs votre ton agressif donne à penser que vous n’êtes peut être pas à l’aise avec certaines choses sur le sujet … ou sinon que vous pensez détenir la vérité absolue sur ce qu’on doit faire avec les enfants …ce qui est bien présomptueux, car on sait tous que si la recette magique existait , depuis le temps, on en aurait connaissance et elle arrangerait bien tout le monde.
        Moi, personnellement, j’étais bien « folle de fatigue » ; pourquoi ? Parce que premièrement « techniquement », je ne pouvais pas laisser mon bébé pleurer : en appartement, avec mon vieux voisin qu’on connaissait et aimait bien, en mauvaise santé qui entendait tout et mon mari qui se levait à quatre heure de matin pour faire des journées de boulot de treize heures, avec beaucoup de route, non, je n’allais pas le laisser empêcher tout le monde de dormir, toute la nuit et toutes les nuits ; nous-mêmes, séparé de sa chambre par une cloison de 3 cm, nous aurions parfois voulu dormir en le laissant pleurer ( cela nous est arrivé parfois de ne plus réussir à nous lever, tant on en pouvait plus, il a même pleuré UNE NUIT ENTIERE une fois-nous n’arrivions plus à nous lever, perclus de fatigue, pleurant nous mêmes dans notre lit de toute cette misère-) mais nous n’avons jamais réussi à dormir, il HURLAIT cela s’entendait même de la rue.
        Et pourtant les premières nuits ça allait, je n’étais pas du tout adepte du cododo ou je ne sais quoi, il a dormi dans sa chambre et je me levais pour le biberon, et n’accourais pas à la moindre chouinerie, avertie pas ma mère, un peu à l »ancienne », mais je comptais bien ne pas me laisser « bouffer la vie », étant de nature indépendante et n’ayant pas peur de décider de certaines limites, car je ne suis pas d’une nature très maternante et hyper serviable. J’estime que le bébé ne doit pas être le centre de gravitation de tout le monde mais le nôtre nous y a contraint par la force des choses, si on peut dire.
        Il vomissait aussi, plusieurs fois par nuit, même incliné. Il fallait tout nettoyer, refaire tout le lit avec de nouvelles serviettes propres en boudins qui le calaient car nous n’avions pas assez d’argent pour acheter le système, bref …
        Et au bout de quelques semaines, quand je voyais cet enfer, pour moi mais pour lui aussi, non je n’arrivais pas à la laisser en détresse tout seul comme ça. Donc je mangeais avec lui sur mon épaule (il ne supportait pas l’écharpe), j’allais aux toilettes avec lui sur l’épaule, je dormais assise avec lui, triais le linge plein de vomi avec lui sur l’épaule (pas de femme de ménage en vue (pas de sous), quasi pas d’aide d’ailleurs( à part quelques venues rapides de loin en loin de ma mère rapides pour étendre une lessive ou me préparer un repas) …oui enfer et épuisement mais je ne vois pas comment j’aurais pu faire autrement.
        J’ai lu depuis que beaucoup de mort subites du nourrisson arrivent sur des bébés rgo et aussi que beaucoup de bébé secoués sont des bébés rgo …Tiens donc …ce n’est pas si simple et anodin …
        Donc oui la mère folle de fatigue ne sert à rien, et le rgo n’est pas juste un mauvais moment à passer, enfin c’est ce qu’on peut espérer de mieux, mais ça peut être bien pire. Il y a des intensités différentes dans le pb.
        Après vous n’aviez peut être pas le choix (seule à assumer trop de choses, par exemple, dans ce cas il faut prendre des décisions « radicales » pour tenir) ou c’est votre choix assumé, mais ne critiquez pas les autres avec cette violence. Vous ne savez pas tout et ne connaissez rien à la vie de ces autres mamans.

        Répondre
        1. MamLucile Auteur de l’article

          Merci Loukoum pour votre soutien et votre retour d’expérience.
          Merci aussi pour votre fidélité. Ca me touche …

          Répondre
          1. loukoum

            Merci pour votre réponse !
            Oui, je continue à venir, votre blog fait partie de mes 3-4 blogs »bouées de sauvetage » !
            Ces blogs où quand je vais mal, je reprends des forces car je vois que les autres aussi peinent parfois, ou, trouvent des solutions dont je m’inspire, ce qui me rend plus légère et me redonne du courage !
            Merci à vous et je continue à faire votre pub.

      7. Emmanuelle

        « J’ai choisi de garder de forces, car une mere folle de fatigue ne sert à rien. » « Notre enfant à pleure 4 mois la nuit et le jour, mais il était hors de question de lui laisser transformer notre vie en enfers. »
         Vous avez fait un choix, c’est très bien. Vous avez fait un choix en connaissance de cause. Vous saviez qu’il allait pleurer et pourquoi il allait pleurer. J’imagine que vous connaissiez également les effets des pleurs sur le développement du cerveau d’un bébé. Vous avez malgré tout choisi de vous préserver vous. Et de laisser une personne extérieure créer une base de sécurité affective chez votre enfant. C’est un choix. Chacun fait selon ses possibilités. Mais qu’une personne ayant fait ces choix se mette à juger les mamans ayant mis le développement physique et émotionnel de son enfant au premier plan en les traitant de mère non préparées, ça me renverse. Quelle abération!
        Votre fils de 16 ans ne vous en veut pas. Très bien. Rassurez-vous comme vous le voulez / le pouvez. L’inconscient à fait et fera son oeuvre. Et je lui souhaite tout l’Amour au monde.
        Je vous propose d’assumer vos choix plutôt que de tenter de vous rassurer en dénigrant le choix des autres, vous vous en sentirez bien mieux, je vous assure.
        J’ai fais un choix différent du vôtre. En connaissance de cause selon ma situation à moi, différente de la vôtre. Et je l’assume. Disons que je souhaite rendre le monde meilleur, et que je fais ce que je peux avec les moyens que j’ai. J’ai toujours été intéressée par la psychologie des enfants.

        Répondre
      8. Rachel

        OMG, Laure vous etes monstrueuse de jugement et de cretinerie!
        Accessoirement toutes les etudes recentes demontrent amplement les dommages (physiques et psychologiques) causes par un « laisser pleurer »…

        Répondre
      9. Ludivine

        Je trouve votre témoignage choquant et vos conseils irresponsables. Laisser un nourrisson qui souffre hurler tout seul pendant 3 heures, c’est de la maltraitance et quelqu’un aurait dû vous dénoncer aux services sociaux. Laisser pleurer un enfant en pleine forme, c’est un choix, même si je n’y adhère pas. Mais avec un reflux gastro oesophagien, l’enfant a mal et c’est de la non-assitance à personne en danger. Vous avez de la chance que votre enfant ne se soit pas étouffer dans son sommeil et qu’il ne se souvienne pas de cette détresse sans nom que vous lui avez fait subir. Pfff.

        Répondre
      10. Cindy Vachon

        Laure, je suis désolée, mais je ne suis vraiment pas d’accord avec vous. J’en suis à mon 3ème bébé intolérant aux protéines de lait de vache, bœuf et soya. Comment pourrait-on laisser nos bébés hurler la nuit en fermant la porte et en allant nous coucher?! Bébé a mal! Il ne se sent pas bien du tout, c’est donc normal qu’il ait besoin de nous. Je me suis levée entre 8 et 15 fois par nuit jusqu’à 18 mois pour mon plus vieux et 12 mois pour ma fille. Même si j’étais plus qu’épuisée, c’était quand même mon devoir de le faire. Ce ne sont pas des caprices, mais un besoin.

        Répondre
        1. Cindy Vachon

          Merci pour ce témoignage, j’aurais pratiquement pu l’écrire. On se sent tellement coupable et responsable.
          J’en suis à mon 3ème bébé intolérant aux protéines de lait de vache, bœuf et soya. Je me suis levée entre 8 et 15 fois par nuit jusqu’à 18 mois pour mon plus vieux et 12 mois pour ma fille. Pour bébé 2 et 3, ce n’est pas nécessairement plus dace, mais au moins on reconnaît les signes plus vite.
          Courage à toutes les super mamans dans cette situation. Faites vous confiance.

          Répondre
      11. Liliprune

        Oulala ! C’est sûr que nous avons tous survécu à cet abandon précoce…Mais à quel prix ? Combien d adultes sont téléguidés par leurs manques ? Qui se traduisent par des dépendances / addictions de toutes sortes, alcool, tabac, drogues, café, chocolat, sexe, achats compulsifs, etc. Ou par des explosions de violence, ou des dépressions…
        J’ai choisi d accompagner mes enfants pour leurs débuts sur terre, et je me suis engagée à répondre au mieux à leurs besoins. Laisser pleurer seul un nourrisson plus de 7 minutes.. Et il se retrouve dans un état de terreur totale.
        Et de 0 à 18 mois nous avons besoin d amour inconditionnel.. L apprentissage de la loi, avec l axe de l amour viendra ensuite (18 mois 3 ans). Les connaissances actuelles sur le développement des enfants, et l immaturité du système nerveux nous invitent à la douceur, au contact tendre, à la présence.. Alors bien sûr, avec votre méthode, les bébés finissent par s endormir.. résignés et désespérés.. Je souhaite que mes enfants intègrent l amour, la confiance, le respect de leurs besoins.. Pas la peur,la solitude, la résignation..

        Répondre
  6. Nat92

    Ton témoignage est intense, comme ce que tu as vécu… Prenant, et dans lequel je me retrouve… Les hurlements, de bébé, l’angoisse dès que l’on dort quelques minutes que bébé se réveille et hurle; en rêver, grappiller quelques précieuses minutes de sommeil ici ou là… L’écharpe encore et encore… L’impression de devenir folle, de perdre pied et de s’oublier, s’oublier car notre enfant souffre et que les médecins n’écoutent pas… Seule le temps a soulagé notre fils. Aucun traitement car contre-indiqué chez lui…
    Et ça a recommencé à la naissance de sa sœur, 21 mois après, née prématurée… Elle aussi a eu un beau RGO… Nuits pourries, insomnies… Là c’est la psychomotricité qui a débloqué notre fille.
    Depuis, les enfants dorment, crient un peu mais dorment… Et nous, nous essayons de nous remettre…!!
    C’est terrible car nous sommes nombreuses à vivre ça et pourtant on se sent très très seule, aux portes de la folie et de l’épuisement, la culpabilité n’aidant pas… Il faudrait un groupe privé Facebook tiens!!

    Répondre
    1. mamlucile

      J’ai créé une page Facebook mais je n’ai pas le temps de m’occuper de la modération d’un groupe privé :/ j’y avais pensé …
      Oui, nous sommes très nombreuses. Il nous faut aussi encore beaucoup de temps pour nous remettre après que nos enfants soient rétablis ….
      Ici, nous ne prendrons pas le risque de le revivre. Nous sommes trop marqués, trop abîmés. Nous avons fait une croix sur notre rêve de 3 ème enfant.

      Répondre
  7. Ludivine

    Témoignage trés touchant ! Je me suis tellement retrouvèe…congé parental…2 enfants 20 mois décart. Intolerant aux protèines de lait de vache les deux. A 8 mois pour mon ainé on ma enfin écouté et arreté de me dire que jétais jeune, folle ou que cétait des colliques….et mon 2ème je lai anticipé ouf !! Combien de fois je me suis dit que ce probleme mavait gaché ma joie detre maman !!!! Si tu souhaites faire connaissance nhésite pas !!

    Répondre
  8. Hellvis

    Bouleversant!
    Chez nous aussi, notre deuz est ne aplv. Mais il n’a ete diagnostique qu’a 10 mois. Il a un an mais j’estime avoir de la chance car meme si nous n’avons toujours pas eu de nuits completes (les a moins de 4 reveils se comptent sur les doigts de la main), il a toujours bien pris du poids, n’a eu aucun probleme psychomoteur.
    mais l’epuisement, oui, on est encore en plein dedans. Quand j’ai eu la grippe cet hiver, j’ai mis un mois a m’en remettre et je suis descendu sous la barre des 40 kilos (je ne savais pas que c’etait possible poour un adulte de ma taille).
    Ma preums entre a l’ecole en septembre, on verra si ca allege les journees. Ils ont 18 mois d’ecart et ca avait ete si facile avec elle qu’on s’etait dit que ce serait pareil avec lui… Mais je les aime de tout on coeur, ils m’ont appris tellement. Je ne les echangerais contre rien au monde, meme pas pour un qui ne se reveille pas 20 fois par nuit… Parce que ce ne serait pas lui…
    courage a toutes les mamans quui passent par la… C’est dur mais ca ne dure pas toute laa vie, petit a petit, ils grandissent, ils guerissent et nous aussi…

    Répondre
    1. mamlucile

      Oui, on m’a dit aussi qu’on avait de la chance que notre loulou soit en excellentes formes et qu’il n’ait pas besoin de compléments alimentaires et vitamines malgré ses nombreuses allergies. Comme tu le dis, on a de la chance malgré tout !

      Personnellement, ce qui m’a sauvé la vie (et je pèse mes mots), c’est que mon grand entre à l’école. Même si son caractère a beaucoup évolué, j’arrive maintenant à souffler et ça change tout.

      Bon courage pour les nuits …

      Répondre
  9. Ping : Interview épuisement maternel | Génération blogueuse

  10. Ping : Depuis 30 ans, elle souffre d’épuisement | Epuisement maternel

  11. Ping : Longtemps, j’ai cru qu’il n’aimait pas la vie | Epuisement maternel

  12. petiteyaye

    Je me reconnais tellement dans ton témoignage, j’ai vécu la même chose, à la virgule près, mais sans mari compréhensif ou famille proche de moi pour m’épauler. Sans malaise à la fin car le calvaire n’a duré que 10 mois, mon michoco avait compris que seule la position debout réglerait définitivement son cas et il a décidé de marcher à 10 mois ! Intolérant au lactose + RGO. Merci pour ce texte si touchant qui me rappelle tant de mauvais souvenirs, mais aussi qu’on a réussi à s’en sortir…

    Répondre
  13. Marine de Twinsavenue

    J’aurais pu écrire ce billet… Mot pour mot, ou presque, mes jumeaux n’ont eu « qu’un » RGO et mon mari n’était pas du tout présent…Je prenais ma douche à minuit avec les 2 couffins devant la porte mais le bruit de l’interrupteur les reveillaient, alors je restais dans le noir…Comme je te comprends… J’ai eu souvent peur de leur faire du mal et tellement envie… AUjourd’hui ils ont 2 ans mais je reste fragile, je ne supporte pas leurs chouines et pleurs…
    Merci pour cet article

    Répondre
    1. mamlucile

      Cette période m’a laissé la même trace que toi. J’ai énormément de mal à supporter les pleurs et les chouineries de mes loulous. Comme si mon corps et mon cerveau réagissait inconsciemment.

      Répondre
      1. LN

        Je suis dans le meme cas aussi 🙁
        Je ne supporte plus quand il pleure ou quand il se réveille la nuit. Il tétait toutes les heures et demies les 2 premiers mois.. Et je ne dormais déjà plus depuis mon 4eme mois de grossesse (MAP avec contractions).

        À l’instant il vient encore de se réveiller.. Il a eu 2 ans début février.. Ça ne s’arrêtera jamais.. J’en viens à avoir des pensées horribles (pkoi ais-je fait un enfant ? Je veux revenir en arrière etc.. Alors que mon fils est toute ma vie…) lorsqu’il pleure ou qu’il se réveille la nuit il m’arrive d’hurler sur lui..
        C’est affreux. Je suis horrible.,. 🙁

        Là il est 1h du matin, et comme d’habitude il s’est réveillé pour je ne sais quelle raison.. Je n’en peux plus.. Je suis exténuée.
        Tout le monde me dit : bah c’est bon maintenant il fait ses nuits !
        Mais bordel toute la fatigue accumulée je la rattrape comment ???!!!!

        Je ne pensais pas que ce serait si dur… Je n’imaginais pas le quart de ça.. C’est surement moi qui fait mal.. Mais quoi je ne sais pas…

        Répondre
        1. MamLucile Auteur de l’article

          Bonjour Hélène,

          Dormez dès que possible, même si c’est 15 minutes … Ça vous aidera à récupérer ne serait-ce qu’un peu.
          Ne vous dévalorisez pas. Rien que le fait de vous poser la question fait de vous une bonne maman !

          Répondre
        2. Sfi

          Bonjour,
          Parlez en autour de vous, de votre fatigue, du fait que vous ne supportez plus votre bébé. Ça ressemble à une dépression du post partum. Votre médecin pourra clous aider. N’attendez pas pour tirer la sonnette d’alarme et vous faire aider par des professionnels.

          Répondre
          1. Nathalie

            Il y a pas mal d’articles qui peuvent aider à relativiser sur le burn out maternel. Je vous partage un lien intéressant : http://www.onmeda.fr/enfant/burn-out-maternel-conseils-du-psychologue-1597-6.html

            la dévalorisation est parfois renforcée par l’entourage en fonction du milieu familial. C’est pourquoi j’ai fini par couper totalement avec ma belle-mère, une femme très méprisante, pour garder mon équilibre. Heureusement mon mari me soutien face à ça. Et mon mari a parfois de telles attitudes mais d’où ça vient hein (ha l’héritage), je ne laisse plus passer. Et du coup cela améliore la qualité de notre relation tout en préservant mon estime de moi. 😉

            par contre je me sens parfois encore assez isolée suite à divers déménagements. Je me demandais quels réseaux de soutien aux mères ou entre peuvent bien exister ? Je ne parle pas simplement de parler mais aussi de soutien pratique (échanges de gardes, sorties etc. Qui contacter pour les connaître si ça existe ? mairie ? assistantes sociales ?

  14. Ping : Bienvenue aux lecteurs de Marie-France ! | Epuisement maternel

    1. dourthe

      bravo Mam Lucile pour ce témoignage poignant
      j’espère que votre article servira à d’autres mamans qui se trouvent dans votre cas et surtout aux médecins , et aux personnes qui n’ont pas pris au sérieux votre appel au secours
      Bon courage pour la suite et félicitations pour avoir su faire partager votre quotidien en toute sincérité
      je connais votre maman et j’ai eu ce lien par elle

      Répondre
    2. jessicalange59

      Votre témoignage m’a bouleversé… moi-même Maman de deux enfants en bas âge, je comprends ce que vous avez pu endurer. Je n’ai pas eu ce problème avec les miens mais ce que vous avez vécu est indescriptible. Je trouve honteux et inhumains que vos amis, votre entourage, les médecins n’aient pu voir votre détresse. Vous êtes une super Maman et j’espère que cette période de votre vie ne sera qu’un mauvais souvenir. Bravo et merci pour votre témoignage qui je pense sera bien utile à tous. Bon courage pour la suite !

      Répondre
      1. mamlucile

        Merci à vous ^^
        Cette période difficile s’éloigne petit à petit et les souvenirs s’apaisent un peu. Seules quelques cicatrises restent. Elles devraient s’estomper avec le temps 🙂

        Répondre
  15. Faby

    Je viens de voir votre reportage à la télé. Ouf, merci! Je ne suis pas cinglée! Ma situation n’est pas comparable à la vôtre mais les sentiments négatifs et la fatigue étaient bien là! J’ai accouché il y a un mois de mon premier enfant. N’y connaissant rien, je ne me rendais pas compte que ça allait être aussi dur. De plus je voulais absolument allaiter (jusqu’à ce qu’il ait un an)! Dès les premiers jours ça n’a pas vraiment marché et le personnel de la maternité n’était pas tous sympathiques. Alors j’ai sombré dans une sorte de dépression, d’autant que je n’avais plus ma mère pour m’épauler( elle est décédée) et mon père a failli mourir une semaine après la naissance de mon bébé. Heureusement mon mari était là et la puéricultrice de la pmi de chez moi (très très gentille) m’a fait prendre conscience que le problème de l’allaitement venait de mon bébé, qui n’arrive pas à téter efficacement. Alors merci pour votre témoignage car il me permet de voir à quel point je ne suis pas seule et beaucoup de mères ressentent les mêmes difficultés même si le contexte change. Bien à vous.

    Répondre
    1. mamlucile

      Heureuse que ma démarche vous aide alors que vous êtes une « jeune maman ». Elle vous aidera certainement à rester vigilante pour ne pas sombrer trop profondément.

      Vous m’avez fait rire avec votre « je ne suis pas cinglée ». Quand mon état a été pris au sérieux, je me suis faite exactement la même réflexion 😉

      Répondre
      1. Emmanuelle

        Moi ce n’était pas « je ne suis pas cinglée », mais « je ne suis pas faible! ». C’est fou ce que j’ai pu me sentir faible. « J’ai toujours eu besoin de pas mal de sommeil, mais quand même, suis-je si faible que ça?!? » Puis un jour, vers ses 5mois1/2, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai compris que je faisais probablement une dépression post partum. Peut être est-ce un burn out maternel, peu importe. Il y a un mot à coller sur mon état. Quelque chose d’extérieur à moi. Cette simple réalisation m’a apporté un soutien inestimable, même si la situation a commencé à s’améliorer vers 9mois1/2 seulement. Ce n’est que vers cette periode que les hurlements de douleur ont cessé progressivement. Et ça a fait la grande différence. Même si les réveils étaient toujours nombreux, il souffrait moins. Et çe change tout.
        Il aura 13mois dans 5 jours. Il va beaucoup mieux! Il fait des siestes, plus ou moins longues selon les jours. Et dort plus ou moins bien la nuit. Mais entre ses réveils à lui et ceux de sa grande soeur, rares sont les nuits à moins de 3-4 levés. Je ne sais pas quand je sortirai de cette fatigue. Je n’ose pas réfléchir aux années à venir. Je me sens encore régulièrement « faible » par rapport aux autres qui « s’habituent » aux horraires bébé et école. Moi je n’y arrive pas. Le corps ne suit pas. Même si la tête va beaucoup mieux! On verra bien quand le corps arrivera à reprendre ses forces… si il arrive un jour!
        (Et j’en profite pour vous remercier pour ce témoignage! Je ne l’ai pas fait lors de mon commentaire précédent. Vous n’imaginez pas le boulversement que ça provoque de voir que quelqu’un a trouvé les mots que je ne suis pas encore capable de trouver pour exprimer mon vécu. Quel soutien! Quelle force ça amène de réaliser un peu plus encore que « je ne suis pas faible ». Que la société actuelle a vraiment bien foiré pour que « tout le monde » croit qu’être mère au foyer c’est être pénard. Ce qui ajoute encore plus de pression lors de ces moments déjà insoutenables. Alors merci! 1000 x Merci!!!)

        Répondre
  16. mamansitti

    Merci, mille fois merci! C’est un des avantages indéniable d’internet que de rapprocher des vécus et permettre de se sentir (enfin) moins seule. Tellement de points communs avec votre histoire: une 2ème, un congé parental, 2 enfants à la maison et dès les premières semaines un eczéma terrible, un bébé à qui je tenais les mains toute la nuit pour éviter qu’elle ne s’arrache la peau des joues, des pleurs encore des pleurs, si peu de sommeil… et puis finalement des allergies multiples dont la liste s’allonge régulièrement. Ma fille a 11 mois, je suis sensée chercher du travail, mais peu de personnes comprennent que je n’ai plus les ressources physiques, psychologiques pour travailler, alors je n’explique plus, je fais semblant de chercher en attendant de reprendre des forces, de dormir au moins quelques heures d’affilée. Je crois que nous pouvons être très fières de nous, par ce maternage proximal nous avons dit à nos enfants que quoiqu’il arrive nous serons toujours là, que ce qu’ils ressentent est important et que rien ne justifie qu’ils le nient.
    Etre soutenue, aidée, comprise, est capital, j’espère que vous vous engagerez vite sur la pente ascendante!

    Répondre
    1. mamlucile

      Merci, je suis sur la pente ascendante depuis un moment déjà 🙂 C’est ce qui m’a permis d’entreprendre cette démarche

      Vous me touchez beaucoup avec vos mots « par ce maternage proximal nous avons dit à nos enfants que quoiqu’il arrive nous serons toujours là, que ce qu’ils ressentent est important et que rien ne justifie qu’ils le nient ». Vivre avec un enfant polyallergique est tellement difficile tant que ce n’est pas diagnostiqué … C’est une saleté de maladie qui malheureusement nous empêche de profiter de nos enfants quand ils sont nourrissons. Dans tout ce que j’ai vécu, c’est la seule chose que je regrette, ne pas avoir pu profiter des premiers mois de mon fils, qu’elles m’aient volé ces moments avec lui. Pour ça, je leur en veux aux allergies

      Répondre
    2. Emmanuelle

      « Je crois que nous pouvons être très fières de nous, par ce maternage proximal nous avons dit à nos enfants que quoiqu’il arrive nous serons toujours là, que ce qu’ils ressentent est important et que rien ne justifie qu’ils le nient. »
      Que c’est bien dit! Et que ça fait du bien de le lire, même si je le sais au plus profond de moi depuis bien longtemps.
      J’ai la chance d’avoir une maman très ouverte qui, bien qu’elle nous ait élevé d’une façon différente mes frères et moi, respecte mes choix de maternage et souhaite les comprendre. Et lorsque je lui parle de ma grande angoisse concernant les séquelles psychologiques que mon fils pourrait avoir suite à ses 9 mois 1/2 de souffrance physique, elle me répète à chaque fois qu’il a souffert, certes, mais qu’il a surtout appris qu’il peut compter sur ses parents. Qu’il a le droit de s’exprimer. Qu’il est entendu. Ça ne m’enléve pas toute mon angoisse, mais ça me réconforte dans mes choix. Car si on veut rendre le monde meilleurs, c’est en créant des petits êtres confiants. En eux et en le monde qui les entoure. Alors oui, soyons fières! 🙂

      Répondre
  17. rouget catherine

    je suis totalement choquée et bouleversée de votre témoignage! j’ai eu 4 enfants j’ai été fatiguée aussi, un de mes bébés avaient de s reflux et une oesophagite, mais jamais je n’aurais accepté d’être traitée et de m’auto-traiter comme ça.. et de faire vivre aussi à mon enfant cette fusion dramatique , comme s’il n’était pas une personne et faisait partie de votre corps;je vous cite:
    « Beaucoup ne comprennent pas la situation. Nous entendons trop souvent « mais laisse le pleurer, il finira bien par se calmer », « il sait que vous allez céder, il vous fait des caprices », « vous l’écoutez trop », « c’est à vous de faire la loi », « donnes lui moins souvent la tété », « fais le dormir dans sa chambre ». Si les choses étaient si simple …Maman comblée, définitivement, je suis épuisée.  »
    je pense que toutes ceS personnes essayaient de vous alerter sur le caractère ANORMAL de votre vie de maman et de sa vie de bébé.comment avez vous pu vous infliger cela? je crois qu’il faut aussi vous poser cette question là, chercher en vous ce qui a pu vous conduire là, à cet extrême, à cette solitude , à cette souffrance , à cette torture; j’espère sincèrement que vous avez repris une activité , et que vous vivez votre maternité comme un bonheur et pas comme une punition que vous vous infligez; bon courage à vous

    Répondre
    1. mamlucile

      Je suis bien d’accord avec vous. Nous aussi nous savions que c’était anormal mais aucune main ne nous a été tendue pour nous aider, même de la part de ces personnes qui nous disaient ce qu’il fallait soit disant faire … Toutes les portes auxquelles nous avons frappées pendant des mois sont restées fermées, verrouillées, personne ne nous prenait au sérieux, même les médecins. Les gens et les médecins pensiaient que nous exagérions les choses …
      C’est pour cette raison que j’ai du accepter cette situation, je n’avais pas le choix :/
      Résultat, notre fils souffrait énormément en réalité :/

      Je vais beaucoup mieux aujourd’hui, merci 🙂 Je ne suis plus en souffrance, j’ai repris des forces et je me concentre sur un projet professionnel ambitieux. Quant à notre fils, il a été pris en charge, a un régime à éviction et a retrouvé le comportement normal d’un enfant de son age.

      Répondre
    2. nilo

      Catherine c’est votre commentaire que je trouve choquant… Comme si ça n’était qu’une question de choix ? En fait c’est de sa faute à cette maman, elle aurait dû laisser pleurer son bébé ? Il aurait suffit qu’elle ferme la porte et aille se reposer de l’autre côté de la maison ?
      A t’elle choisi d’avoir un bébé qui souffre ???
      Non et lui non plus n’a pas choisi d’être si mal.
      Sa maman a fait tout son possible pour le soulager, car elle sentait que quelque chose n’allait pas. Et elle avait bien raison.

      Pour mon expérience, ma fille est aplv et a souffert pendant 6 mois, avec des heures de hurlements, d’horreurs. Elle ne dormait pas plus de 40 minutes d’affilée, et sur ces 45 minutes il fallait que je lui masse le ventre 20 minutes. Ou qu’elle dorme sur moi mais le moindre mouvement relançait ses douleurs. J’étais dans un état d’épuisement incroyable. Mais j’ai tenue, pour ma fille. On m’a dit sue je la portais trop, que c’était mon lait, qu’elle faisait des caprices… Elle souffrait !!! J’ai consulté 8 médecins différents, j’étais chez le document toutes les semaines, on m’a toujours répondu « coliques du nourrisson, ça va passer, oui oui, bientôt, sinon elle dort bien la nuit ? » mais… Mais… Je viens de te dire qu’elle se réveille plus de 15 fois par nuit connard !!!
      Finalement ce sont d’autres mamans sur un forum qui m’ont mis en garde contre les plv, et effectivement, suite à l’éviction, mon bébé s’est retrouvé transformé…
      Réaction du médecin : « c’est du hasard, et par cette éviction vous mettez votre santé en danger ainsi que celle de votre filles ! » ou un autre : »oh, mais bientôt vous la sevrerez, lui donnerez du lait de vache, et tout ira bien ». Encore un autre « vous l’allaitez donc car elle est allergique au lactose ? » il ne sait pas que dans le lait maternel il y a plus de lactose que dans le lait de vache, et je suis sencé lui faire confiance pour me soigner ???
      Bref nous avons du nous débrouiller seuls, malgré les critiques de l’entourage, des médecins… À 4ans notre fille est encore hypersensible, je suis persuadée que ces mois de souffrance on réellements perturbés son caractère…

      Répondre
      1. mamlucile

        Je suis d’accord avec Catherine mais aussi avec vous nilo. Je m’explique …

        Nous avons vécu la même chose. Nous n’avons pas eu d’autres choix que d’être là pour soulager nos enfants comme nous le pouvions. Ils souffraient et personne ne nous écoutait. Nous avons vécu une situation particulière qui, heureusement, n’est pas systématique.

        En revanche, je crois aussi que comme le dit Catherine, nous nous imposons parfois certaines choses que nous trouverions indécentes à imposer à d’autres.

        J’ai vécu les deux situations. Si quand mon fils était très mal, je n’avais pas d’autre choix que de réagir ainsi, ensuite, quand il allait déjà mieux, j’ai oublié de ME respecter.

        La sage femme, formidable, qui m’a préparée deux fois à l’accouchement, nous avait dit qu’il faut toujours être parents dans le respect de soi et beaucoup de personnes l’oublient.

        Sinon, il est certain que nos enfants allergiques sont marqués par cette période de souffrance. Je crois qu’on ne peut imaginer à quel point leur douleur était vive … mon bonhomme a développé une résistance incroyable à la douleur.

        J’espère que les allergies sont désormais derrière vous …

        Répondre
  18. OliOla

    merci pour ce témoignage bien écrit et bien détaillé
    mon bébé n’a que 15 jours et je ressens exactement ça, perte de mémoire, je dois tout noter sur des posts it même « recharger son portable » « aller à la pharmacie » parfois je ressens même le besoin de noter mes besoins primaires. De retour de la maternité, à cause des pertes de mémoires j’ai laissé le gaz et une casserole à vide brûlée pendant 1 heure…depuis j’ai des TOC avec la gazinière.
    Pareil en prenant ma douche j’entends le bébé pleurer mais en fait c’est dans ma tête car quand je coupe l’eau, il n’y a rien.
    Pendant 7 jours je n’ai pas dormi, pas manger, je n’avais plus d’appétit et perdu 8 kg.
    Je trouve que mon bébé pleure beaucoup, ne me laisse pas de répit.
    Parfois j’ai des mauvaises pensées donc je craque et le papa prend le relais (heureusement).
    Si je devais subvenir aux besoins de bébé, elle serait au sein toute la journée…à la maternité c’est ce qu’il s’est passé, pas le temps de dormir (elle pleurait dès que je la posait) ou même prendre une douche, les plateaux repas arrivaient quand j’allaitais, ils refroidissaient et un agent venait les récupérer sans que je n’ai mangé.
    Je suis passée à l’allaitement mixte, le lait artificiel me sauve mais beaucoup de culpabilité , le sentiment de ne pas être une mère à 100 %, sentiment d’échec (pourquoi les autres y arrivent pas moi ? pourquoi les autres mamans sont accrochées H24 sur leur bébé ?)…le fait que j’ai ce désir de liberté, de penser à MOI, d’être même pressée de reprendre le travail, l’impression que sinon je suis un esclave de mon enfant, c’est très déstabilisant par rapport au rôle maternel…Je suis même pressée que mon enfant grandisse , ne plus être au stade de « nourrisson », alors que tout le monde me dit « profites ! ça passe si vite quand il sont petit ! », parfois je me demande si mon comportement ne va pas nuire dans le futur à notre relation mère-fille…

    Répondre
  19. Petitbourgeon

    Comme je me trouve dans ce témoignage… Même chose pour nous, un 2° né lorsque l’aînée avait 2,5 ans, et une intolérance aux PLV diagnostiquée tard, à ses 9mois, alors que je m’en doutais depuis ses 2mois. Oui mais voilà, je ne savais pas qu’il fallait supprimer le boeuf, alors il n’allait pas mieux, et aujourd’hui alors qu’il a deux ans notre famille en garde des traces…
    Du coup j’en ai parlé autour de moi et j’ai bien expliqué à mon entourage que je ne pouvais JAMAIS le poser sinon il hurlait, et je voyais bien qu’il avait mal. Mais non, certains ont continué de me voir comme une mère surprotectrice, comme si je n’avais que ça à faire !…

    Répondre
  20. jefaismaison

    Merci pour ce témoignage. Pour moi cela prouve aussi qu’il faut faire confiance à son instinct maternel. Depuis le début, vous aviez pressenti que votre enfant avait un problème de santé, et les médecins n’ont pas cherché plus loin au début mais vous aviez raison.
    Je me suis retrouvée dans votre histoire d’ épuisement avec mon fils ainé, mais c’était d’un autre ordre. Mon épuisement était moins physique que mental. Mon fils en bas âge (à partir de 2-3 ans et jusqu’à 5 ans) faisait des crises à répétition, il était violent ou alors il pleurait sans s’arrêter, il s’opposait pour tout, et même sortir en famille pour une promenade était devenu impossible, il se bloquait. Par exemple, une crise de violence de deux heures partait d’une broutille comme une tartine « mal tartinée ». Rien de rationnel n’avait prise.
    L’opinion extérieure était qu’il fallait que je fasse preuve de « davantage d’autorité » ou tout simplement qu’il était « jaloux de son petit frère » ou que « tous les enfants font des colères ». Je me sentais ébranlée dans mes compétences maternelles, ayant tout essayé sans succès, paroles (vaines), calins (refusés), punitions (refusées et déclenchant encore plus de rage), il n’y a guère que la diversion (ex. dessin animé) qui parfois marchait. Je savais que mon fils souffrait, le climat familial était bien sûr très tendu… mais il n’y avait pas de répit possible. Heureusement, ces crises à répétition étaient entrecoupées de petit moments de calme et de douceur, parfois c’était juste le moment de lire l’histoire le soir, c’était mon rayon de soleil de la journée.
    Après plusieurs années de thérapie, il y a eu des hauts et des bas, mais mon fils va beaucoup mieux, le climat s’est apaisé, j’apprécie maintenant pleinement tous les plaisirs de la vie de famille, parfois je me sens émue quand je vois la situation maintenant, et je la savoure à 100% après avoir traversé ces épreuves, toutes les petites broutilles de la vie quotidienne me paraissent maintenant à relativiser.

    Répondre
    1. mamlucile

      Oh que oui, il faut écouter son instinct. Heureusement que c’était mon 2e bébé. Je crois que si ça m’était arrivé pour mon premier, je n’aurais pas osé m’affirmer face aux médecins …

      Répondre
    2. Loukoum

      Excusez moi, j’ai « loupé « mes deux premières réponses en voulant aller trop vite ; elles sont « parties » au bout d’une phrase.
      Je disais donc que je venais de tomber sur votre site, MamLucile, après une recherche un peu désespérée du genre « notre fils de deux ans et demi ne nous laisse aucun répit ».
      Pour encore et toujours chercher de l’aide, des témoignages, des idées, du réconfort devant l’énigme que représente si souvent mon fils pour moi.
      Et c’est là que j’arrive sur votre article portant sur votre deuxième enfant atteint d’un RGO, que j’ai lu avec un intérêt total et une intense émotion, les mots sont parfaitement justes pour moi, j’ai l’impression au fur et à mesure de vos phrases de me lire : car avant d’être le petit garçon qui ne nous laisse pas de répit par ses (très) nombreuses colères et nuits perturbées mon petit a été exactement votre deuxième fils, j’ai vécu exactement le même enfer.
      Jusqu’à un an et demi ses soucis de santé ne nous ont (presque) pas laissé de répit (après le rgo soigné, un mois de bébé bonheur vers 6 mois, arrivée à 7 mois des poussées dentaires avec double otite permanente, reprise des nuits entières à marcher en rond dans le salon et un châssis de poussette neuve cassé après des centaines d’heures de « marches forcées » pour l’endormir, de jour, de nuit, pendant mon année de congé parental).
      A ceci près qu’il est (pour l’instant-pour toujours ?)notre unique enfant (je repense avec terreur à ses premiers mois de vie, et envisage donc avec terreur un deuxième enfant du coup, même si l’envie m’effleure de plus en plus souvent. C’est terrible à dire, mais aussi dans l’idée de voir ce que ‘est quand ça se passe bien. SI ça se passe bien). Je n’imagine pas l’enfer avec un premier à gérer ..
      Chez nous par contre ceci et d’autres événements concomitants (la perte d’emploi de mon conjoint, une très grosse brouille avec ma belle-mère qui est venue intervenir dans cette situation de manière très inappropriée ..) a eu pour effet colatéral de massacrer notre couple qui en avait pourtant connu d’autres ..On se relève tout juste, avec des fêlures difficilement rattrapables, de tout cela. Et j’ai été très seule pendant un an.
      Tout cela pour dire qu’après la lecture de cet article le commentaire d’une lectrice m’a interpellée, à propos de son fils qui a semé le schisme vers ses deux trois ans. Nous sommes en train d’essayer tout un tas de choses, mais quelle est cette thérapie dont vous parlez ? Une thérapie familiale, ou juste pour votre enfant ? Chez un psychologue, ou autre ? Je cherche encore et toujours à me renseigner, à puiser des idées …Nus emmenons nous-même notre fils chez une psychologue pour la 3ème fois bientôt. L’ostéopathe et l’homéopathe nous voient aussi.
      Pour toutes les autres mamans, comment ont évolué vos « enfants rgo » ? Sont ils restés sensibles, très nerveux ? Je me demande souvent si cela a un lien (sans doute, mais à quel point ?)
      Et enfin pour la personne qui se disait à bout au bout de 15 jours de vie de son bébé, je voulais ajouter courage à vous, j’espère que depuis votre message cela va mieux. Nous aussi avons été et sommes encore ulcérés par les personnes qui nous disent de « profiter ». Le quotidien est souvent difficile, éreintant, très stressant, alors profiter …Par contre même dans les conditions actuelles de « crises » de notre fils, ça n’a rien à voir avec cette folie du début, et je préfère cent fois notre vie maintenant que quand il était nourrisson. Et même si nous avons souvent l’impression de surnager, nous avons de beaux moments (c’est venu au bout de quelques mois).
      Quand j’apprend une naissance dans mon entourage, je félicite chaleureusement, mais très souvent la nuit suivante j’en ai des cauchemars … (quand j’ai le loisir de dormir ahah) . Bref cela laisse des traces …Il ne faut pas minimiser ce « mal ». Je pense qu’autrefois des enfants devaient ne pas y survivre …Puisqu’ils refusaient de se nourrir et que les traitements n’existaient pas encore …Cela me tend encore d’y penser, je revois mon petit à deux mois perfusé pour refus de se nourrir … Courage à toutes !

      Répondre
      1. MamLucile Auteur de l’article

        Le RGO de notre fils nous a aussi ôté toute envie d’un autre enfant … C’est triste effectivement. Quant à notre couple, il a aussi beaucoup souffert.

        Quand je parle de thérapie, je parle de MON suivi psychologique qui était plus que nécessaire. J’étais si fatiguée que les choses à moindre importance prenaient des proportions énormes. Le suivi psy m’a permis de remettre les choses au clair, de me rendre compte de ce qui était normal ou non, bref de remettre les choses à leur place.

        Je suis suivie par un psychiatre. Tout simplement parce que c’est remboursé par ma mutuelle …

        Ici, le RGO a rendu mon fils très fort de caractère et très résistant à la douleur. C’est un enfant qui sait ce qu’il veut. Je pense qu’au delà de ça, il n’y a pas, pour lui, d’autres « séquelles » de ce qu’il a vécu.

        Pour finir, je suis bien d’accord avec vous sur le fiat que ça laisse des traces. Mais comme les cicatrices, elles deviennent moins sensibles avec le temps 😉

        Répondre
  21. Azahara

    C’est en pleurant que je vous écrit… c’est tellement ça… ici une petite version différente mais dans l’essenciel c’est pareil – notre enfant souffre, nous souffrons, nous nous oublions et personne ne nous écoute. J’espère que vous allez mieux et que votre famille ait trouvé une vie « normale » malgré tout ça.

    Répondre
    1. mamlucile

      Je vais mieux, merci. Nous avons retrouvé une certaine normalité mis à part une difficulté évidente à supporter les pleurs et le bruit …
      J’espère que vous irez vite mieux vous aussi !

      Répondre
  22. Ping : Se taire ou persévérer | Epuisement maternel

  23. MamanReflux

    Bonjour.
    Juste pour vous dire merci de sortir du silence. Rien que par les commentaires ci-dessus, bien que non malveillants, on voit qu’une situation comme la votre est impossible a comprendre quand on n’y est pas passé. J’ai fondu en larmes au milieu de votre témoignage, parce que je pensais être la seule malade mentale à me faire des bleus parce qu’il faut bien taper quelque chose, et surtout, surtout pas son enfant. Même à mes amies proches, je n’ai jamais dit ça. Et surtout pas au papa. Quand mes bleus se voyaient trop (sur les mains), j’inventais un mensonge pour justifier, mais la plupart du temps je cachais. C’est ma première fille qui a eu un début de vie tout à fait identique à celui de Loulou Kangourou. Avec 2, je ne sais pas ce que j’aurais fait. C’est ce que je disais dans mes moments de craquage : « mais comment font celles qui en ont deux !!! Ou des jumeaux !!! ». Je suis enceinte et je me prépare psychologiquement. Si ma 2ème a le même début de vie… ?! On verra… Merci pour ce témoignage, on se sent tellement moins seule. Bises.

    Répondre
    1. mamlucile

      Nous faisons, nous n’avons pas le choix …
      Si votre second a le même début de vie,vous saurez reconnaitre les signes, agir comme il le faut, insister auprès des médecins pour qu’il soit pris en charge, passer le relai pour récupérer un minimum de forces 😉 Ne vous inquiétez pas, tout ira bien !

      Répondre
      1. Angelique

        Votre témoignage est bouleversant,en tant que maman d une petite fille de 5 mois RGO,je me reconnais dans chacune de vos phrases. Nous habitons très loin de notre famille et nous nous sommes retrouvés seuls avec notre petit bebe qui ne faisait que pleurer nuit et jour…notre aînée de 4 ans en a souffert aussi,j étais tellement peu présente pour elle,tellement que les nerfs. On a bercé Elise pendant des heures et des heures…des nuits,des jours entiers…et les gens qui nous disaient  » mais un bebe ça pleure! » J ai eu le sentiment d être une mauvaise mère,d etre folle,d exagérer la situation,d etre dépressive,de penser qu elle était comme ca car c etait moi qui était stressée…j ai cru devenir folle,j étouffais de l interieur…et ma poupée qui pleurait tout le temps. Quand mon mari rentrait je prenais la voiture et je partais en pleurs,juste quelque minutes de repos loin des cris…on aura pas d autres enfants,j en suis encore traumatisée. L incompréhension de l entourage,les gens qui cOupent court à la conversation m a fait beaucoup de mal. On ne peut pas comprendre si on n est pas passés par la….moi aussi je l entends encore pleurer dans mon sommeil.

        Répondre
  24. Edwige Zaragoza

    Bonjour mes jumeaux ont 2ans être font à peine leurs nuits . J’ai cru mourir. J’ai même essayer de retravailler pour sortir de cet enfer. Bien évidemment douce désillusion j’ai pété un plomb. Bref me voilà de nouveau en cp depuis 1 mois et ça va beaucoup mieux. Effectivement le manque de sommeil rend fou. J’arrive toujours pas à récupérer mais çà va mieux. Plein de courage

    Répondre
  25. nounouette

    merci, merci pour avoir osé écrire ce que je n’ose pas écrire, j’en parle mes proches ne comprennent pas l’enfer que nous vivons ma fille aplv et reflux interne c’est une bataille quotidienne impossible de lui donner un rythme, impossible de l’a poser, impossible de faire beaucoup de choses comme vous j’ai un conjoint qui ne me comprenais pas au début et de traitement en traitement qui a ouvert les yeux et maintenant est un réel soutien sans qui je me serais déjà écroulée de fatigue et d’impuissance. Ce qui me fait tenir c’est que l’heure de la nounou approche et qu’elle va grandir, c’est horrible mais c’est ainsi. Encore merci pour ce touchant témoignage

    Répondre
  26. nounouette

    Merci, merci pour avoir osé écrire ce que je n’ose pas écrire. Tout comme vous ma fille est aplv avec un reflux interne je n’ai pas souhaité l’allaiter c’est mon droit. J’ai eu des réflexions type « si tu l’avais allaiter cela ne serait pas arrivé », »c’est à cause du lait pré qu’elle a eu trop longtemps »…. Bref je laisse ces avis débiles sur le bord de la route et continue ma bataille quotidienne dans mon malheur la chance que j’ai c’est d’avoir une pédiatre qui m’écoute elle prend le temps de m’appeler pour faire un point sur l’avancée des choses. Tout comme vous mon conjoint est un véritable soutien qui au début ne comprenait pas mon état de nerfs mais après avoir passé des journées avec elle m’a empêche de sauter par la fenêtre. Ce qui me fait tenir c’est que l’heure de la nounou approche et qu’elle va grandir c’est dur mais c’est ainsi. Encore merci de parler de cette douleur de cette impuissance que nous ressentons et qui empêche notre famille d’être epanouie

    Répondre
  27. Angélique

    Comme je me retrouve dans ce témoignage :'( . Je m’appelle Angélique j’ai 25 ans et 2 enfants une fille de 7ans et un garçon de 5ans avec un TDAH (trouble déficit de l’attention avec hyperactivité et impulsivité) je vous laisse imaginer quel calvaire je vis 🙁 je n’ai ni famille ni mari ni de présence pour m’épauler, je suis séparée de leur papa qui n’est pas présent et s’en fou royalement… il me tapait et s’est barré avec une autre femme ( pour la 100eme fois) qui elle même à un enfant ( toujours mieux de s’occuper des enfants des autres que ses propres enfants) mon quotidien était l’acharnement et le rabaissement tant sur le plan familiale que sentimental. Aujourd’hui je me suis rendue compte être en « burn-out » et oui je met un mot sur ce que je vis! je suis au bord du gouffre. mes matins sont machinal je n’ai aucunes envie de me lever, je regarde mes enfants telle un robot avec aucunes envie de les embrasser ni de les serrer et pourtant dieu seul sait comme je les aimes, je passe mes journées à crier et être invisible ils n’écoutent rien et se moque de ce que je peux dire. Chaque soir quand enfin ils ont « décidé » de s’endormir après milles et un cris je m’effondre, il est bien souvent 1h du mat à 6h je me lève pour aller en formation aide soignante… et oui m’occuper des maux des autres hors moi même je n’arrive pas à m’en sortir ! un week end sur deux ils partent chez leur fabuleux papa qui leur fait tant de mal, jamais de gâteau à leur anniversaire, aucunes attention scolaire ni médicale, ses « conquêtes » en premier lieux et cette phrase à chaque conflits « je ne les voulait pas tu m’as piéger » et pourtant ils sont si heureux de partir ( sans doutes pour être loin de moi ) et là à ce moment ils me manquent. et quand ils sont là je ne supporte pas … mais qu’est ce qu’il m’arrive???? j’ai l’impression de vivre telle une bouloir constamment en ébullition. ma maison ne ressemble plus à rien ma vaisselle déborde de partout car rien que l’idée de bouger me fatigue à l’avance, je n’ai plus de gout ni de plaisir à faire quoi que ce soit. Je pleure je pleure et re pleure mais rien ne change. J aime mes enfants mais je déteste ma vie. Et le pire c’est que je sais qu’ils doivent souffrir eux même de cette situation …

    Répondre
  28. Sylvie

    Merci pour ce témoignage.
    Je vis actuellement la même chose et je ne sais pas comment me faire aider. J’ai 34 ans, 2 filles de 4 ans et 10 mois, toutes les deux ont souffert de RGO et j’ai mis plus de 2 ans à ressortir un peu la tête de l’eau pour ma première. Et là pour la 2e je n’y arrive pas, au moins 4 réveils par nuit, le boulot à assumer la semaine, la maison le soir et week-end et ma grande qui est hyper jalouse de la petite et qui doit ressentir mon malaise, du coup elle est infernale et c’est épuisant. Je me sens vraiment à bout de nerf, au point de craquer mais j’ai aucune famille prête à m’aider et mon mari ne s’implique pas beaucoup. Je voudrais en parler à un médecin mais je ne sais pas comment présenter la chose pour qu’il comprenne, du coup je souffre, seule et j’ai l’impression de mourir à petit feu tellement l’épuisement est intense.

    Répondre
  29. Skyforged

    J’imagien parfaitement par quoi vous êtes passée… Je suis nounou et le petit loup que je garde, qui va avoir deux ans, a été tel que vous le décrivez pendant plus d’un an. J’avais la boule au ventre avant qu’il n’arrive chez moi. Mais sa première nounou l’avait déjà rejeté alors je me suis refusée à l’abandonner à mon tour. Je ne me suis jamais plaint de lui auprès de ses parents non plus, qui avaient l’air épuisés, et je me suis occupée de lui du mieux que j’ai pu. Aujourd’hui, il a retrouvé un comportement serein 🙂

    Je vis actuellement une situation d’épuisement… ce n’est pas ma première « crise » d’épuisement, mais c’est de loin la pire.
    Mes enfants ont 3 et 6 ans, ils sont autistes. J’ai pas de famille, pas d’amis autour de moi.
    J’ai l’humeur en dents de scie, des attaques de panique, des pulsions auto-agressives, une estime de moi en dessous du niveau de la mer. Et j’ai commencé un suivi en janvier. C’est d’ailleurs là qu’on m’a suggéré l’idée que ces symptômes intenses que je décrivais étaient probablement la conséquence d’un épuisement psychologique.

    Répondre
  30. mimani

    Maman de 2 garçons de 18 et 4 mois je te remercie pour cet article.
    oui maintenant j’accepte d’être une maman dépassée.

    mon premier fait des crises de hurlement en pleine nuit il est inconsolable… il reveille tout le monde ce qui fait que mon mari doit se réveiller la nuit avec qu’il bosse sur la route…

    Maman c est le bonheur et a la fois culpabilité permanente de ne pas être a la hauteur.
    qd tt cela va til s’arrêter gspr vite…

    Nous sommes svt très seule au fond de notre coquille qd nous vivons cette situation mais lire ton article ca m a fait bcp de bien…

    Répondre
  31. Delysa

    Bonjour.
    Un grand merci pour cet article. Je suis maman de deux adorables bout d choux. Ma première à 3 ans et mon dernier 3 mois. 3 mois de galère à voir mon bébé souffrir. Tout à commencé à deux semaines. Il refusait ses biberons, pleurait toute la journée. Ne dormait que sur moi. Les médecins ont diagnostiqués une oesophagite. J ai entendu les mêmes choses que vous « patience ça va passer à trois mois » « il ira mieux quand il marchera,  » Je ne compte plus le nombre d heures passées à pleurer en ressentant une certaine honte. Toute la famille en a souffert surtout ma fille . Je n avais pas de temps pour elle. Aujourd’hui mon fils est diagnostiquè Apl. Je ressens une profonde colère envers les médecins qui ont laissé mon bébé souffrir. On ne ressort pas indemne d une expérience comme celle là.

    Répondre
  32. laetissatoile

    Oh la la …
    je ne suis pas la seule à vivre ça! !!!
    maman de 4 enfants j ai débuter mon burt out peu de temps après mon accouchement.
    aujourd’hui il a 17 mois je suis suivi par un psychiatre qui m à mis sous anti depresseur mais malheureusement tout ne s arrangé pas.
    Par moment j ai des angoisses à me retrouver seule avec mes enfants, mon mari travail très dur et fini tard fait son maximum pour m aider mais c’est bien plus profond.
    par moment j’ai l impression de devenir folle , l angoisse monte peur de leur faire du mal alors c’est à moi que j en fait.
    peut on échanger via mail?
    merci pour ce récit merci à toutes pour vos témoignages et bon courage on va y arriver !
    affectueusement laetitia

    Répondre
  33. carole

    Bonjour

    On se sent vraiment comprise et moins seule quand on lit votre témoignage ! Pour le moment, je ne peux pas m’exprimer car je suis au plus mal (en plein début de traitement par antidepresseurs) mais je reviendrai plus tard témoigner aussi…. Comment vous en êtes-vous sortie ? A part un suivi psychiatrique, avez -vous aussi eu un traitement médical ? si oui lequel ?

    Je cherche des solutions….

    Merci encore
    Carole

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      J’ai aussi été sous anti dépresseurs. J’ai pu dormir, beaucoup , la journée, pour reprendre des forces. Mes fils sont entrés à la crèche et à l’école.
      C’est ce qui m’a sauvé

      Bon courage à vous et n’hésitez pas à revenir vers moi pour témoigner quand vous vous sentirez prête.

      Répondre
  34. Buh

    Bonjour,
    Je fais une recherche sur l epuisement maternel, je tombe sur vous, je commence a lire et au bout de 10 ligne je me dit c est pas possible son petit doit avoir un reflux…et oui c est ca….
    Ma petite en a un je l ai diagnostiquee toute seule elle avait 10h, j etais a la mater elle avait tremper son lit par son premier reflux.. On m a dit c est les glaires. Quand a son dizieme jour elle s est mise a hurler tt le temps j ai direct pris un rdv chez un gastro pediatre : le reflux etait clairement externe chez nous
    Aujourd hui 3,5 ans, reflux pathologique severe, toujours sous traitement avec fibro de controle tt les 2 ans….
    Moi le moment affreux que vous decrivez n a duré que 1 mois le temps d avoir une place chez le specialiste mais je me souviens tres bien a quel point ca m a fait peter les plombs!… Ca ferait sombrer n importe qui….
    J espere que vous allez tous mieux

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      Nous avons eu le même soucis à la maternité et on nous a dit la même chose : les glaires. Je n’avais jamais pensé que ça pouvait déjà être du reflux …

      Répondre
      1. Shy

        Incroyable! Moi aussi je me rappelle maintenant! Pour mon premier qui na pas eu de RGO, je n’avais pas eu le coup des glaires, pour ma deuxième oui, et comme par hasard un bon RGO pour te détruire ton couple et ta vie de famille! Pourtant on avait tout pour être heureux n’est-ce pas les voisins et la famille, de quoi on se plaint!!

        Répondre
  35. Sfi

    Mon fils a 18 mois et je suis complètement épuisée physiquement et moralement depuis sa naissance, il avait un RGO et donc pleurait beaucoup (+ une plagiocéphalie). Il a eu un traitement pour son reflux et de l’osthéopathie, jusqu’à son 1er anniversaire. Plus de reflux depuis, c’est super mais moi je n’ai jamais récupéré de ma fatigue.
    Ce week-end il a percé une molaire très douloureuse doublé d’une otite toute aussi douloureuse, j’ai passé 2 jours dans les pleurs, les cris, à se battre pour qu’il prenne ses médicaments, je l’ai porté presque deux jours durant, mon dos, mes bras, mon bassin, mes jambes n’en peuvent plus et le moral est tombé dans les chaussettes. Je viens de faire une recherche sur internet et je me suis complètement retrouvée dans cet article: http://www.psychologies.com/Famille/Etre-parent/Mere/Articles-et-Dossiers/Meres-epuisees-gare-au-burn-out/4Accepter-ou-s-epuiser

    Ma question est comment faire pour s’en sortir?
    Mon médecin ne me parle pas d’épuisement maternel, juste de fatigue passagère (lol),
    Mon mari voit que je suis fatiguée, je ne prends jamais de temps pour moi car je culpabilise alors que lui continue de prendre du temps pour lui. C’est lui qui a raison mais je n’y arrive pas à prendre du temps pour moi et il ne me pousse pas dehors non plus…
    Je n’ai personne pour m’aider, ma mère est gravement malade.

    La je dois partir du bureau pour le récupérer chez la nounou et j’ai le ventre noué depuis 3 heures cette idée. Ce n’est pas normal…

    Comment sortir de cette situation ? Comment trouver un équilibre?
    Je me suis perdue…

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      Bonsoir,
      Non, ce n’est effectivement pas normal.
      Vous êtes allée voir votre médecin une seule fois ou lui aviez vous déjà parlé de votre état avant ? Parce que si vous n’avez abordé le sujet qu’une fois, il semble normal qu’il pense que ce soit passager. Insistez ou allez consulter un autre médecin s’il persévère à ne pas vous entendre …
      Aussi, même si ce n’est pas facile, prenez du temps pour vous. C’est ce qui m’a sauvée ici ! Maintenant, je n’ai plus mauvaise conscience (la plupart du temps). Nous ne sommes pas QUE mamans.
      Autre chose, j’ai beaucoup dormi pour récupérer. Je n’ai pas pu reprendre le travail comme prévu à l’époque. Je dormais 2h matin ET après midi pendant plusieurs mois lorsque je n’avais plus les enfant avec moi 24/24. Puis, je me couchais TRES tôt le soir pour compenser des mauvaises nuits.
      J’espère que ma réponse pourra vous aider …
      A bientôt

      Répondre
  36. Alexandra

    Bonjour,

    Je viens de lire votre témoignage qui m’a particulièrement émue.
    En effet, j’admire votre courage et votre patience.
    En ce qui me concerne, Je viens d’avoir mon premier enfant, un petit garçon de 5 semaines et Je vis très mal mon congé maternité.
    En effet, je suis très stressé et tout les matins j’angoisse dés que mon mari par au travail et dés que le babyphone s’allume.
    Je ne supporte plus de l’entendre pleurer, depuis quelques temps il a très mal au ventre, du coup les biberons deviennent un calvaire (il pleure et se tortille dans tous les sens), on passe environ 1h dessus. Et le problème c’est qu’il a toujours faim, donc plus il mange et plus il a mal au ventre. J’en ai parlé plusieurs fois au pédiatre qui me dit que sa va passer avec le temps mais là il commence à de moins en moins bien dormir la journée. Je ne sais pas combien de temps sa va durer mais je le vis très mal, je suis à bout de nerf, je pleure tout le temps. Et pire je m’énerve Bcp et j’ai peur de ne pas pouvoir me contrôler et de faire du mal à mon fils.
    J’en ai parler à mon mari qui ne me comprend pas (il est très patient contrairement à moi). Du coup je me sens seule, enfermé dans mon désespoir quotidien, je n’ai qu’une envie soit m’enfuir de chez moi ou reprendre le travail (suis-je un monstre?).
    Quand je vois des femmes qui ont
    Plusieurs enfants je me demande comment elles ont fait.
    Je n’aurais jamais imaginé vivre une telle situation.
    Je me demande si je ne devrais pas voir quelqu’un.

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      Bonjour,
      Non, vous n’êtes pas un monstre, rassurez-vous.
      1> Certaines personnes ne s’épanouissent pas à rester à la maison. Même des jeunes mères …
      2> Vous avez accouché il y a peu, il serait peut être bien de consulter pour vérifier que vous ne souffrez pas d’une dépression postpartum.
      3> La douleur de votre bébé est peut être calmée lorsqu’il mange … Même si c’est aussi la raison de ses maux.

      Consultez votre médecin et parlez lui de votre état. C’est la première étape. Aussi, ne pouvez-vous pas laisser quelques heures votre petit à quelqu’un afin de souffler et de prendre du temps pour vous pour vous ressourcer ?

      A bientôt …

      Répondre
      1. Alexandra

        Bonjour,

        Merci Bcp pour votre réponse !! Je suis parti voir le médecin vendredi soir mais il m’a juste prescrit des plantes et m’a dit d’aller consulter un psy !!
        Sinon la semaine c’est assez compliqué de confier mon fils a quelqu’un car mes proches travaillent et il y a juste mes beaux parents qui pourraient s’en occuper.
        Mais ils ne savent pas Bcp s’en occuper à par le câliner et de plus mon fils bougent énormément. J’appréhende Bcp la semaine à venir car mon fils à encore plus mal au ventre que d’habitude. Le seul point positif c’est qu’il dort très bien la nuit ( il se réveille généralement vers 1h-2h et ensuite vers 5-6h seulement pour manger ).
        D’ailleurs je me demande vraiment si se sont des coliques car il ne pleure pas la nuit?
        Tous les lundis je me dis vivement le week-end que son papa soit là la journée !!

        Répondre
    2. Sfi

      Bonjour pour les maux de ventre de ton petit essaye BIOGAIA. ca a bien marché avec le mien. J’ai connu le meme desespoir et le meme angoisse que toi. Il faut tenir la coup ton enfant compte beaucoup sur toi. Fais toi aider si tu peux. Il faut aussi que tu confies le petit a quelqun pour sortir et t aerer. Ca te feras bcp de bien et tu reviendras plus confiante. C’etait tres dur pour moi les 3 premiers moi monbb pleurait tout le temps et moi avec. Il a 17 mois maintenant. Il y a d’autres difficultés mais il faut garder en tete que ca ne dure qu un temps. Ils grandissent vite. Tu aimes ton fils et il t’aimfe courage.

      Répondre
      1. Alexandra

        Bonjour,

        Je ne connais pas du tout Biogaia ( il n’y a pas de risque pour les bébés? ), nous avons essayé Calmosine mais nous avions l’impression que c’était pire.
        Ce qui est bizarre c’est que bébé se réveil en pleurant pile au bout 1h30 après le Biberon. Il fait ça depuis 3 jours. Donc impossible de dire si se sont des coliques ou pas !! Je vais rappelé le pédiatre demain mais bon j’imagine déjà sa réponse  » sa va passer  »
        Les seules fois où je sors seule c’est soit pour aller à la pharmacie ou chez la future nounou !!
        La semaine qui arrive va être compliqué !!

        Répondre
    3. Gabi

      Bonjour,

      J’ai accouché seule il y a près de 4 mois d’un petit garçon (je suis séparée de son père depuis l’annonce de la grossesse) :
      les débuts ont été chaotiques, je les ai assimilés à une véritable descente aux enfers. Bien que mon accouchement se soit très bien déroulé (sans péridurale ^^), j’étais au bord du gouffre, en état d’épuisement chronique, je pensais que je ne m’en sortirais jamais, j’ échaffaudais des plans (le laisser à la famille, voire aux services sociaux) tant j’étais à bout. J’avais le sentiment d’être incomprise et peu soutenue, d’autant que j’affrontais seule la situation. De plus, je l’ allaitais ; j’avais cette pratique en horreur et n’osais pas l’admettre : je me sentais littéralement vampirisée, étouffée comme un prolongement de la grossesse (mal vécue).
      J’en voulais à la terre entière de ne pas m’avoir assez avertie pour que je ne commette pas l’erreur d’enfanter . Toute mon enfance remontait à la surface, mes blessures, mes névroses, mes souffrances. Fort heureusement, je pouvais compter sur des amis proches auxquels je confiais mes affres et qui, me connaissant bien, parvenaient à me redonner l’énergie nécessaire pour tenter de continuer.
      Je rechignais à la tâche, je m’occupais de mon fils de manière fonctionnelle, tout geste d’affection était évidemment impossible. J’étais complètement bloquée, apeurée face à cette créature qui avait bouleversé (en mal) mon existence autrefois si paisible … Le manque de sommeil me transformait, je devenais une autre personne : violente, impulsive. J’avais des envies de meurtre sur ma progéniture et, à cela s’ajoutait un sentiment de culpabilité qui me rongeait de l’intérieur. Je voulais mourir.
      Mon fils à fait ses nuits tôt et c’est ce qui m’a permis de commencer à aller mieux. En outre, l’interruption de l’allaitement à 6 semaines m’a également sorti la tête de l’eau.
      Une chose dont je suis sure, c’est que je n’aurai jamais d’autre enfant et je me suis d’ailleurs souvent demandée comment faisaient les multipares : je les considère comme des héroïnes.
      Les témoignages sur internet (toujours anonymes) de femmes dans le même cas de figure m’ont sauvée. Sinon, je pense que je serais en HP à l’heure qu’il est.
      Il est fondamental que des mamans partagent leur expérience, en toute honnêteté, pour que d’autres mamans en détresse ne restent pas isolées, en proie à leur asphyxie et à leur culpabilité.
      La société véhicule une image de la maternité et de la grossesse qui s’avèrent être aux antipodes du réel et qui génèrent frustration et déni délétères. À nous de faire en sorte que cela change.
      Merci pour votre témoignage.

      PS : aimer, c’est assumer ses responsabilités (pour celles qui doutent de l’amour qu’elles portent à leur enfant).

      Répondre
      1. loukoum

        Il est clair que je suis encore stupéfaite (et mon fils va sur ses 4 ans) ce cette mythologie rose qu’on entretient sur les bébés et la maternité, , enfin la parentalité. (Et quand un bébé nait dans mon entourage, je suis toujours très curieuse de voir comment les autres vivent ça. !)
        En fait j’ai beaucoup lu et réfléchi depuis.
        Si je peux me permettre, voici deux liens vers deux sites différents pour réfléchir tout à tout ça : le premier présente deux vécus différents de la maternité pour la même mère pourtant( avec un bébé « facile » et ensuite son frère, un bébé plus « difficile »-et sans doute aussi la fatigue du premier …-)(le deuxième article est lié au premier) http://nioukidsontheblog.over-blog.com/article-mon-bebe-parfait-100111799.html
        Les circonstances (pour votre cas, être seule avec un nouveau né devrait être interdit par la loi, c’est comme une non assistance à personne en danger), le bébé, l’histoire familiale et « psychologique » …Personnellement mon fils a été une bombe dans ma vie. Je la reconstruis, avec lui, mais je ne comprends pas comment les autres ont l’air de vivre ça avec tant de « naturel ».
        Ensuite un lien vers une réflexion sur pourquoi on fait des enfants, avec des participations très intéressantes et des récits de vécus de maternité-paternité qui m’ont pour ma part beaucoup rassurée.
        http://jeveux1bebe.com/WordPress/pourquoi-faire-un-enfant/
        Voilà !Si cela peut aider certaines ..Moi aussi le web m’a sauvé dans ma solitude et l’enfer des débuts.

        Répondre
        1. Gabi

          Merci pour votre réponse, Loukoum.
          Je vais m’empresser de lire les liens que vous m’avez transmis en essayant encore et toujours de trouver des réponses, des solutions.

          Répondre
          1. Judith

            Michelle FinzelOctober 24, 2012 Great recap, Jim! You were an asset to the panel and a great sport.  I think the key takeaways are that social media is here to stay, but that it cannot be used as a stand-alone, qualitative recruitment method.  Quality research is still evn#oyee&r8217;s goal, and we can use social media as another avenue to help us all get there.Thanks again!

  37. zouzouyeu

    J’ai apprécié de lire tant.de.temoignages de cette souffrance profonde de maman. Mon 2e est aussi arrivé trop tôt, que 29 mois d’écart je n’étais pas prête. J’ai gère mais sa santé fragile.et son caractère très. Difficile m ont.usee.aujourdhui il a 3ans.et.souvent.il m’épuise. Ma.fille.en.a 5 et saute partout. J’enchaîne de.longues journées. Mon.mari.travaille loin et j’ai. La.La sensation. D’avoir. Bcp.de.poids et.de.responsabilites sur les épaules. C’est épuisant. D’autant que je suis prof et j’ai aussi.la responsabilité de nbr élèves parfois très difficiles aussi. Les journées sont parfois interminables.

    Répondre
  38. Loukoum

    Bonjour,
    J’avais déjà participé à cette discussion il y a quelques temps je suis Loukoum. Je suis touchée par le commentaire récent d’Alexandra :
    Courage à vous.
    J’espère que depuis votre dernier message cela va mieux.
    Sinon ..Juste pour vous dire :
    Je me suis sentie comme vous, je crois, J’ai vécu mon congé maternité très mal, enviant mon homme qui allait travailler : j’étais très déstabilisée par mon nouveau rôle et j’avais du mal à trouver du positif dans tout ce que je vivais. Peut être est-ce cela la dépression post partum, je n’ai jamais eu le temps de consulter pour cela, étant très seule aussi. Deux visites à domicile d’une puéricultrice de la pmi très bienveillante que j’avais demandées m’avaient cependant un peu aidée …ainsi que la venue de ma mère deux fois une semaine dans les premiers temps même si je pleurais à son départ !.
    Et mon fils était comme le votre à 5 semaines ; il dormait au début « plutôt normalement »pour un bébé,(pas bien la journée, mais comme le votre la nuit (avec cependant la couverture miracle comme condition pour réussir à commencer la nuit de 11h à 02h00), mais il est aussi normal pour vous d’être épuisée puisque vous ne dormez que par petites tranches ! je ne comprends pas les femmes qui ont l’air de vivre ça bien, les débuts !
    Je me sentais perdue, comme dans un rôle pas fait pour moi ; un rôle de composition, je me demandais ou j’étais aller me fourrer avec cette experience tellement déstabilisante de maternité. En plus mon fils souffrait après les biberons, et ça ça n’aide pas à être sereine. Excusez moi mais votre mari peut être « patient », ce n’est pas lui qui a vu sa vie radicalement changer avec ce petit être. Ce n’est pas lui qui passe la semaine seul avec un petit être qui dépend complètement de lui et dont il n’a pas le mode d’emploi. Je l’ai vécu avec le mien. Il me disputait même de ne pas savoir gérer, disant m’envier d’être à la maison !J’aurais donné cher pour inverser les rôles. Vous, tous vos repères sont mis à terre : par exemple les journées que vous connaissiez, avec le travail, une soirée pour faire les choses à faire et se détendre, les moments à soi comme une longue douche ou trainasser devant la télé, une nuit pour dormir …Tout ça change radicalement pour les femmeset pas seulement trois heures par jour ! Personnellement j’ai mal vécu ce changement tout en ayant pourtant longuement désiré mon fils et m’étant vite attaché à lui.
    Mon fils a 3 ans presque et demi et je fais encore des cauchemards de cette periode surtout en ce moment ou mon homme insiste pour un deuxième !
    J’espère que ce n’est pas votre cas, mais notre fils a été de plus en plus « difficile », il repoussait de toutes se forces le biberon, hurlait tant et plus, vomissait tout le temps, dormait de – en – … et a carrément refusé de se nourrir à deux mois. résultat, hospitalisation une semaine sans qu’il se nourrisse quasiment, j’avais peur de le perdre ! Jusqu’à que la cousine de mon mari nous parle de RGO ; nous en avons parlé au pédiatre qui faisait sa visite du matin qui a dit tiens pourquoi pas, et notre fils a enfin eu les médicaments, sur notre presciption !!!Au bout d’une semaine d’hospitalisation ou mon fils mangeait 50 ml en 5 biberons par 24 h !!!! Il y a de très bons pédiatres, mais aussi de très mauvais n’attendez pas tout du corps médical non plus !
    Vous avez du trouver le biogaia depuis ; chez nous pas d’effet, comme calmosine. Je me permets de vous conseiller le seul remede qui chez nous a apaisé le ventre de notre petit : le julep gommeux, c’est une préparation à faire en pharmacie pour les maux de ventre des bébés (eau de chaux, eau de fleur d’oranger, et une troisième ingrédient que j’ai oublié) qui a marché du tonnerre pour nous, on lui a donné de ses 1 mois à ses 1 an, une cuillère à café avant chaque repas. Certaines pharmacie exigent une ordonnance, d’autre non. l’avantage de la prescription est que l’on est remboursé, et comme le médicament se périme vite c’est mieux. Les médicaments très forts qu’a eu mon petit limitait le rgo mais c’est grace à ce remede que ses maux de ventre ont été complètement apaisés. A chaque tentative d’arrêter (on en avait marre d’acheter le remede tous les 5 jours) il hurlait toute la nuit (et le jour). Ce médicament 100% naturel aide à digérer et fait pansementLui aussi bougeait énormémement, il ne se blottissait jamais. On avait l’impression d’être des parents nuls…Bref tout ça est très dur, courage à vous. On s’en sort pour la plupart quand ils grandissent …En général tout le monde est ) peu près d’accord pour dire que vers 3-4 mois ça va un peu mieux ..Courage à vous. la maternité dans mon cas a été (et est encore, parfois) une conquête et non une évidence. j’aime mon fils d’un amour sans pareil, mais je trouve encore souvent cela dur d’être maman. J’espère que ela vous aidera, en fait plein de femmes partagent ce sentiment, je m’en suis rendue compte depuis par mes lectures, etc …C’est un tabou je crois, beaucoup le cachent.

    Répondre
  39. Alexandra

    Depuis ma dernière publication, mon fils est maintenant soigné pour un rgo interne !! Il a donc plusieurs médicaments par jour. Mais bon il a tjr ce fichu mal de ventre.
    Cette semaine nous venons de commencer l’intégration chez la nounou, avant ma reprise du travail la semaine prochaine.
    Mon moral devrait être bon pourtant je suis complètement a bout de nerf.
    Je m’énerve de plus en plus je n’ai plus aucune patience avec mon fils. Dés qu’il commence a chouiner je m’énerve.
    Je pleure tout le temps car je me rend compte a quelle point il a une maman horrible et qu’il ne mérite pas tout sa.
    Je deviens vraiment « folle » je hurle sur lui alors que c’est un bébé, je lui sert même des fois les mains ou les jambes ou je lui met ma main sur sa bouche pour qu’il arrête de pleurer (je n’en suis vraiment pas fière).
    J’ai vraiment peur de le garder la journée, j’ai peur de lui faire du mal.
    Et lui qui me fait des sourires ensuite alors que je ne le mérite vraiment pas.
    Je reprend le travail lundi prochain, je suis contente en même temps je suis fatigue et je regrette de ne pas avoir profité de ces moments avec lui.
    Je me dis que le pauvre il na rien demandé et que je le fais souffrir !
    Je ne mérite vraiment pas d’être maman et il mériterait d’avoir une autre mère.
    J’en veux a mon mari car je lui dit tout ce que je fais a notre fils et lui ne nous aide pas ( enfin si il demande a mes beaux parents de venir m’aider) mais moi j’ai besoin de lui mais il ne peux pas rester car il dois travailler…
    J’ai l’impression que ce sont les pires moments de ma vie et que je n’arriverais pas a m’en remettre.

    Répondre
    1. Sfi

      C’est une bonne chose que tes beaux parents viennent t’aider, profites-en pour sortir de la maison toute seule, faire quelque chose que tu aimes, te balader en foret, au bord d’un lac ou n’importe quel endroit agréable où tu pourras te détendre. Ou bien fait un peu de shopping si tu aimes çà.

      Quand tu vas reprendre le boulot, çà ira peut-être mieux car tu feras autre chose de tes journées que changer des couches et donner des petits pots. Tu verras d’autres personnes, tu penseras à autre chose.
      Et le soir venu te seras contente de retrouver ton bébé.

      Mais surtout ne lui fait plus mal en lui serrant les mains ou les jambes. S’il tu n’en peux plus de ces pleurs tu le mets dans son parc ou dans son lit (en sécurité) et tu sors 5 minutes dans un endroit où tu ne peux plus l’entendre pleurer. Tu respires, tu te calme et tu reviens t’occuper de lui ensuite.
      Ne lui mets pas non plus la main sur la bouche, la sensation d’étouffer doit encore plus faire pleurer ton petit.

      Il ne pleure pas pour t’embêter, il a besoin de s’exprimer s’il a mal ou s’il a peur ou même s’il te sent tendu et angoissé. Il ne sait pas encore parler alors il crie.

      Essaye de l’imaginer à un an puis deux ans, puis 3 ans, et vois tout ce que tu pourras faire avec lui alors (ballon, peinture, jeux etc…) et dis toi que c’est ce super bonhomme de 3 ans que tu as dans les bras, il faut juste BEAUCOUP de patiente et d’amour.

      Rien ne dure, les mauvais moments passeront petit à petit.

      Répondre
  40. Sfi

    Au fait j’oubliais, essaye le Biogaia, c’est vraiment efficace contre les maux de ventre.
    Mon fils avait un RGO traité par Inexium pendant 1 an + le Biogaia, ça a bien marché.

    Répondre
  41. Loukoum

    Je viens de voir votre message Alexandra et suis très peinée et inquiète pour vous et votre bébé.
    Comme vous le conseillait Mam Lucile, essayez de consulter au plus vite. Pourquoi ne pas se rapprocher de la pmi comme je l’avais fait ? En avez vous la possibilité ? C’est gratuit et pour ma part ils ont été très bien. Peut être pourriez vous obtenir un congé maladie et mettre votre bébé chez la nounou pour vous reposez chez vous seule ?
    La reprise du travail peut en effet être un renouveau libérateur, mais cela peut être épuisant aussi. Quand il faut courir du matin au soir cela peut être aussi difficile que le congé (cela dépend de votre travail, vos horaires, vos trajets …). Et la déprime / dépression /déception/colère accumulée de ces débuts difficiles auraient surement besoin d’être évacués.
    Je ne suis absolument pas psy, je parle juste avec mon coeur et mon vécu qui comporte des points communs avec le vôtre d’après ce que je vois.
    Pour ma part j’ai repris le travail au bout d’un an, j’ai pris un congé parental (je venais de perdre mon travail, alors tant qu’à faire …) car j’étais trop épuisée pour retourner travailler (je ne dormais que trois quatre heures par nuit) et trop inquiète de laisser mon bébé à une nounou : j’avais peur qu’elle ait du mal à le supporter et le laisse pleurer des heures (moi je n’avais que lui à m’occuper, et je le promenais des heures en poussette pour le calmer). j’avais l’impression de ne plus avoir aucune faculté intellectuelle et la simple idée de devoir me préparer le matin pour aller travailler et prendre le volant me semblait impossible. J’ai porté le même jean pendant 3 mois(qui était un pantacourt, jusqu’en décembre !!!!), et pleurait beaucoup. Je n’arrivais à rien faire dans la maison, pour vous dire je trie maintenant mes factures de « cette époque » tourmentée (il y a bientôt 4 ans !!!!).
    J’ai aussi eu le sentiment plusieurs fois de devoir protéger mon fils de mon homme quand il n’en pouvait plus de ses cris. En fait par contre je ne crois pas avoir connu votre état de colère contre mon bébé ; j’étais dépassée, immensément triste, épuisée, j’avais envie de me jeter dans le fleuve qui passe près de chez moi.
    Je retournais sans doute tout cela contre moi ; résultat maintenant que ça va mieux je vais bien trop vite virer colère contre lui, effet secondaire je pense de tout cet épuisement ravalé. J’ai eu l’impression d’avoir pris 10 ans dans la figure en un an. Je voudrais consulter pour cela, mais je n’en ai pas les moyens financiers .
    Pensez avant tout qu’on est une « affreuse maman » en général parce que’on est 1) complètement épuisée 2) trop seule face à « la montagne » que peut représenter un bébé, un « bébé rgo » étant en général un bébé très dur à vivre.
    Vous êtes comme un animal pris au piège dans votre situation et contre attaquez ; j’avais lu sur le net un témoignage de maman qui avait dit de son bébé, à qui elle avait mis une gifle alors qu’il avait trois mois je crois : « je voulais lui faire du mal comme il me faisait du mal ». C’est une réaction animale, désespérée … Cela est néanmoins grave pour tout le monde. Je compatis à l’absence de réaction de votre conjoint, vous sentir soutenue pourrait peut être faire toute la différence (personnellement je l’ai été par ma mère, qui m’a un peu aidée et beaucoup écoutée et soutenue moralement). Sans ça je me serait peut être jetée dans le fleuve avec la poussette, et je ne dis pas ça pour plaisanter. Vous devez avoir énormément avoir de colère contre lui aussi ; nous avons mis deux ans à nous réconcilier avec mon mari, et pourtant tout paraissait perdu, il était une montagne d’incompréhension (jusqu’à qu’il passe une journée SEUL avec son fils de presque un an qui était malade et hurlait -sans mon aide car j’avais moi même 42 de fièvre- ! Il a mieux compris ce jour). Vraiment, pensez que des jours meilleurs viendront, j’ai eu exactement le même sentiment que vous, notre fils nous en a fait voir de toutes les couleurs, et chaque jour se passe mieux. maintenant (il a 3 ans et demi et je viens de voir une nutritionniste …Et en excluant certains aliments son caractère s’améliore de jour en jour …)C’est facile à dire quand on y est plus, mais c’est pour vous assurer que d’autres y sont passés et s’en sont sorties, cela peut peut être vous donner un point à suivre à l’horizon …

    Répondre
    1. Alexandra

      Bonjour,

      Je reviens ici 2mois apres mes premiers témoignages. Depuis j’ai repris mon travail, et mon fils va heureusement bcp mieux . Son mal de ventre est enfin passé et son reflux est tjr traité par inexium et gaviscon ( mais la pédiatre parle déjà d’arrêter l’inexium). Les journées sont très durs car j’ai bcp de trajet pour mon travail, j’ai donc pu négocier une rupture conventionnelle pour mi avril (car je suis complètement fatigué, je n’arrive pas à rattraper ce fichu sommeil).
      Je suis par contre très heureuse de retrouver mon fils tous les soirs, il est très souriant, c’est vraiment agréable.
      Par contre, j’ai tjr c’est sauts d’humeur horribles, qui me font crier tous le temps ( je crie surtout sur mon mari ).
      Du coup je suis triste en me disant que mon fils a une image de sa maman qui crie tout le temps.
      Le problème c’est que j’ai peur de garder mon fils toute seule, peur de pas savoir le consoler s’il pleure bcp…
      En fait, dés qu’il pleure pour moi je me remémore cette période affreuse où il pleurait tout le temps à cause de son reflux et son ventre.
      Donc dés qu’il pleure je panique.
      Pourtant j’aime mon fils de tout mon cœur, mais c’est comme si j’avais peur de lui.
      J’ai donc décidé d’aller voir quelqu’un (psy) car je pense qu’il faut que je parle de tout ça, je commence ma première séance samedi. Je veux pouvoir aller mieux pour mon fils et mon mari.

      Répondre
  42. Ping : Épuisement maternel, et après ? - Epuisement maternel

  43. Ping : Deux, c'est bien - Epuisement maternel

  44. Ping : Fragile depuis 7 ans ... - Epuisement maternel

  45. Sfi

    Je reviens sur mon témoignage du 30/11 car il s’est passé quelque chose depuis. En effet, début février 2016, il y a mois j’ai fait un burn out sévère, dépression sévère et crises d’angoisses horribles; je suis allée chez mon généraliste et je lui ai dit que je ne pouvais plus rentrer chez moi, je n’y arrivais plus, j’étais en total saturation (il faut voir dans l’état où j’étais dans son cabinet, et je ne suis pas du genre à théâtraliser…) j’ai demandé à être hospitalisée en HP car j’en étais arrivée à vouloir mettre fin à mes jours. Maintenant je suis de retour à la maison avec des antidépresseur et des anxiolytiques, mais je n’ai plus envie de m’occuper de mon petit de 20 mois.Ce que je ressens est horrible pour un maman, le rejet de son enfant c’était juste impensable pour moi il y a encore 2 mois de çà. J’ai un très long chemin devant moi, très difficile.

    Alors n’attendez pas d’arriver au bout du rouleau, déculpabilisez de faire garder un peu plus votre enfant, de laisser le papa s’en occuper, de prendre du temps pour vous, pour faire du sport, pour voir vos copines sans les enfants.

    Je me pensais plus forte que çà et pourtant j’ai totalement craqué et suis tombée de très haut.

    N’attendez pas si vous n’allez pas bien faites vous aider tout de suite et criez HAUT ET FORT à tout le monde que vous n’en pouvez plus.

    Répondre
    1. Trish

      You are witnessing a new business-buzzword fad. This wasn’t started by the scientists but by the consultancy ecosystem. We used to be called “analytic scientist”, “predictive modeler”, “computational scientist” or even the fusty old &#28i0;stat2sticianࣩ. (Me I used to be called “physicist”). BTW, the actual statistics community has had most of the real scientific and computational insights, often decades ago.

      Répondre
  46. chupachups

    un grand merci pour ce témoignage qui vient des tripes
    je suis peinée de dire ce que je vais dire car on ne devrait pas se réjouir du malheur des autres mais cela fait du bien de lire qu’une autre maman a connu cela….
    j’ai connu avec mon fils….mycose, muguet, coliques, RGO interne…têtées toutes les 30mn dans les cris avant, après….impossibilité de poser bébé; portage, le jour, la nuit….
    rapidement je cherche sur internet, je sens bien que cela a rapport avec l’alimentation et je finis par diagnostiquer moi même une IPLV car personne ne m’aura cru ou soutenue…
    avec l’éviction cela se calme
    le papa nous quitte du jour au lendemain quand fiston à un an
    et sa compagne lui redonne du lait de vache
    après chaque temps de garde, je retrouve un enfant excité, en colère , avec des problèmes de peau autour de la bouche , comme de l’eczéma mais on me dira que c’est à cause de la sucette…mais surtout constipé à un point!!!! des fécalomes que je suis obligée de lui extraire manuellement tellement il hurle de douleur
    et impossible de me faire entendre du côté paternel…. ben oui une allergologue a dit qu’il n’était pas allergique parce qu’il n’a pas réagit à la goutte de lait sur son bras…

    l’épuisement maternel est à son max…..
    surtout qu’en parallèle il s’avérera que mon fils est un enfant à haut potentiel avec tous les troubles que cela peut avoir ( anxiété, activité motrice intensive, curiosité, opposition, gros pb d’endormissement et de sommeil, etc etc )

    il vient d’avoir 5 ans et je souffle seulement depuis un an avec lui

    mais comme la vie devient belle

    j’ai cru pourtant que jamais je ne pourrais sortir de tout cela
    que jamais je ne serai une bonne maman
    car moi aussi j’ai crié, et malheureusement parfois j’ai porté la main sur mon fils…je crois que je ne m’en remettrais jamais…..

    alors merci à vous d’avoir parlé….

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      Merci à vous pour votre commentaire. Mon fils est polyallergique / intolérant et ne réagit qu’à l’oeuf au test cutané …

      Répondre
      1. chupachups

        pfffffffffffffffffffffffffffffff

        j’avoue que cela me met très en colère que nous, simples mamans, on trouve des solutions alors que ce sont les médecins et sépcialistes qui auraient du nous aider et soulager nos enfants bien avant

        Répondre
  47. chupachups

    ah oups j’ai oublié de vous dire quelque chose…
    vous finissez votre article en disant qu’enfin vous êtes prise en charge
    pouvez vous en dire plus?
    qu’elle a été la prise en charge? par qui? avec quoi?

    et comment allez vous aujourd’hui?

    amicalement

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      J’ai été suivie par un psy et le suis toujours. Mon état nécessitait aussi la prise de médicaments. Et pour finir, je voyais très régulièrement mon médecin pour faire le point. Surtout, mon grand est entré à l’école et mon petit à la crèche. J’ai ainsi eu du temps pour me soigner.

      Aujourd’hui, je vais mieux. Mon petit va avoir 4 ans. J’ai toujours du mal à supporter les cris, caprices et colères. C’est réactif. Je crois que je resterai marquée bien longtemps même si ça s’apaise avec le temps.

      Répondre
  48. Ping : La maudite - Epuisement maternel

  49. Ping : A défaut de sommeil - Epuisement maternel

  50. caro

    je vous trouve tres courageuse, d’avoir ecrit ce que vous resentez et surtout dire une chose l’instinct d’une mere est infallaible! votre recit aurait pu etre le mien si je n’avais pas pris la decision de faire l’eviction de plv a ses 3semaines, et d’insister au pres de mon medecin generaliste pour avoir le traitement approprié ( il a fallu qu’il s’etouffe presque devant elle). Ma 1e a aussi enormement pleuré ( maintenant je suspecte qu’elle avait une oesophagite) et j’ai toujours eu un doute sur les plv c’est pourquoi pour bb2 j’ai mis tous en oeuvre pour eviter les mm erreurs!

    Répondre
    1. MamLucile Auteur de l’article

      Je ne sais pas si on peut parler d’erreurs. Vous découvriez et avez fait du mieux que vous avez pu, c’est l’essentiel je pense 🙂

      Répondre
  51. Aurélie D.

    Un témoignage poignant & intéressant !  » parce qu’il n’est pas facile d’être compris, écouté, soutenu dans une situation aussi difficile »
    Reflet de ce que nous avons vécu avec le petit dernier. EXACTEMENT le même témoignage. J’aurais pu écrire ces lignes !!!! Il faut le vivre pour le comprendre. Et non, nous ne sommes pas des mères dépassées par la situation cherchant à tout pris une excuse à notre « incompétence ». Le burn out maternel & je l’ai vécue ! il n’est pas une nouvelle mode ! « Se battre avec les médecins » , « la douche prise dans les hurlements » »Nous dormons rarement par tranche de plus d’une heure »  » impossible de s’assoir » « Pour la première fois, je comprends ces femmes qui ont des gestes atroces. »
    J’ai vécu exactement la même chose. Et les « conseils » allaient bon train. « Laisse le pleurer » « c’est toi qui est trop fatiguée, trop stressée, et il le ressent »  » il te fait tourner en bourrique » … résultat j’ai terminé aux urgences avec mon bébé a taper du point sur la table, épuisée de tous ces hurlements, ces pleures inconsolables 24/24. J’ai dit que je ne quitterais pas l’hopital sans qu’on trouve ce que mon bébé avait. Je sentais bien que qqch ne tournait pas rond. Les mamans ont ce 6eme sens concernant leur bébé.
    Plus je lis ce témoignage plus je me retrouve « Se battre avec les médecins » , « la douche prise dans les hurlements » »Nous dormons rarement par tranche de plus d’une heure »  » impossible de s’assoir » …. j’en ai les larmes aux yeux. Surtout sachant que certaines personnes m’ont jugées, montrées du doigt … comme si j’avais fait de la comédie.
    MOn dieu quand j’y pense. C’est loin derrière mais tellement proche à la fois

    Répondre
    1. loukoum

      Pour ma part je suis « heureuse » (si l’on peut dire cela) de lire cela venant de mamans de plusieurs enfants. Cela me rassure, moi, je me sentais nulle, n’ayant pas d’autres points de repères car moi c’était mon premier. On m’a beaucoup « accusée » aussi, et moi je n’avais rien répondre à cela (vous deviez pouvoir répondre « mon premier n’était pas comme ça de votre côté ?).
      Et résultat des courses, maintenant j’ai une sorte de « phobie » des bébés, et je repousse toujours et encore le moment d’en faire un autre. j’ai envie d’un autre enfant , mais la peur domine de me retrouver dans cette situation folle d’épuisement et de situation « incontrolable »…Avec en plus mon premier « sur les bras ».
      On verra bien …

      Répondre
      1. Lou25

        Jai ete dans le même cas que vous, ce bébé que je ne comprenais pas qui ne supportait pas que je le prenne dans les bras qui hurlait jour et nuit qui vomissait dans son sommeil Avec la peur vicerale qu’elle ne meurt étouffer et bien c était mon premier bébé…..le pire vraiment c l entourage, non seulement on a l impression de devenir folle mais en plus les mères pères frères amies et compagnie vois le confirme, vous êtes « trop sur elle » je l « l étouffe alors elle me le rend » je suis tellement « stressée qu’elle absorbe mon mal etre comme une éponge » en bref je suis 100% fautive. Le pire vraimen c que meme san un relais mère père bébé où l’on est confronter chaque jour à ce genre d histoire la psychométricienne a réussi à me dire que tous les troubles de sante que ma fille avait (troubles ORL elle avait en fait kes végétation prise à plus de 90% e il m’a fallu changer de doc poir quon me propose enfin de faire une radio!et son rgo est rester inaperçu Bin oui madame un bébé sa pleure, nàn sans blague…)
        Tout sa pour vous dire que je comprend totalement votre désarmiez de primipare, ce que M on a vecu sincerement c un drame. Une période tellement anormal on se sent tellement anormal, le monde d aujourd’hui crée c pauvre maman qui veulent etre absoluement parfaites alors qu’elle devrait juste etre la maman de leur bébé et point
        Courage à nois toute, vous avez le temps de penser à bébé deux, moi Jai sauter le pas et j attend meme bébé trois, mais c pas evident il faut d abord réparer aller mieux, je vosu le souhaite de tout coeur!
        Loubna

        Répondre
  52. Sophie

    Bonjour,
    Merci pour ce témoignage. Comme je vous comprends… alors que mon aînée allait avoir un an, nous avons décidé de tenter le deuxième (en pensant que ça allait être long et que d’ici là les enfants aurait bien 2 ans d’écart) sauf que ça a marché tout de suite et mes filles ont 21 mois d’écart.
    Je me suis retrouvée en arrêt maladie dès le 4e mois de grossesse car j’avais une grosse baisse de tension et des problèmes de dos et de plus mon employeur n’avait pas aménager mon poste de travail.
    J’étais tout le temps seul avec mon aînée je la mettais parfois chez la nounou. Mes parents sont trop loin et ma belle mère pas toujours disponible. J’ai dû laisser mon aînée le jour de l’accouchement et ça a été horrible pour moi (et pour elle aussi la séparation à été difficile).
    Ma deuxième puce ne fait que pleurer depuis qu’elle est née. Elle ne se calme que lorsqu’elle est avec moi. Elle ne supporte pas d’être portée par une autre personne que moi. J’ai fait pas mal de médecin mais tout le monde m’a dit qu’elle allait bien. Après m’être renseignée je pense que j’ai un babi ( bébé aux besoins intenses).
    La nuit elle tête beaucoup, je ne compte plus le nombre de réveils (et plus quand elle a mal au ventre).
    Elle hurle et se débat lorsque mon compagnon la porte. Elle dort un peu la matin mais pas l’après midi. Même si sa grande soeur fait la sieste je ne peux pas me reposer. Elle a maintenant un an. Elle pleure toujours. Il m’arrive de la laisser pleurer pour passer du temps avec sa grande soeur mais c’est à contre coeur. Je la porte toute la journée en écharpe. Il nous arrive de nous fâcher après mon aînée alors qu’elle n’a rien fait de grave mais nous sommes tellement fatigués et tendus que c’est elle qui prends. Nous nous disputons souvent pour des choses futiles.
    Je sais que ma fille n’a pas de problème de santé comme votre petit bout mais je sais ce que c’est d’avoir un bébé qui pleure tout le temps, de n’avoir personne pour prendre le relais.
    Parfois je regrette même d’avoir eu ma puce et me dis que tout aurait été différent. J’aurais pu être plus disponible pour ma plus grande et l’accompagner au mieux dans certaines étapes de son développement (la propreté, les grandes crises de colère…). J’adore ma fille et m’en veut de penser ce genre de choses parce qu’elle n’est pas responsable de tout ça et n’a rien demandé. J’aimerais juste qu’elle me laisse un peu de temps pour moi. M’occuper de la maison, de sa soeur et de son papa.
    Enfin tout ça pour vous dire que je vous comprends. Et encore merci pour cet article.

    Répondre
    1. loukoum

      Bonjour,

      Votre commentaire me touche. Il est triste et résigné à la fois.
      Peut être que ces babis dont on parle ont un problème que l’on a pas encore compris ?
      Ou pas.
      Par exemple mon voisin de presque 40 ans dort enfin bien la nuit (il n’a jamais bien dormi depuis sa naissance) depuis qu’il a vu une nutritionniste qui après une prise de sang a éliminé quelques aliments qu’il ne supportait pas bien (mais il n’avait pas « mal au ventre » pour autant). Mon fils a redormi des nuits complète après un trois ans de très peu de sommeil après avoir vu psy, phytothérapeute, et ostéopathe en meme temps (+des vacances à la mer).(la première année de non sommeil était attribuée au rgo)
      Avez vous essayé ce genre de choses ? Je suppose que oui, enfin si vous en avez le temps,l’énergie et les sous …Chez nous on a demandé de l’aide à mes parents (financière) pour faire tout ça parcequ’on sentait que c’était nécessaire, et parce qu’ils le peuvent, même si j’en ai un peu honte quand même. Si c’est possible, ça aide à avancer.
      Ce sont des suggestions, peut être inutiles, je vus souhaite beaucoup de courage.

      Répondre
      1. Sophie

        Bonjour,
        Merci de m’avoir répondu. Ça fait du bien de se sentir écoutée. Je n’ai encore pas tenter l’ostéopathe. J’ai fait le micro kiné pour sa grande soeur et ai profité de la consultation pour faire regarder ma puce. J’envisage d’aller voir un ostéopathe ou un micro kiné plus performant (celui que j’avais vu à passer la consultation avec son manuel).
        J’attends d’avoir un peu plus d’argent parce que nous avons eu des dépenses imprévues. Et qu’il fasse aussi meilleur parce c’est à 1h30 de chez nous donc je compte y passer la journée mais sous la pluie avec les filles se sera pas l’idéal. Mais ce qui était rageant c’est que lors de mon premier rdv médical suite à ses pleurs on m’a dit qu’il fallait que j’arrête d’allaiter parce qu’elle ne faisait pas ses nuits. Et maintenant certains de mes proches me font la même remarque…

        Répondre
  53. Amibe

    Merci pour ce post ! Je trouve enfin un écho pas gnangnan à mes propres petits soucis (qui, il faut le dire, ne sont rien comparés aux tiens ! )… ça fait du bien et met en perspective mes sentiments d’impatience, d’énervement et parfois d’impuissance (brefs, mais fréquents – quand je suis très fatiguée moi aussi j’entends de temps à autre des pleurs alors qu’il n’y en a pas, et une fois j’ai même réussi à me persuader ponctuellement que ma chérie ne m’aimait pas ! ) face à ma fille dont les hurlements déconcertent parfois les personnes les plus expérimentées. Courage, à toi et aux autres mamans d’un (ou plusieurs ! ) petit bout très, très… « vigoureux » !

    Répondre
  54. Albane

    Bonjour à toutes,
    Je me reconnais totalement aussi dans ce témoignage et aurait voulu le lire il y a quelques années!!
    Ma fille a maintenant 5 ans, et pareil née prématurément dès le début alors qu’elle était hospitalisée, je voyais bien qu’elle était différente, c’était la seule à pleurer énormément dans son couffin, je restais auprès d’elle toute la journée et elle n’était bien que dans mes bras, dès que je la posais elle pleurait (pourtant d’autres bébés plus prélaturés dans le service). Je me suis dit c’est normale c’était mon premier enfant, elle était si petite. Les médecins ont instaurer un traitement anti reflux par inexium mais malgré cela elle pleurait. Le retour à la maison mêlée de joie et d’appréhension a été ma chute et physique et psychologique. Les mots sont un peu fort mais c’est comme ça que je l’ai ressenti et pourtant je l’aimais plus que tout Et je ne voulais que son bien être. Je passe les détails de ces 4 mois, car tout comme le témoignage ma vie se résumait à la porter 23h sur 24h, même la nuit car sinon elle pleurait ok, mais surtout elle régurgitait par le nez tres impressionnant et dangereux avec des risques de fausses routes.. Deja la culpabilité et la peur de la mort subite du nourrisson de ne pas la faire dormir sur le dos et en plus sur moi calée entre 2 coussins d’allaitement, tétées très difficile durant 1h, micro sieste de 30 minutes, pleurs très importants…
    Mon mari gentil mais peu aidant car mal à l’aise Avec un nourrisson et travaillant: mais surtout en faisant une auto analyse la petite étant « malade », je ne lui ai pas laissée beaucoup de place et je me suis totalement sur investi dans mon rôle de mere, ma file était tout le centre de ma vie, je m’oubliait, j’´en oubliait de couple, mais également vie sociale Et je ne voulais surtout pas solliciter d’aide extérieur (mes parents et amis tres gentils habitant dans la même ville). Tout tournait autour de ma fille et il n’y avait que mois qui savait la « gérer » Et la soulager … Tout cela a duré 4 mois qui m’ont semblés une éternité (j’en venais même à songer à me séparer du papa, tellement j’étais mal psychologiquement et qu’il fallait un bouc émissaire à mon épuisement ) … et ma libération est venue de la reprise du travail et surtout en déléguant les tâches et en me ménageant sans culpabilité, le traitement inexium et la maturité digestive faisant aussi sont effets … Progressivement tout est rentré dans l’ordre er j’ai pu apprécier pleinement la maternité.. Ma fille a maintenant 5 ans elle est en parfaite santé et totalement « équilibrée  » et surtout ces premiers mois fusionnels nous ont sûrement rapprochée car nous sommes encore tres fusionnel le tout en ayant une entente parfaite…
    En bref mes 3 conseils pour les Bebe reflux, car la situation peut vite dégénéré et elle est tellement source de souffrance pour les mamans surtout (!!!) sont:
    – sans tarder car on a un 6 eme sens dès 1 mois ou 1 mois et demi consulter un gastro pédiatre (il y en a en ville et dans les hôpitaux) si vous vous reconnaissez des symptômes chez votre bébé, pour diagnostic, éliminer une allergie au protéine de lait de vache et instauration d’un traitement efficace
    – ne pas hésiter sur prescription et indication bien sur du spécialiste s’instaure l’inexium (traitement anti reflux sans effets secondaires pour le Loulou )
    – solliciter de l’aide de toute part une petite sieste récupératrice n’a pas de prix et ne vous mettez pas trop la pression, ayez confiance en l’avenir bientôt ces mois difficile ne seront plus qu’un souvenir émouvant…
    Et si possible reprenez le travail, cest dur à dire mais lorsque les premiers ont été aussi difficile je pense que l’équilibre se retrouve en faisant autre chose!! Ce sera fatiguant mais une autre fatigue, que physique et non plus er physique et moral!! Sauf si vous pouvez vous permettre financièrement de faire garder le bébé par un tiers même partiellement…
    Bon courage à toutes les mamans épuisées..

    Répondre
  55. Durand

    Bonsoir,

    Cela me fait du bien de lire ces quelques lignes si bien écrites…. Je vis une situation similaire avec mon deuxième bébé. Depuis sa naissance, nous faisons face à des peurs incessants… De suite, j’ai été alerté en me disant que quelque chose n’allait pas, et je lutte depuis, seule, contre le corps médical (pourtant bienveillant à mon égard et celui de fils) pour qu’ils entendent enfin notre souffrance, celle de mon petit bout en premier qui souffre et la mienne… Moi sa mère, incapable de le soulager. Nous avons tout essayer pour diminuer sa souffrance, combien de fois ai je entendu attendez les 3 mois, ce sont des coliques etcccc je me sens perdue impuissante épuisée (et je pense qu’eux aussi). Je perds le goût de choses simples comme vous dites, manger devient même une corvée…. Je ne dors plus et j’en viens parfois à regretter mon bébé. Pourtant je l’aime… Après une grossesse chaotique un accouchement ou nous aurions pu mourir tous les deux (transfusion, anesthésie générale, césarienne un mois avant son terme)… Je rêvais d’une vie plus douce pour nous, pour ma fille qui ne comprends pas pourquoi son frère pleure autant. Notre quotidien est devenu un calvaire et je ne sais pas quand la situation s’apaisera. Je ne vois pas d’issue. Je me console en pensant qu’il y a des situations parfois plus dramatiques et ayant été touchée de près par la perte d’un enfant d’un couple d’amis je puise à travers leurs histoire une force, voire l’obligation de savourer la vie. Pour autant, c’est si dur, je manque parfois de force, le manque de sommeil, de nourriture me laisse complètement diminuer. Et je suis si fatiguée de pleurer auprès des médecins pour nous écouter. J’ai conscience qu’ils n’auront pas de solution miraculeuse, que même si nous trouvons des choses, le combat pourra être long… Je respecte, aime le corps médical. Je n’attends pas d’eux le miracle, ils ne peuvent pas et sont comme nous avec leur limite mais j’aimerais que les examens soient fait, ne serais ce que pour éliminer toute cause possible du mal être de mon bébé. Je sais que mon fils ne pleure pas sans raison, je sais qu’il souffre. Mon seul devoir est désormais de faire reconnaitre que quelque chose le fait souffrir mais quoi…. Je continue et ai encore suffisamment de patience pour câliner, dorloter, porter mais jusqu’à quand. Malgré la chance d’avoir un mari, un papa en or, présent et impliqué, lui aussi s’épuise. Et aujourd’hui la nouveauté chez nous se situe sur le fait que mon fils ne prend plus le biberon.. Alors je lui donne son lait épaissi à la cuillère… Nous avons de nouveau rendez vous chez le pédiatre et je ne lâcherais rien…. Je me battrais pour lui… Alors merci pour ces quelques mots qui font chaud au coeur….

    Répondre
    1. So'

      Si je peux te donner un conseil va voir un osthepathe spécialisé dans les bébés. Les résultats peuvent être spectaculaires. Parallèlement recherchée s’il n’a pas un RGO. mon bébé à beaucoup souffert du RGO ça a été un période de notre vie très dure.
      Surtout gardée espoir et restez unis dans ce moment difficile de vos vies.

      Répondre
  56. myrtille

    bonjour,
    Qiue j’aime ce type de blog. Car il est bien connu, c’est si beau d’avoir un enfant et si épanouissant, nous ne pouvons qu’être heureux ! Oui mais non ……………..J’ai une fille agée aujourd’hui de 11 ans et demi. J’ai vecu moi aussi un enfer durant 6 mois. Diagnostiqué tardivement pour une oesophagite, aucun medecin prenait au serieux mon appel au secours, même si c’était ma première, il n’était pas normal qu’un bébé pleure autant , entre 16 à 20hoo par jour. J’ai rapidement sombré dans une dépression post partum, j’en venais à regretter d’avoir un enfant (j »avais 24 ans) et ma vie d’avant me semblait si facile …..
    Je me refusais de l’avoir en permanence sur moi, est ce que c’était un semblant de liberté que je pensais avoir ! Mais je me suis épuisée a me promener avec la poussette, des heures et des heures … pourtant bébé d’hiver, mais au moins dehors, on retenait plus facilement ses larmes. Je m’accordais 2hoo, dans la journée, en secret, ma maison me permettait de m’isoler de ma fille. alors souvent le matin, je la mettais durant 2hoo loin de moi, pour ne pas l’entendre et j’essayais de me reposer, c’était mon salut, ma petite bouée de sauvetage, pour ne pas devenir folle tant la fatigue et le mal être était présent. C’est un pédiatre qui a enfin écouté ma détresse et donner les médicaments appropriés.Ma fille et moi avons enfin commencé à vivre et à sourire (elle était tellement dans la souffrance qu’elle n’a fait son premier sourire qu »à 4 mois). J’ai ensuite enfin découvert la vraie nature de ma fille, un bébé calme et … dormeur. Je n’aurai jamais cru ! Aujourd’hui encore, c’est un enfant calme et qui dort bien. J’ai deux autres enfants. Autant pour ma seconde qui a actuellement 6 ans, je n’ai fais aucune déprime. Autant ma dernière qui va avoir 2 mois, je rechute doucement. N’ayant, à mon avis aucun problème de santé hors des coliques qui la tiraillent de temps en temps, je suis en proie à l’angoisse et à la tristesse quand ses pleurs se prolongent que je n’arrive pas à la calmer ou que j’en ai pas la patience. Comme j’ai dis à mon conjoint actuel (les 2 premières sont d’une union précédente) et qu’il ne comprend pas forcement, je voulais un enfant avec lui pas un bébé. Je crois que les douleurs psychologiques ne s’oublient pas, car même si les douleurs remontent de 12 ans, elles resurgissent aujourd’hui …..

    Répondre
    1. So'

      Fais toi aider tout de suite par un maximum de personnes compétentes sinon la dépression va se réinstaller. Prends rdv avec ton psychiatre. Courage je te soutiens.

      Répondre
      1. myrtille

        Merci So’. Il est prévu que le 28 aout, je voie mon médecin, pour autre chose, mais je souhaite lui en parler, j’ai besoin de prendre quelque chose pour m’apaiser à l’intérieur …. J’avais rencontré la psy de la maternité, mais un jour ou j’allais beaucoup mieux et de ce fait, je ne lui ai pas fais part de toutes mes angoisses et mon mal être. Je vais plutôt en parler à la puericultrice de la PMI avec qui je me sens bien, afin qu’elle m’oriente vers un psy, j’ai effectivement besoin d’être épaulé, écouté.

        Répondre
    2. Nona

      I'm satisfied that the ME will become Talebanised. And if Taleban Afghanistan is taken as a guide, we should stop all relations with them except the very es.Oltiansene further advantage is that the Muslim world will be seen as the enemy that it is, and from there we can progress to giving attention to the problem within.I think we need to invade just one more Muslim country – maybe not this time for taking democracy to a country and giving it freedom – thats been done, and the idea is now discredited.

      Répondre
  57. Ping : Maman épuisée; allaitement, cris la nuit, douleur et désespoir: allergies et intolérances alimentaires. – Mamaturopathe

  58. MCclaw

    Bonjour je suis tombée sur votre blog en cherchant sur internet le pourquoi je n’arrive pas m’en sortir avec mes 2 enfants ( ainée de 3 ans et le dernier 4mois et demi ). Tout d’abord je trouve que vous êtes une maman formidable : en ce qui me concerne les mamans qui font tout pour que leurs enfants se sentent au mieux ou du moins au moins mal possible sont des supers héroïnes à mes yeux. Comme vous je fais tout ce que je peux je laisse mes enfants pleurer au minimum, caprice ou pas s’ils pleurent c’est qu’il y a un soucis donc en parle et on cherche à le résoudre. Malheureusement les journées ou je ne crie pas sont rare sauf quand le papa est là.

    Tout le monde nous dit ça va passer, garde ton calme, repose toi sans pour autant comprendre à quel point on souffre de cette situation. Je suis a un point ou je ne les supporte plus quand ils pleurent l’un comme l’autre. Mon ainée demande beaucoup d’attention et le bébé ne dort presque pas la journée, ne fait pas ces nuits, et chouine dès qu’il n’est pas dans les bras de quelqu’un qui lui parle. Ma situation n’est pas aussi grave que la votre mais je comprends tout à fait votre message et ça fait du bien de voir que d’autre mamans sont en difficulté et osent en parler.

    En ce qui concerne les messages de ceux qui minimise votre souffrance c’est de la méchanceté pur et dure quand on ne comprend pas quelqu’un on s’abstient de tout jugement et remarque plutôt qu’agrandir ce gouffre dans le quel nous tombons sous l’épuisement. En ce qui me concerne je tiens encore le coup car j’ai mon mari qui m’aide énormément pour tout et bien que ce qu’il me faudrait c’est de la solitude pendant plusieurs heures par jour pour dormir me doucher et aller au toilettes sans avoir un enfant sur les genou ou en train de pleurer ou de chouiner pour récupérer.

    J’aime mes enfants et mon mari mais en ce moment quand il y a des crises de pleurs ce que je vois en premier c’est la porte d’entrée par laquelle j’ai envie de m’enfuir mais bon mon rôle c’est de subir donc voilà comme tu dis c’est fou comme notre corps arrive à trouver l’énergie qu’il nous faut alors que l’on se sent vidé de tout. Et je me sens chanceuse d’avoir toute ma tête car grâce à ça jamais je ne ferais du mal à mes enfants

    Je sais que ça ne fera que s’arranger avec les mois mais pendant ce temps je souffre et personne n’a l’air de le remarquer ou alors tout le monde trouve ça normal du coup on cherche sur le net un peu de réconfort et on te trouve 🙂 merci d’avoir parler de tout ça, je me déteste un peu moins grâce à toi 🙂

    Répondre
  59. Le moal

    Quel courage vous avez eu, j’ai un petit garçon de trois semaine qui a des reflux gastrique, c’est trois derniers jours, je pleur sans pouvoir m arrêter ,je hurle sur ma petite fille de trois ans et ensuite je pleur en m’ excusan , je vois tellement de tristesse dans c’est yeux, je suis épuisé mais comment voulez vous qu’elle comprennent un tel comportement de sa maman, je me trouve minables ,j’ai l’impression d’être un monstre de reagir comme ça avec ma fille, je ne me reconait plus, je cris et hurle sur mon mari et ma fille. Quand j’ai lu vôtre témoignage je me suis effondrer en pensant au calvaire que vous avez vécu, mon dieu, désormais je vais relativiser c’est promis, je vous remercie bien fort

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *