Trebucher

Trébucher pour mieux guérir

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L’épuisement laisse des traces, c’est indéniable. Plus le temps passe, plus elles s’estompent alors, nous devenons moins vigilants aux signes d’alerte. C’est ce qu’il m’est arrivé la semaine dernière. Je suis bien loin d’une de ces rechutes du début. Je n’ai pas chuté, j’ai trébuché. C’est certainement nécessaire pour une totale guérison.

Voilà plusieurs semaines que mon corps me lance des signaux d’alerte. Je les ai entendus, j’aurais du les écouter.

  • Vertiges,
  • Nausées,
  • Fatigue soutenue dès le réveil,
  • Maux de tête,
  • Angoisses,
  • Envie de dormir,
  • Cerveau actif non stop.

J’ai levé le pied mais pas assez. « attention au surmenage » me disait-on. J’ai répondu « oui oui, pas de soucis, je gère ». Enfin, je pensais gérer …

Je fais partie de ceux qui ne savent pas faire dans la demie mesure. Si je m’investis, c’est à 100%, tout le temps.  Avant, c’était 200%, je me suis améliorée mais il y a encore du boulot. Le hic, c’est que je sors d’un burnout (maternel. Il aurait été professionnel, le résultat aurait été le même) et ce n’est pas anodin. Dans l’émission Matière Grise sur RTBF, un médecin dit  » si 85% des malades guérissent et en sortent grandis, chacun de mes patients a tout de même gardé des problèmes liés à la fatigue ». Un témoin confie « Je me rends compte que la récupération est extrêmement lente ». Oui, nous récupérons. Je suis sortie de la phase critique depuis un an maintenant. Pour autant, j’en ai gardé un corps extrêmement fatigable alors quand on fonctionne sur un mode du « trop », il faut apprendre à se diriger vers un mode « normal ». On tâtonne, on met les freins, on expérimente et parfois, on se plante. Résultat, un malaise, un matin, au bureau. Un malaise vagal qui m’a cloué plus d’une heure allongée sur le sol. Le message était on ne peut plus clair …

Le corps garde en mémoire ce qu’il a vécu. Il sait réagir chaque fois un peu plus tôt et dire « STOP ». On affine la connaissance de nos limites pour marcher enfin d’un pas plus sûr, en trébuchant de moins en moins. Alors, j’avance petit à petit mais en attendant, je dois accepter une petite pause, me reposer et me relever pour avancer à nouveau et peut-être ne plus tomber …

 

12 réflexions au sujet de « Trébucher pour mieux guérir »

    1. MamLucile Auteur de l’article

      Et oui … et c’est ce mode de fonctionnement qui nous y mène aussi. C’est là dessus que nous devons travailler

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  1. Devaux

    Courage et essayez d’apprécier des petits moments de calme. C’est difficile mais nécessaire. ..
    Moi je reprends le travail aujourd’hui après 6 semaines d’arrêt suite à mon burn out. On va voir…

    Répondre
      1. Chabre

        Bonjour
        Merci pour votre temoignange qui m a beaucoup apporté.
        Apres 4 grossesses rapprochees et des nuits blanches.j ai fait des crises d angoisses palpitations vrise de tetanie etc….2 ans apres je suis encore sous antidepresseur avec une dose tres faible qui permet a mon corps de recuperer.je recupere doucement mais j ai des vertiges qui me prennent de temps en temps comme ûn brouillard meme si j ai bien dormi.connaissez vous ca ?c et tres derangeant.j aimerai arreter mon traitement car j aime ma vie et mes enfants.simplement c un quotidien soutenu et intense.
        Merci de pouvoir me donner bos temoignanges par rapport a ce brouillard ce tangage.
        Merci pour ce site!

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        1. MamLucile Auteur de l’article

          Oh oui, je connais et qu’est ce que c’est désagréable !
          Pour les médocs diminuez doucement et sûrement. Si vous avez une dose très faible, c’est déjà très bien 🙂
          Pour le reste, il faut vérifiez que vous ne manquez de rien (ça me fait d’ailleurs penser que je dois aller faire ma prise de sang 😉 ) et sinon, repos, c’est votre corps qui vous alerte sur votre etat de fatigue. Aussi, peut être qu’une séance d’ostéopathie serait la bienvenue pour vérifier lès cervicales. Les miennes sont en vrac et mon médecin se demande si ça ne vient pas de là.

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  2. Egalimère

    C’est un billet que j’aurai pu écrire en effet. Reposes-toi bien, reprends des forces et continues d’écouter les signaux d’alerte que t’envoie ton corps.
    Plein de bisous

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      1. jujube

        le plus sage est de prendre son temps!…et toujours sur avis médical!
        Il faut mettre un maximum de chances de son côté et alors qu’on se croie plus forte, qu’on se pense sortie d’affaire, il est parfois plus sage de prolonger un peu le traitement, pour éviter une rechute qui peut faire encore plus mal!
        me concernant, j’ai vu immédiatement (au bout d’un mois) des signes d’amélioration avec mon traitement anti-dépresseur…mais le médecin m’a conseillé de poursuivre pendant près d’1 an en tout (à des doses réduites)…patience! quelques mois ou quelques années ne représentent rien à l’échelle d’une vie!

        Répondre
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