Trop d’amour pour nos enfants

Nos enfants, ces êtres qui nous demandent tant d’énergie au quotidien, qui nous épuisent.

Par définition, le terme « épuisement maternel » concerne les mères. Il sous entend que les enfants en sont à l’origine. Hors, c’est leur arrivée et les changements induits qui en sont responsables. C’est un tout.

Certains penseront que parce qu’une mère se plaint d’être épuisée, d’avoir des enfants bruyants, turbulents, agités, qu’elle n’a plus l’énergie de s’en occuper, elle ne les aime pas comme elle le devrait. Et pourtant … S’ils savaient …

S’ils savaient à quel point nous les aimons, ils comprendraient pourquoi nous en sommes arrivés à cette situation inconfortable pour toute une famille.

Nos enfants sont notre chair, nos tripes, notre sang. Nous les aimons et les admirons plus que tout. Ils sont nos trésors, nos plus belles réussites. Il est magique de se dire que ces enfants sont un mélange de nous, qu’ils étaient là, dans notre ventre pendant des mois. Ils nous émerveillent chaque jour. Ils nous aident à grandir, à relativiser, à voir la vie autrement.
Pour toutes ces raisons, nous voulons le meilleur pour eux. Alors nous en faisons toujours plus pensant qu’ainsi ils seront plus heureux. Nous mettons notre santé en jeu, nous nous oublions au risque de nous s’épuiser.
Malgré la fatigue, nous n’imaginons pas notre vie sans eux. Pour rien au monde nous ne voudrions faire machine arrière.

Bien entendu, ce processus n’est pas volontaire. Difficile d’arrêter cette spirale. Et pourtant, si nous pensions à nous, si nous étions plus égoïste, nous pourrions aimer nos enfants plus sereinement.

Nous vivons avec une telle ambivalence. Nous avons à la fois le besoin de vivre pour nous, d’être un peu égoïste et celui de passer un maximum de temps avec nos enfants parce qu’ils grandissent trop vite.

Nous en faisons trop parce que nous les aimons trop fort. Nous ne voulons pas couper le cordon qui nous relie. Osons le couper, osons vivre pour nous, arrêtons de vivre uniquement pour nos enfants. Nous pourrons mieux les aimer, mieux profiter des moments passer ensemble.

Même si les mères épuisées se plaignent de leurs enfants, ne pensez pas qu’elles ne les aiment pas, c’est tout le contraire !

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